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  3. // PSG-Bayern Munich (3-0)

Counter-strike

Habitué à confisquer la balle depuis 2013, le PSG n’a jamais réussi (volontairement ou pas) à garder le ballon contre le Bayern. Avec moins de 40% de possession, le PSG a attendu les Bavarois pour mieux les gifler en contre. Une nouvelle arme pour la conquête de la C1 ?

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Deuxième équipe d’Europe avec le taux de possession le plus haut – derrière le Celtic –, le PSG a fait, l’espace d’une soirée, une entorse à sa philosophie. Au coup de sifflet final, les Parisiens ont dû s’y prendre à deux fois pour analyser leur possession de balle : 37%. Sans parler du nombre de centres du Bayern dans le jeu (36). Les Bavarois ont également envoyé 18 corners contre 1 pour le PSG. Signe que les Parisiens n’ont jamais eu la balle. Était-ce volontaire ou subi ? Difficile à dire. Une chose est sûre, cette tactique sied à merveille au trio Neymar-Cavani-Mbappé qui est capable d’attaquer les espaces comme personne, et sur ce match, c’était sans doute la meilleure manière de déglinguer la lourdeur de la charnière Süle-Martinez.


Oui, le PSG a joué de manière anarchique, parfois à la limite de l’incohérence, mais dès que les Parisiens ont réussi à gicler en contre-attaque, le Bayern s’est fait ouvrir. Sans avoir le ballon, le PSG s’est montré dangereux. C’est sans doute une nouvelle corde à l’arc offensif du club de la capitale qui, jusqu’ici, proposait systématiquement la même chose en C1 et peu importe l’adversaire. En misant près de 400 briques sur le duo Mbappé-Neymar, le PSG ne s’est pas seulement offert deux buteurs, Emery peut surtout compter sur deux mobylettes. Là où Zlatan Ibrahimović peinait à prendre l’espace, notamment dans les instants qui suivaient la récupération du ballon, ce PSG-là s’est adjugé un duo capable de ruiner n’importe quelle défense d’Europe en contre-attaque, ce qui est une arme létale en C1. L’an dernier, le Monaco de Jardim a mis tout le monde au pas de la sorte. Un schéma dans lequel Kylian Mbappé, déjà, se baladait.

« Il faut avoir la capacité de vite s’adapter et c’est ce qu’on a fait »


D’ailleurs, Cavani est sans doute plus à l’aise quand le jeu va vite vers l’avant et se joue sans trop de touches de balle. Quand il a débarqué au PSG, Unai Emery avait cette folle envie, celle de jouer en transition rapide, de récupérer le ballon très haut, de gicler de partout comme un premier samedi du mois. C’était d’ailleurs l’ADN de son premier match officiel contre Lyon lors d’un brillant Trophée des champions (4-1). Derrière, les cadres parisiens n’ont pas voulu sortir trop vite de leur zone de confort, préférant revenir au dogme de la possession. Contre Arsenal, à l’automne, l’équipe avait pourtant livré un match sensiblement similaire dans l’envie d’aller vite vers l’avant, ne manquait que l’efficacité, trop dépendante de la réussite de Cavani dans le dernier geste. Avec Mbappé et Neymar, les Parisiens ont étendu leur capacité de punir l’adversaire et cela permet de proposer autre chose sur la scène européenne. Surtout, le PSG peut s’adapter et changer de visage. Passer d’une équipe qui aimante le ballon en Ligue 1 à une qui subit en C1 n’est pas évident.



Sur ce match, Paris l’a fait par la force des choses. « Il faut avoir la capacité de vite s’adapter et c’est ce qu’on a fait » , analyse Kylian Mbappé après le match. C’était le premier gros test du PSG cette saison. Dans une idée de jeu complètement différente de ce qui a fait sa force, les Parisiens ont séduit. Le milieu à trois n’a jamais réussi à mettre le pied sur le ballon, obligeant les Parisiens à défendre très bas, il a donc fallu s’adapter. Le talent et l’efficacité du trio offensif ont fait le reste. Surtout, cette victoire va donner du temps à Unai Emery pour bosser et trouver une réelle cohérence collective, mais le Basque sait que son groupe est capable d’être brillant dans plusieurs philosophies de jeu. Alors oui, peut-être que le PSG ne tombera pas à chaque fois sur une équipe aussi peu efficace dans le dernier geste (ou sur un Areola des grands soirs, au choix). Ce jour-là, que se passera-t-il ? En attendant, le plan B du soir était une merveille. L’an dernier, le PSG n’avait même pas de plan A...

Par Mathieu Faure
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