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Correa, qu’est-ce qu’il a changé !

Revenu au chevet d’un club à la dérive en octobre dernier, Pablo Correa a réussi à redresser Nancy, au point que la montée est possible ce vendredi en cas de victoire à Auxerre et de faux pas de Lens à Bastia. Et si l’Uruguayen a inversé la courbe de résultats, c’est en partie parce qu’il s’est remis en question et a changé de philosophie.

Tout le monde a connu ça. L’ami proche avec lequel on passait tout son temps, à qui l’on racontait tout les nuits d’été sur la terrasse, qui d’un seul coup vous sort par les yeux, vous agace à chaque réflexion. Mais après vous être un peu perdus de vue, avoir traîné avec de nouvelles connaissances que vous trouviez sur le coup un peu plus fun, vous vous rendez bien compte que ce n’est pas pareil. Alors, un coup de fil et quelques bières plus tard, vous reformez avec votre vieux copain le même duo qu’avant. Celui qui marche et qui n’aurait jamais dû se lâcher. Comme Nancy et Pablo Correa. Deux ans et demi après s’être séparés, le club lorrain et le coach uruguayen se sont retrouvés. Et comme par magie, l’ASNL s’est remise à gagner.

Revenu au chevet de son club de cœur à la mi-octobre pour tenter d’enrayer un début de saison catastrophique (15e), l’Uruguayen a fait mieux que ça. Si Patrick « l’ange » Gabriel avait failli sauver l’ASNL de la descente la saison précédente après le passage de Jean Fernandez, le miracle ne pouvait pas durer. Le provisoire non plus et Correa a donc ré-enfilé sa casquette de capitaine sur un bateau qui tanguait dangereusement. « J’avais quitté un club joyeux, j’ai retrouvé un club fataliste, confiait-il peu après son arrivée. Moi, je n’ai pas connu la descente, je suis arrivé avec ma fraîcheur, il était hors de question de me laisser abattre. (…) On a une chance de connaître une époque meilleure. De nous relever. La L2, ce n’est pas la fin du monde. Ce sont des choses qui arrivent, c’est à la portée d’un club de la taille de Nancy. Ça fait partie de la vie. Une descente, ce n’est pas une raison de voir tout en noir. »

Naples et l’Atlético comme modèles

Dans un club qu’il a fréquenté de 1995 à 2011 comme joueur puis entraîneur, et une ville où sa famille était restée habiter malgré son départ de l’ASNL, Correa n’a pas mis longtemps à retrouver ses marques. Ni à remettre en place une méthode qui avait fait ses preuves : redonner confiance à son groupe et créer un projet de jeu simple, basé sur la maîtrise du milieu de terrain, la solidité et l’agressivité dans les duels. Le tout enjolivé par les talents offensifs dont il dispose (Jeff Louis, Benjamin Moukandjo). Bref, du Correa. Mais du Correa 2.0, plus évolué que celui qui avait mené Nancy à la victoire en Coupe de la Ligue 2006 et qui avait fait de l’ASNL l’un des clubs les moins agréables à voir jouer en L1.

Pendant son année « sabbatique » (septembre 2012 – octobre 2013), Correa a été voir ce qui se faisait ailleurs. D’abord à Naples, ce qui l’a conforté dans l’idée que son équipe devait agir plutôt que s’adapter. « Je me suis rendu compte qu’il y a toujours une adaptation par rapport à l’adversaire, mais que le résultat doit avant tout passer par nous, explique-t-il. On doit se donner les moyens de toujours mieux faire les choses que l’adversaire. » Et s’il n’a pas encore franchi le pas, il pourrait bien copier un jour le 3-5-2 de Walter Mazzarri. Son périple l’a aussi conduit du côté de l’Atlético de Madrid, qu’il a suivi « au milieu des spectateurs » pendant plusieurs semaines. Avec une leçon retenue : « Ce qui m’a marqué, c’est l’intensité avec laquelle ils s’entraînaient. Ce n’était ensuite pas anodin de les voir obtenir des résultats en compétition. Leurs succès étaient nés à l’entraînement. On n’importera pas la technique, mais on peut reproduire les exercices qui sont adaptés à mon groupe. Ça prendra juste peut-être un peu plus de temps pour que les joueurs assimilent bien toutes les données. »


Muratori : « J’avais de lui l’image d’un entraîneur assez froid »

Tactiquement et « philosophiquement » , Correa a donc fait sa mue. Pas si tardivement, puisque malgré une longue présence sur le banc, il fait encore partie de la catégorie des jeunes entraîneurs (47 ans). Ce changement est perceptible à tous les niveaux. De la disponibilité avec la presse à la communication avec ses joueurs, c’est un nouveau Correa qui est revenu. « Je ne le connaissais que de réputation avant son arrivée, j’avais de lui l’image d’un entraîneur assez froid, mais ce n’est pas le cas du tout, avouait Vincent Muratori dans l’Est républicain. C’est quelqu’un qui aime la rigueur dans le travail, mais qui est humain et proche des joueurs. Je ne comprends pas pourquoi on lui a collé une étiquette qui ne correspond pas à la réalité. » Sans doute parce qu’elle était vraie, à l’époque. Mais une chose n’a pas changé : sa capacité à faire remonter Nancy en L1. Il avait mis trois ans lors de son premier passage au club (2005). Cette fois, il pourrait aller encore plus vite. 2.0, on vous dit.

Par Axel Bougis
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