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« Côte d'Ivoire ou autre, personne ne nous fait peur ! »

« Mirador » de la sélection algérienne, Rafik Halliche vit un conte de fée. Après avoir goûté au bonheur de la qualification au Mondial sud-africain, le longiligne défenseur du Nacional Madeira et auteur de la seule réalisation inscrite par les Fennecs durant ce premier tour (sacré efficacité !) estime que l'Algérie ne va pas s'arrêter là, elle qui ambitionne d'atteindre au moins le seuil des demi-finales. Interview.

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L'Algérie vient de décrocher son billet qualificatif au moment où certains n'ont pas donné cher de votre peau, notamment après la déroute face au Malawi.


Effectivement, après notre défaite face au Malawi, de surcroit dans des conditions climatiques difficiles, certaines personnes n'ont pas raté l'occasion de nous descendre en flammes. D'autres n'ont pas trouvé mieux que minimiser nos chances dans ce tournoi, allant jusqu'à prédire une élimination prématurée. Franchement, nous n'avons accordé aucune importance à ce genre de critiques acerbes car la qualification était la meilleure réponse à nos détracteurs. Nous avons tenu bon face à l'Angola devant son public. Mieux encore, nous étions même en mesure de l'emporter sans que personne ne trouve quelque chose à redire.

Avouez que la victoire du Mali sur le Malawi vous a rendu service...


Je n'ai pas dit le contraire. Le Mali a pris le dessus sur le Malawi et ce résultat a arrangé nos affaires dans la mesure où un point seulement suffisait à l'Algérie pour passer au second tour. Quoi qu'il en soit, l'important était d'éviter de sortir par la petite porte au terme de cette joute. Cela aurait été une catastrophe, pour ne pas dire une humiliation, de se faire éliminer dès la première phase. Heureusement que nous avons su comment sortir la tête de l'eau en assurant au bout une place en quart de finale.

Ne pensez-vous pas que cela aurait été préférable pour vous de prendre la tête du groupe, histoire d'éviter la Côte d'Ivoire ?


C'est sûr, nous aurions bien aimé terminer leaders du groupe et ce, pour rester à Luanda. Mais le plus important était de se qualifier et ce, quelle que soit la place qu'on occuperait au classement. En tout cas, on ne se soucie guère du nom de notre futur adversaire. Côte d'Ivoire ou autre, nous allons faire tout notre possible pour atteindre au moins le seuil des demi-finales. N'oubliez pas que nous avons un statut de mondialiste à défendre. Donc, c'est pour vous dire que nous ne craignons personne. Nous disposons d'un groupe jeune et solide à la fois, alors pourquoi devrions-nous avoir peur ?

Êtes-vous au courant que vous allez jouer votre prochain match à Cabinda, théâtre de l'attaque contre le Bus du Togo ?


Bien sûr, depuis le début. Nous savions que si nous finissions deuxièmes du groupe, nous débarquerions à Cabinda. Nous sommes habitués aux chocs et aux missions casse-cou. De ce côté-là, il n'y a aucun problème. Cabinda ou une autre ville, c'est la même chose pour nous. L'essentiel est de réaliser quelque chose de fabuleux le 23 janvier prochain.

Entretien réalisé par Mohamed Yacine

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