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Copa América : les enseignements de la seconde journée

Des matchs au couteau, des coups de folie et des gros qui déçoivent un peu. La Copa América paraît plus ouverte que jamais.

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Glacial Santiago

Santiago ne s'enflamme pas encore pour sa Roja. Loin de la folie qui s'était emparée de la ville lors de la Coupe du monde, le Chili a du mal à se chauffer. Le capitaine Claudio Bravo a d'ailleurs critiqué, en personne, le manque de soutien de l'Estadio Nacional. Les raisons sont difficiles à comprendre, mais pragmatiquement, il faut aller chercher du côté de la météo. Les soirées sont glaciales en ce moment à Santiago, et les bars de Bellavista - le quartier des fêtards - étaient quasiment vides en ce début de semaine. Ajoutez à cela une situation politique compliquée avec des scandales en pagaille, des manifestations importantes et un « fan fest » mal branlé, situé dans un mall en périphérie de la ville ! Un ensemble de facteurs qui font que l'ambiance de la Copa América n'est pas vraiment palpable à Santiago. D'autant que les supporters des pays voisins sont très peu présents dans la capitale. Heureusement, les communautés colombiennes et péruviennes très présentes à Santiago se chargent de réchauffer un peu le tout. Le débarquement éventuel des Uruguayens et des Argentins devrait définitivement foutre le feu.

Neymar et le Brésil frustrés

Est-ce le pire Brésil de l'histoire, comme la question s'est posée ? Sans doute pas, d'autant que depuis le retour de Dunga, le Brésil n'avait jamais perdu. N'empêche que les critiques justifiées du coach de la Canarinha à l'encontre de l'arbitre Enrique Osses ne suffisent pas à démasquer la défaillance de Neymar et ses potes, ni le faible niveau du milieu brésilien. Fred est presque aussi mauvais que son homonyme de Fluminense, et Elias n'est guère plus brillant. Poussive face au Pérou, l'Auriverde s'est tout simplement montrée sans ressources contre des Colombiens plus mordants.. Côté cafetero, il faut souligner le match touffu de Carlos Sánchez, qui a littéralement étouffé Neymar. Lequel a fini par craquer et recevoir un rouge sévère, mais évitable après la fin du match. Alors que le Pérou a battu le Venezuela (1-0), tout est ouvert dans un groupe où les quatre pays sont à égalité.

La Bolivie enfin

Loin de l'altitude salvatrice de la Paz, la Bolivie n'avait pas gagné depuis 1995. Mais au terme d'un match fou, d'une intensité remarquable, et aux forceps, la Verde est enfin allée chercher une victoire. Un succès 3-2 contre l'Équateur qui lui permet avec 4 points, d'être déjà presque qualifiée pour le second tour. Un vrai exploit pour une équipe qui sera remontée comme une pendule face au Chili. 
En conflit diplomatique avec le pays de Michelle Bachelet, à qui la Bolivie réclame un accès à la mer, les Andins joueront un peu plus qu'un match de football face au pays hôte. D'ailleurs, les journalistes de la chaîne nationale ont commencé leur travail de sape au centre de presse de l'Estadio Nacional en faisant poser les journalistes des autres pays avec une pancarte « Mar para Bolivia » .

L'Argentine bien lancée

L'Albiceleste avait laissé une impression mitigée lors de sa première sortie. Impériale en première mi-temps, laxiste en seconde face au Paraguay. Mi-figue, mi-raisin. Dans un derby toujours au couteau face à l'Uruguay, les hommes de Tata Martino ont prouvé qu'ils en avaient sous le capot. Sans réaliser un match exceptionnel, les Argentins ont affiché une certaine solidité et ont remporté un duel important au cours duquel Javier Pastore est apparu en forme. De bon augure avant les quarts que l'Argentine devrait aborder en tant que première de son groupe. A priori, la faible Jamaïque ne suffira pas pour lui barrer la route.

Le coup de folie de Vidal

Mais quelle mouche l'a piqué ? Telle était en substance la question que se posait tout le Chili au lendemain de l'accident de voiture subi - ou provoqué ? - par un Vidal en état d'ébriété. Profitant de la clémence de son sélectionneur Jorge Sampaoli, le Juventino est resté dans l'équipe. Se mettant à dos une bonne partie de l'opinion publique, le Chilien a pourtant, sportivement parlant, fait preuve de bon sens. Car l'homme à la Ferrari rouge est sans doute le meilleur joueur de ce début de Copa. Déjà auteur de 3 buts et d'une passe décisive, Vidal porte à lui seul, sur ses épaules, une équipe pas encore tout à fait réglée. Reste à voir si ses coéquipiers, qui affichaient une unité de façade, vont accepter le passe-droit qui lui a été accordé. À Vidal de continuer à briller sur le terrain, ou la suite risque d'être bien plus difficile.

Par Arthur Jeanne, au Chili
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Juventine7 Niveau : CFA2
Le plus triste cest que si Le Chili gagne la Copa avec Vidal en protagoniste, "l'opinion publique" lui mangera dans la main..
Frenchies Niveau : CFA
groupe A: où plus faible ne fût pas celui attendu !
l'Equateur étant bien moins solide qu'au mondial ...
un Chili Bolivie en "choc" c'est une bonne surprise :) et ça en serait une encore plus grande que le résultat ne soit pas celui qu'on attend !
Un nul profiterait au Mexique qui prendrait la tête du groupe ...

groupe B: le groupe avec 3 gros + la jamaïque ...
avec le plus gros choc de cette troisième journée:
uruGuAY - paraGuAY ... une histoire d'homme sensibles quoi ^^
> L'Argentine va récupérer la tête !

groupe C: superbe triangulaire à 4 (:p) alors que sur le papier y avait que 2 gros!
et ça serait dingue que le brésil perde tout d'ailleurs ... en étant défait par les vouvouzuela qui "confirmeraient" après avoir surpris la colombie + les autres qui feraient un nul!!!
à l'évidence ça couperait la tête de Dunga (il est temps)
votezquimby Niveau : Loisir
ce n'est pas Bacca sur la photo mais Murillo!
El-jefecito Niveau : CFA
Murillo le colombien ressemblerait pas un peu à Gimenez l'uruguayen ?
Qu'est ce qui se passe si l'invité mexicain finit en tête du groupe?
Qu'on mange dans la main de Vidal après son match de fou contre le Mexique, ça ne m'étonne pas plus que ça (2 buts + 1,5 Passe décisive). Qu'il se mette une torche en plein milieu d'un tournoi et qu'il plante sa voiture, je ne vois pas trop ce que ça a affaire la dedans, si son taff c'est de jouer au foot. Ce qu'il fait plutot bien, d'ailleur. Ok, c'est un personnage publique, mais jusqu'à preuve du contraire on n'a pas son taux d'alcoolémie et il a présenté des excuses publiques. C'est une plutôt belle copa america jusque maintenant, j'espère qu'on aura encore une belle surprise avec le Pérou ou la Bolivie, la passion de ces pays pour le foot mérite un joli parcours.
oui, enfin en 2011, ça avait déjà été bien surprenant, avec le Pérou et le Venezuela en demi-finales. En fait c'est une compétition homogène, beaucoup plus que les phases de qualif Am Sud avec les matchs aller-retour.
Je pense quand même que le Chili et l'Argentine sont aujourd'hui les deux grands favoris, devant le Brésil.
Mais je ne comprends pas trop pourquoi pour la dernière journée de poules, les matchs sont en décalé! ça va avantager certaines équipes, ça... Pour les télés?
J_Vous_Lavezzi Niveau : Ligue 1
Message posté par El-jefecito
Murillo le colombien ressemblerait pas un peu à Gimenez l'uruguayen ?


Le problème avec les sud-américain, c'est qu'ils se ressemblent tous.
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