En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 15 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // Finale
  3. // Atlético Madrid/Real Madrid (1-4)

Costa, le placenta de jument et la mort avant l'heure de l'Atlético

L'Atlético a craqué hier à la 93e minute contre les coups de boutoir adverses avant de lâcher physiquement en prolongation... Et si la cause de la défaite était à chercher avant ? Simeone aurait-il une part de responsabilité là-dedans ?

Modififié
Il paraît que les grands matchs se jouent avant, dans la semaine qui les précède. Dans les médias, dans l'intimité du groupe, dans le rapport à soi, dans le rapport à l'autre, dans la croyance au destin, à la superstition, dans les regards, dans les paroles, dans les silences. Ne pas jouer le match dans sa tête, ne pas le perdre, ne pas le gagner. Sinon, à quoi servirait ce grand cirque ? Les conférences de presse, les déclarations d'avant-match, les infos, les compos, les rumeurs ne contentent pas que les fils-infos et les talk-shows avec leurs phrases toutes faites et leurs anticipations convenues, elles disent parfois des choses sans le vouloir. Quand le langage s'est transformé en communication, quand la vie est expliquée avec des flèches, quand la présence de la caméra modifie le rapport au réel, c'est encore dans son silence que l'homme s'exprime. Ou dans ses choix. Ou dans ses doutes.

En milieu de semaine, l'Atlético envoie Diego Costa en Serbie recevoir les soins de Marijana Kovačević, la guérisseuse des Balkans, pour soigner une blessure aux ischio-jambiers. Ses clients présumés ? Robin van Persie, Frank Lampard... Sa méthode ? Un massage, du placenta de jument et beaucoup de croyance. Ses ennemis ? Le corps médical dans son ensemble. Il n'est alors plus question de rationalité, de diagnostic, de préparation planifiée. Il est question de magie noire, de croyance occulte, de miracle. Il est question de vie ou de mort. L'Atlético ne le sait pas encore, mais il vient de perdre la finale de la Ligue des champions.

« J'ai manifestement fait une erreur  »

Après 8 minutes passées à trottiner la peur au ventre, Diego Costa sort, remplacé par Adrián López. Diego Simeone ne vient pas de perdre la possibilité d'effectuer un changement supplémentaire en fin de rencontre, il vient d'avouer sa défaite. Le miracle n'a pas eu lieu, le réel a refait surface et Marijana Kovačević a été convaincue de charlatanisme. Ce réel que l'Atlético avait oublié depuis quelques jours, en s'en remettant à elle. Il est trop tard. Les jeux sont faits. L'Atlético s'est incliné contre le Real Madrid parce qu'il a eu la trouille. De lui-même, d'évoluer sans sa pointe habituelle, de son collectif, de sa force, de se réputation, de son ombre. Pourtant, la suite lui a donné tort. Ses joueurs ont été immenses. De courage, d'abnégation, de puissance collective. Même en reculant jusqu'à cette foutue 93e minute, l'équation Atléti tenait bon avec ses variables habituelles : prise à deux, bloc serré, lignes épaisses et beaucoup de sueur, tête baissée. D'où une question : comment douter de soi à ce point alors qu'on vient d'être sacré champion d'Espagne devant son adversaire du jour ainsi que le grand Barça ? Seul Diego Simeone sait. La peur de réussir l'impensable, peut-être, la peur du débutant, aussi, la peur de passer à côté du plus beau moment de sa vie, sans doute. La peur de l'histoire qui se répète. Et comme la peur est la pire des conseillères, elle s'est empressée de le lui rappeler.


La fin du match est sifflée, le Real Madrid exulte, il tient sa Decima. Son rêve de notable. Son fantasme de vieille institution. Comme une colonne supplémentaire pour maintenir son trône près du ciel et regarder de haut le petit peuple. Ronaldo s'exhibe, Carlo Ancelotti savoure sobrement le goût du travail bien fait et de la revanche, avec peut-être les dirigeants parisiens dans un coin de la tête. Diego Simeone, lui, va embrasser ses joueurs. Il sait qu'il vient de disjoncter quelques minutes plutôt, comme pour reconnaître son erreur sans le dire. Il sait. Alors il applaudit leur performance à la face du monde et attend le moment venu pour le formuler : « J'ai manifestement fait une erreur. » Elle lui sera facilement pardonnée.

par Antoine Mestres
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 08:27 267€ à gagner avec Shakhtar - Roma & CSKA Moscou 1 Hier à 17:06 Henry calme le jeu après ses propos sur Neymar 60 Hier à 07:44 BONUS ÉDITION LIMITÉE : 200€ offerts pour miser sur Séville - Manchester 1
Hier à 12:16 Ranieri ne dirait pas non à l'Italie 17
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
mardi 20 février Lamine Sané signe à Orlando 8 mardi 20 février Ronaldinho se lance dans la musique 12
À lire ensuite
Abdominal Cristiano