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Coule Britannia…

L’élimination de l’équipe d’Angleterre aux tirs au but en quarts de finale face à l’Italie, à l’issue d’un Euro qu’elle termine invaincue, paraît encourageante. Pourtant, elle souligne tout aussi impitoyablement les limites d’Albion. Et si, au terme d'un tournoi réussi, l’Angleterre était en fait plus que jamais rentrée définitivement dans le rang ?

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Ça s’est fini comme d’habitude : une élimination aux tirs au but, la sixième du genre depuis 1990, une sorte de tradition. Et les larmes qui vont inévitablement avec. Oui, comme d’habitude, l’Angleterre sort d’une phase finale à l’issue d’une séance fatidique sanctionnant un nouveau furieux combat. Comme d’habitude, vraiment ? Pas tout à fait, à vrai dire. Car, pour la première fois depuis 1996, cette désillusion n’a pas le goût âcre du gâchis. En 1998, l’homérique combat face à l’Argentine avait été occulté par le coup de pied de l’âne de Beckham contre Simeone. En 2004 et 2006, des déroutes face au Portugal marquées par les sorties avant l’heure de Rooney (sur blessure la première fois, pour un rouge la seconde). Comme d’hab’, c’est un florilège d’hommages aux vaincus qui a accueilli les joueurs à leur retour au pays, comme on accueille les troupes rentrées du front selon un savoir-faire très anglo-américain.

«  J'ai regardé le match et je pense que l'Angleterre a montré beaucoup de cœur, beaucoup d'esprit de corps et de détermination. Comme on pouvait s'y attendre, a expliqué David Cameron. Je voudrais féliciter l'équipe, le manager et l'ensemble des personnes qui ont travaillé dur pour qu'ils parviennent à un tel résultat. Il y a eu quelques belles performances individuelles et un vrai esprit d'équipe. Mais malheureusement, et comme par le passé, on sentait que ça allait se terminer par des tirs au but, et au bout, que nous allions être éliminés.  » Au fond, ce genre de flonflons est terriblement cruel, car il est l’apanage des losers, un peu comme quand les Verts descendaient les Champs-Élysées en héros après leur défaite en finale de la Coupe des clubs champions 1976. Oui, l’Angleterre est une perdante qui se repaît depuis longtemps de défaites honorables. Mais il y a pire encore.

Wilshere, Cleverley, les espoirs de demain ?

On l’a dit, pour la première fois depuis seize ans, cette élimination ne laisse guère d’amertume et c’est finalement une très mauvaise nouvelle. Car les précédents cauchemars véhiculaient tous en eux leur part d’espoir, de potentiel inexploité, de malchance, de «  What if… ?  » En gros, par le passé, avec des « si » , Albion raflait bien la moitié des titres internationaux en jeu. Et au fond, vu d’outre-Manche, tous les lauréats n’étaient qu’une grosse bande de veinards qui avaient simplement eu un pot de cocu de ne pas croiser les Anglais au complet et pas guignards. Et en 2012 alors ? Pas un regret. Les Three Lions ont été au bout de leur potentiel, ont été largement servis au rayon chance. Alors quoi ? Alors l’Angleterre, sans même s’en rendre compte, est en train de réaliser petit à petit qu’elle est terriblement limitée. Quels sont les joueurs de classe mondiale dans cette équipe ? Rooney (et encore, surtout quand il évolue à Manchester, en fait) et… that’s it ! Pour le reste, les autres stars sont toutes à l’automne de leur carrière, ici Gerrard, là Terry, en passant par Ashley Cole.


Pour les autres gros talents supposés, ils ne sont encore que naissants : on pense à Joe Hart bien évidemment, sans doute Oxlade-Chamberlain. Pour le reste, l’Angleterre ne figure qu’une bande d’honnêtes soldats, toujours prêts à aller au mastic (et c’est déjà considérable vu de la lucarne cocardière de l’équipe de France), mais à qui il manque une profonde cohérence technique et tactique. De la qualité, tout simplement. Fatalement, dans ce genre de constat, on cherche les absents qui pourraient faire pencher la bascule. Cahill ? Très bon en effet, mais la charnière Lescott-Terry a été un point fort. Lampard ? Plus grand-chose dans le moteur et, sans lui, Gerrard est tellement meilleur. Non, en fait, il faut un peu d’imagination et se souvenir qu’avec Wilshere et Cleverley notamment, entourés de purs talents comme AOC, l’entrejeu anglais des prochaines années pourrait enfin avoir une qualité proche de celui de la fin des années 80 (Hoddle et ses derniers feux, Gascoigne, Barnes, Waddle, Rocastle) dans un style un peu différent, moins génial sans doute, mais tout en maîtrise. À condition d’avoir le courage de les imposer et de définir un projet de jeu bâti en fonction de leurs qualités. À condition aussi que les deux rookies susnommés en finissent avec les blessures. Damned : c’est vrai qu’avec l’Angleterre, même pavé de bonnes intentions, le chemin de la rédemption se fait toujours à l’ombre de quelques malédictions.

Dave Appadoo
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