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Coup de Mou sur Madrid

Après une saison où le sublime (102 buts marqués) n'a pas fait oublier le grotesque (Alcorcon) et le franchement pas terrible (cinquième élimination consécutive en huitième de Champions), Perez n'a plus le droit à l'erreur et joue la crédibilité de son projet. Mourinho s'est présenté hier à Bernabeu en sauveur de la patrie. Compte-rendu.

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« Mourinho c'est un ego sur pattes qui ne sait pas bien ce qu'il représente. Son obsession, c'est de tout contrôler. Ce désir, c'est le propre de ceux qui n'ont pas eu le talent pour être joueur professionnel » . Valdano se lâche dans le Marca du 6 septembre 2008. L'Argentin n'était alors qu'un consultant de plus pour les médias espagnols. Sauf que deux ans et demi plus tard, le super consultant est le numéro 2 du club et ce lundi, c'est à lui qu'incombe de présenter le nouveau coach merengue. Quand les deux larrons s'assoient côte à côte à la tribune, Valdano n'attend pas et commence une partie de démineur : « C'était il y a trois ans. Depuis, nous nous sommes expliqués comme entre deux footballeurs, de manière frontale » . Coup de boule ou pas coup de boule, l'Argentin ne tremble pas de joie au moment de dérouler le tapis rouge au Portugais et ça se voit rien qu'à sa trogne.

Lundi 31 mai vers 13h, la salle de presse de Bernabeu ressemblait aux Galeries Lafayette un 23 décembre. Jamais les 150 médias et le double de spectateurs présents n'auraient manqué la présentation du “Special One”. En pleine période creuse, une conférence de presse du “Mou” est une bénédiction pour les hôtesses d'accueil freelance, les agences de presse, les loueurs de camion régie, les pigistes précaires et les rédactions en mal d'action. Mourinho est une bête de foire et signer “Elephant Man” en plein mois de juin, c'est l'assurance de parler et faire parler. Cette semaine, Perez avait même rêvé de réitérer sa mise en scène galactique et d'ouvrir le stade pour la présentation de l'autre galactique portugais. Le “Mou” aurait refusé et opté pour la simplicité. Ouf.

Le visage fermé, les mains jointes et la mâchoire en avant, le “Mou” récite son texte. Bien lentement pour ne pas se tromper et bien distinctement pour ne pas créer d'équivoque. Il s'excuse de son mauvais niveau d'espagnol. Du coup il parle espagnol, portugais, italien et anglais en même temps. Comme d'habitude ses hits font mouche. Lui un provocateur ? « Je réclame le respect » . Peur du barca ? « Ce mot n'est pas dans mon dictionnaire » . Défensif ? « Huit buts marqués en trois finales européennes » . Évidemment, le public espagnol est fan. De toute façon, après deux heures d'attente (la presse a été convoquée dès 11 heures), tous les poncifs sont des tubes.

Ici c'est Madrid

Mais le Real, ce n'est pas l'Inter. Ici, il faut gagner et bien jouer. Ok “Mou” gagne, mais Capello aussi. Le Lusitanien donne des gages ; « Ce qui est beau, c'est de gagner au Real Madrid » ; puis veut « jouer bien offensivement et défensivement » . Mouais. Son premier test sérieux sera sa gestion des vaches sacrées –domaine dans lequel Pellegrini excellait. L'arrivée de José pourrait donner une nouvelle jeunesse au vieux Raul. Pour “Mou”, offrir une belle sortie au “capitan” (une ultime saison ?) serait l'assurance de se mettre les socios in the pocket pour un moment. « Je ne fais pas partie de l'histoire du Real Madrid. Raul si. Il ne peut donc pas être traité comme les autres. J'ai parlé avec lui ce matin à Valdebebas pendant qu'il s'entraînait. Il n'y a pas de temps à perdre. Il faut que je parle maintenant à la direction » . Raul et “Mou”, couple de l'année 2010-2011 ?



Malgré son assurance et son CV imbattable, Mourinho n'est pas l'entraîneur dont rêvaient les socios. Certes la gagne est la religion officielle de la Maison Blanche mais la sobriété aussi. Malgré ses millions et ses Galactiques, le Real, avec son siècle d'existence, est une vieille dame. Ici c'est Madrid et se mettre à la barre du navire, c'est accepter d'embarquer tout un tas de vieilleries et une histoire plutôt lourde à gérer par gros temps. Ici, les salles sont remplies de trophées et les murs de portraits d'anciens glorieux. Le premier travail de Mourinho, c'est donc d'être bien élevé et de rassurer mémé. Les bijoux de famille, ce sera pour plus tard.

Thibaud Leplat, à Madrid

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