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Costa-Rica contre Henry-Gallas...

Plus qu'un match amical. Face au petit Costa Rica qui ferait bien de ne pas nous casser nos Bleus avant le Mondial, gros test grandeur nature pour l'équipe de France. La coupe du Monde commence : on guettera le score, la manière, le fonds de jeu, le système et l'état d'esprit. Henry et Gallas joueront gros. Tout comme le groupe entier que Raymond a super responsabilisé. A eux de rendre au coach la confiance énorme qu'il leur a accordée.

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L'ogre costaricain

Un mot sur l'adversaire des Bleus. Le Costa Rica est partagé en sept provinces, divisées elles-mêmes en 81 cantons, eux-mêmes divisés en 425 districts. Superficie : 51 100 km², soit dix fois moins que la France. Les Bleus devraient donc gagner 10-0... Mais, naaaan ! On déconne ! Sinon, quoi ? Ah, ouais, un peu d'histoire-géo. Le Hondu... Euh, non, zut : le Costa-rica ! Le Costa Rica est bordé au nord par le San- Théodoros (présidé par le Général Alcazar), lui-même mitoyen du Nuevo Rico (présidé par le général Mogador). Le Costa Rica est très pieux, et il y a une église partout, dans chaque village. C'est notre rédacteur en chef qui nous l'a dit : il y a été, donc on le croit. Il nous a dit aussi qu'il y avait plein de terrains de foot partout... Voilà : du foot. On y arrive ! Le Costa Cola est plutôt light, avec trois participations en Coupe du Monde : 1990 (meilleure perf, un 8ème perdu 4-1 contre la Tchécostarica), 2002 (éliminée au premier tour, mais équipe sympa : un 2-5 très cool contre le Brésil, un 2-0 contre la Chine et un 1-1 contre la Turquie) et en 2006 (pas terrible malgré une tôle 4-2 contre la Germanie). Voilà, c'est tout. Pour 2010, le Costa-Rica s'est fait souffler la place CONCAF par le Hondudu et en barrage il a fait souffrir l'Uruguay (0-1 et 1-1 à Montagevidéo). Les Ticos sont 42ème au classement FIFA, ne possèdent plus ce sacré Paulo Wantchope (unique « grand » joueur du pays, passé par Derby, West Ham, Man-City).

Par contre, ils possèdent Bryan Ruiz, le très bon meneur de jeu de Twente, champion des Pays-Bas, plus deux bons attaquants remuants, Winston Parks (28 ans) et Josué Martinez (21 ans, N° 9 à Timisoara FC). Dans le 11 costaricain, 7 jouent en Europe. A priori, une bonne petite équipe sympa, joueuse et pas crade d'après nos souvenirs de 2006. Sinon, le Costa-Rica, c'est bien sûr le match amical contre la France du 9 novembre 2005 (Stade de Dillon, Fort-de-France, Martinique). Outre que les Ticos avaient mené 2-0 à la mi-temps avant d'être battus 3-2 (Anelka, Cissé, Henry), on se souvient que cette rencontre tant décriée avait soudé les Bleus à sept mois du Mondial allemand... Alors, rebelote en 2010, avec finale au bout en Afsud ? On verra. D'ailleurs, tant qu'à parler « trucs tordus & superstitions » , le Stade Bollaert porte chance aux Bleus : avant Mondial 98, victoire contre les Bafanas-Bafanas 2-1 (11 novembre) et avant Mondial 2006, victoire sur le Danemark 2-0 (31 mai). Voilà : si les Bleus battent le Costa Rica, finale minimum au bout. Enfin, bien sûr le choix du Costa Rica est judicieux, parce que c'est un jeu sud-américain (plutôt Amérique Centrale), donc proche du Mexique et de l'Uruguay, futurs adversaires des Bleus en Coupe du Monde.


Henry & Gallas : ça passe ou ça casse ?

Bon, allez ! Assez parlé tourisme. Place au foot, place aux Bleus. Evidemment, on attend avec une délectation teintée de crainte le 4-3-3 à 100 % probable que Ray va enfin aligner en conditions réelles. « Délectation » parce que ça risque de donner une physionomie nouvelle et sexy à l'équipe de France. Et « crainte » parce que si ça marche, la France entière qui a pourri Raymond (tout le monde ! Vous et nous, compris !) va devoir manger son chapeau... Pour l'instant, certains donnent le change : pourquoi Raymond ne l'a-t-il pas effectué avant, ce changement tactique ? N'est-ce pas trop tard ?... Pas faux. Mais on verra bien. D'ailleurs, pour la préparation du Mondial 2006, Ray Strange avait bossé sur 4-3-1-2 qui s'était mué (avec succès) en 4-2-3-1 pendant la Coupe du Monde. Lizarazu prône un retour au 4-2-3-1, mais « amélioré » ! Avec Toul en défense axiale, Alou Diarra en 6, assisté au choix de Gourcuff ou Diaby, Maloude à gauche et Ribéry en 9-et-demi... Louisa Razou craint aussi, à juste titre, que Evra, Malouda et Ribéry se marchent sur les pieds à gauche. Pas faux, non plus... En fait, au-delà du ou des systèmes adoptés, c'est surtout l'état d'esprit qui primera : la volonté de se mettre minable pour l'autre, de compenser les faiblesses de l'autre et de couvrir celui qui monte. C'est le genre d'indice immédiatement palpable qu'on observera ce soir contre le Costa Rica : est-ce que les gars jouent d'abord dans le même esprit ? Ensuite, on verra s'ils jouent en équipe... Si le 4-3-3 ne fonctionne pas, on reviendra au 4-2-3-1, voilà.

Sinon, bien sûr, ce soir c'est le premier grand test pour Gallas et Henry. Tous les deux jouent gros et devront valider la confiance que Raymond leur a prodiguée. On sait que William jouera ce soir : au début ? En deuxième mi-temps ? On l'ignore. En tous cas, Ray Do veut savoir si Will est opérationnel, et vite. Là-dessus, le sélectionneur a raison : plus d'atermoiement, pas besoin d'attendre le match de dimanche contre la Tunisie. It's now or never... Ca passe ou ça pète. Et ça peut péter (on ne le souhaite pas), comme lors de ce Arsenal-Barça en C1 où William avait rechuté alors qu'il revenait tout juste de compète. Même test important pour Thierry Henry, en moins grave vu qu'il n'a apparemment aucun pépin physique. Le hic, c'est le manque de rythme qu'on subodore chez un joueur qui n'a joué que des bouts de matchs avec le Barça et qui a été en difficulté contre l'Espagne le 5 mars dernier. Henry jouera de toutes façons en avant-centre, d'après les mises en place tactiques de Tignes, c'est déjà ça, un positionnement moins coûteux en efforts. Reste qu'il va falloir assurer au niveau du souffle et se montrer convaincant en finisseur : le Costa Rica, c'est pas l'Italie, point de vu défensif. Titi Henry, pourtant « l'homme lige de Domenech » , est plus menacé qu'on ne le croit. Déjà, en cas de « méforme » , Gallas, voire Ribéry récupéreraient le brassard de capitaine. Plus sérieux : dans les trois différentes mises en place offensives essayées à Tignes, si Titi a bien joué une fois en avant-centre, Anelka et Gignac ont eux aussi été testés en 9. Alors, danger...

Voilà, Raymond mettra ce soir tout son groupe face à ses responsabilités : il a gardé Gallas, il a maintenu les 23 de Tignes sans appeler un autre « 23ème » , il a changé de système pour que les velléités offensives puissent s'exprimer et il a « fait de la place » à tout le monde dans le 11-type (Malouda, Henry, Ribéry, Gourcuff, voire Anelka). La balle est dans le camp des Bleus. Raymond leur a bel et bien filé les clefs : à eux d'ouvrir les portes.

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Ticos toujours tu m'intéresses ;)
Aucun intérêt, mais le France - Af. Sud de 1997 s'était déroulé un 11 octobre et non un 11 novembre.
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