1. //
  2. // Finale de la Copa Libertadores
  3. // Tigres/River Plate

Copa Libertadores : La lutte finale pour Gignac

Le grand jour est arrivé pour André-Pierre Gignac. Un peu plus d'un mois après son arrivée au Mexique, il va disputer la finale aller de la Copa Libertadores face au River Plate de Marcelo Gallardo, Lucho González et Javier Saviola. L'ambiance sera immense, et le match promet entre deux des meilleures équipes d'Amérique latine.

10 25
Il n'existe qu'un précédent. Avant André-Pierre Gignac, seul un joueur français avait inscrit un but en Copa Libertadores. Pas un aventurier comme APG, mais l'Argentin de naissance, David Trezeguet. C'était en 2014 avec Newell's Old Boys, le club cher au cœur de Marcelo Bielsa. Mercredi soir, André-Pierre Gignac entrera cette fois seul dans l'histoire, pour être le premier Français à disputer une finale de Copa Libertadores. Ce sera à domicile, au Volcan, le surnom du stade des Tigres, qu'APG avait fait entrer en éruption la semaine dernière en ouvrant le score lors de la demi-finale retour de la Ligue des champions sud-américaine face à l'Internacional.

Face à la bande à Gignac, l'immense River Plate, légende continentale, aurait pu arriver à Monterrey les mains dans les poches. Non pas que les « Super Tigres » , comme on commence à les appeler au Mexique depuis leur dernière campagne de recrutement tapageuse, ne soient pas équipe à craindre, mais pour les hommes de Marcelo Gallardo, le billet pour le Mondial des clubs est déjà en poche avant même le coup d'envoi. La raison ? La Copa Libertadores est une compétition CONMEBOL, que le Mexique joue, depuis 1998, en tant que pays invité. La générosité d'hôte de la Fédération d'Amérique du Sud a ses limites, comme de ne pas céder sa place à un représentant d'une autre confédération, même s'il remporte l'épreuve. Les Tigres disputeront d'ailleurs à partir du mois d'août la médiocre Ligue des champions de la CONCACAF, pour tenter d'accrocher leur sésame pour le Mondial des clubs 2016.

Retour vers le futur


Mondial des clubs ou pas, la Copa Libertadores fait fantasmer toute l'Amérique latine, et les deux clubs ont de grandes raisons de se battre jusqu'au dernier souffle pour l'arracher. Pour les Tigres de Gignac, dominer River les ferait entrer dans l'histoire comme le premier club mexicain à s'adjuger la Ligue des champions sud-américaine. Pour les Millonarios, avec seulement deux Copa Libertadores au compteur (1986, 1996), il s'agit de rendre plus conforme son palmarès continental à son immense popularité et, surtout, de refaire une partie du gouffre qui le sépare de son grand ennemi, Boca Juniors, qui a remporté à six reprises la compétition. Pour se donner les moyens de ses ambitions, River s'est activé cet été sur le marché des transferts, en rapatriant l'ex-Marseillais, Lucho González, Javier Saviola et Pablo Aimar, même si ce dernier a finalement décidé de mettre un terme à sa carrière, le 15 juillet dernier. « C'est une coupe après laquelle on court depuis des années » , a déclaré Gallardo, mardi soir, en conférence de presse. La dernière fois que River a remporté la Libertadores, Marcelo Gallardo se trouvait déjà sur le banc, mais en tant que remplaçant, d'où il pouvait admirer Francescoli, Ortega, Crespo, et consorts. Lucho González, lui, avait quinze ans. Deux fois champion d'Argentine avec River (Torneo Clausura 2003 et 2004), l'ex-Marseillais désire plus que tout lever le plus prestigieux trophée d'Amérique avec le club où il s'est révélé aux yeux du monde.

Youtube

Depuis que Marcelo Gallardo a repris River en mains il y a exactement un an, les Millonarios sont en pleine bourre. Lauréat de la Copa Sudamericana (équivalent de la Ligue Europa) et vice-champion d'Argentine, le club à la diagonale rouge veut rentabiliser au maximum son grand moment en raflant aussi la Libertadores. Du côté des Tigres, un succès inédit dans la compétition constituerait un beau retour sur investissement après les efforts consentis à l'inter-saison. Outre Gignac, le club de Monterrey a aussi recruté les internationaux mexicains Jurgen Damm et Javier Aquino (forfait pour le match aller) et l'international nigérian Ikechukwu Uche. Du lourd pour une équipe déjà bien armée avec des joueurs de la dimension d'Egidio Arévalo, pilier de la Celeste, ou du gardien argentin Nahuel Guzmán, doublure de Sergio Romero lors de la Copa América. Sans oublier une petite poignée d'internationaux mexicains de bon aloi, dont Jorge Torres Nilo et Jésus Dueñas, qui viennent de rejoindre le groupe après avoir remporté la Gold Cup, dimanche dernier.

Ennemis intimes


Que cette finale oppose deux des meilleures équipes d'Amérique latine ne fait aucun doute. La confrontation mexicano-argentine promet d'ailleurs sur le papier entre deux équipes qui aiment bien traiter le ballon. Reste que River aurait bien pu vivre un nouvel épisode de son histoire douloureuse avec la Libertadores sans la collaboration des... Tigres. En phase de poules, où les deux clubs cohabitaient, les Mexicains ont eu à deux reprises la possibilité d'éliminer les Argentins, mais ont oublié de se montrer impitoyables. Les Auriazules menaient ainsi 2-0 à domicile face à River lors du cinquième match de poule, un résultat qui éliminait la bande à Gallardo, avant de se faire reprendre dans les cinq dernières minutes. Déjà qualifiés, les Tigres auraient aussi pu lâcher leur dernier match de la première phase sur le terrain des Péruviens de Juan Aurich, mais les Mexicains ont fait le boulot (4-5). Un résultat qui a permis à River d'arracher sa qualification avec sept petits points. Comble de l'histoire, les Tigres, deuxième meilleur club de la première phase, seront contraints de jouer la finale retour à l'extérieur. La raison ? Le règlement de la compétition stipule que la finale retour se joue sur le continent sud-américain, et pas à trois heures de route de la frontière américaine, là où se trouve Monterrey. Quoi qu'il en soit, vivre une finale retour de Libertadores au Monumental, voilà encore un autre rendez-vous exaltant à l'horizon pour André-Pierre Gignac...

Par Thomas Goubin, au Mexique
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Jacquietmichelderzakarian Niveau : CFA2
Bonsoir, Sofoot pourrait il annoncer à chaque fois l'heure et la chaine qui diffuse le match, surtout ceux plus confidentiels? Merci!
Si qqun peut m'indiquer ces infos pour ce match, merci bcp.
J'ai vu les demi-finales des Tigres contre l'Internacional, c'est loin d'être une pré-retraite pour Gignac : le mec est super affuté, évolue à son meilleur niveau et surnage vraiment en attaque, il a marqué un seul but sur la confrontation aller-retour mais aurait sans problème pu en marquer 2-3. C'est vraiment un danger permanent pour l'équipe adverse.

Le plus frappant, on le sent super impliqué, communique énormément avec ses partenaires, se jette sur l'arbitre à chaque faute sifflée contre son équipe pour contester..

Bref il fait plaisir à voir, en espérant qu'il marque la finale de son empreinte!
Dédé il va en prendre plein les mirettes au retour.
Le recibimiento de River en 96 avec celui de Peñarol en 2011 ont été les plus énormes des 20 dernières années. Profite Dédé !
Damsao : Le grand pont que Dédé fait au match aller (ou un petit pont je sais plus) enchainé d'une grosse frappe, rien que ça c'était sa première action ça se voit qu'il est chaud le mec. Et au match retour ses appels tranchant ont fait beaucoup de mal à l'Internacional. ce soir c'est un tout autre match et il me tarde d'y être ;)
Le match sera sur Ma Chaine Sport à 3h.
Vas y Dédé !!! Défonces moi les gallinas !!!
M.Manatane Niveau : CFA
Note : 1
Message posté par Damsaon
J'ai vu les demi-finales des Tigres contre l'Internacional, c'est loin d'être une pré-retraite pour Gignac : le mec est super affuté, évolue à son meilleur niveau et surnage vraiment en attaque, il a marqué un seul but sur la confrontation aller-retour mais aurait sans problème pu en marquer 2-3. C'est vraiment un danger permanent pour l'équipe adverse.

Le plus frappant, on le sent super impliqué, communique énormément avec ses partenaires, se jette sur l'arbitre à chaque faute sifflée contre son équipe pour contester..

Bref il fait plaisir à voir, en espérant qu'il marque la finale de son empreinte!


Ton post est bien senti, à part pour la fin: voir un joueur contester l'arbitre, tu trouves ça vraiment beau à voir ??

Sinon, passer d'un club qui fait 0 pts en poule de C1 à un autre qui en joue la finale (bon, OK, c'est pas la même!) ça s'appelle du flair!
De quoi faire taire ceux qui y voyaient un mauvais choix. (j'avoue, j'en faisais partie)
Je ne regarde jamais le football sud américain , River sur la scène européenne ca donnerait quoi ?
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Message posté par stelap
Je ne regarde jamais le football sud américain , River sur la scène européenne ca donnerait quoi ?


Ce River la ne passerait pas les poules de Champions league.
Message posté par stelap
Je ne regarde jamais le football sud américain , River sur la scène européenne ca donnerait quoi ?


Mec, laisse les sur la scène sudam. En entendre plusieurs, le seul et unique clasíco c'est River-Boca, donc bon..
Huntelaar Niveau : CFA2
Le River d'il y quelques semaines/mois passerait les poules de C1. Sauf si poule de la mort, mais ce serait plus une équipe type C3, niveau quart je pense.
crabunjourcrabtoujours Niveau : CFA2
Message posté par stelap
Je ne regarde jamais le football sud américain , River sur la scène européenne ca donnerait quoi ?


Ces dérnières années, ça reste faible je pense, il y a quelques années, avant que les clubs vendent toute leur stars à 18 ans, ça pouvait se valoir, je me rappelle que le Boca de riquelme a quand même botté le cul cul au réal galactique, et de quelle manière !! et ce n'est pas leur seule titrle en championnat du monde des clubs, c'est d'ailleurs avec l'AC Milan le club le plus titré. (à voir si le barça a pas rattrapé son retard) mais ces dérnières années, le vainqueur de la Ligue des champions la gagne presque automatiquement.

ça reste aussi de loin d'un bien meilleur niveau que toute les autres confédérations. cepandant, ça reste simpa à suivre quand même, et d'un niveau pas dégueu dégueu, et puis l'ambiance... y a rien de comparable
Johanromabatimessi Niveau : Loisir
Message posté par crabunjourcrabtoujours


Ces dérnières années, ça reste faible je pense, il y a quelques années, avant que les clubs vendent toute leur stars à 18 ans, ça pouvait se valoir, je me rappelle que le Boca de riquelme a quand même botté le cul cul au réal galactique, et de quelle manière !! et ce n'est pas leur seule titrle en championnat du monde des clubs, c'est d'ailleurs avec l'AC Milan le club le plus titré. (à voir si le barça a pas rattrapé son retard) mais ces dérnières années, le vainqueur de la Ligue des champions la gagne presque automatiquement.

ça reste aussi de loin d'un bien meilleur niveau que toute les autres confédérations. cepandant, ça reste simpa à suivre quand même, et d'un niveau pas dégueu dégueu, et puis l'ambiance... y a rien de comparable


Elle est très loin l'époque ou le Boca de Bianchi bottait le cul au Real.
Huntelaar Niveau : CFA2
Et c'est pas près de se reproduire, malheureusement.

En même temps, plus compliqué quand t'as pas Riquelme.
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
L'arrêt Bosman et la mondialisation du football ont fait beaucoup de mal au foot de club sud-américain qui jusque là rivalisait avec son homologue européen, en témoigne le bilan très équilibré de la Coupe Intercontinentale (ça doit être du 50-50 à peu près).
Faut dire que jusqu'à la fin des années 90, les grands clubs argentins, brésiliens ou uruguayens pouvaient retenir beaucoup plus longtemps leurs meilleurs joueurs.
D'ailleurs, à leur apogée, des clubs comme le Santos de Pelé, le Penarol et le Nacional, l'Independiente de Bochini, le Flamengo de Zico, le River de Francescoli, le Sao Paulo FC de Tele Santana ou le Boca de Bianchi faisaient clairement partie du gotha mondial.
J'ai encore en mémoire la démonstration du Sao Paulo FC (double vainqueur de Coupe Intercontinentale en 92 et 93) face au Barça de Cruyff puis contre le Milan de Capello, ou encore la victoire de Boca face au Real... A l'époque, ça envoyait du jeu !
Alain Proviste Niveau : Ligue 2
Sinon pour revenir à Gignac, le mec a quand même bien senti le coup : quel kiff ça doit être une finale de Libertadores contre River, avec au retour, un recibimiento de folie au mythique Monumental !!!
DocteurHappy Niveau : CFA
Les gars on fait comme pour la Copa , un live sur cet article ?!

Allez Gignac !!!
VAMOS TIGRES !!!!!

APG j'ai foi en toi ! Lucho, je t'ai aimais, mais là ça ne sera pas possible.

TIGRES TIGRES TIGRES !!
Huntelaar Niveau : CFA2
Le Boca 2000 c'était du lourd, fessé à la Bombonera contre River, et ensuite contre le Real.
Un Riquelme 3 classes au dessus du reste, un Palermo inspiré et bien sur, un des meilleurs entraineurs, Monsieur Bianchi. Cette équipe faisait rêver.

Dans les clubs que t'as cités, chacun a eu son règne quasi absolu sur la Libertadores et sur le football sud américain en général.
L'Independiente reste l'équipe maître des Libertadores, pas seulement parce que c'est la plus titrée, mais réussir à la gagner 6x en 11 ans, c'est juste énorme. Et à l'époque en face t'as du Peñarol, Nacional et surtout Estudiantes, vainqueur en 68-69-70. Pour moi ce qu'à réussi l'Independiente est encore plus incroyable que les 5 LdC consécutives du Real.
Waaa l'ambiance sur la vidéo!!! Et le plan Leproux bordel?!
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
10 25