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Conte, avis de sabordage

Logiquement couché à l'Etihad Stadium dimanche, Chelsea étire un peu plus la parenthèse de doutes dans laquelle Antonio Conte a enfermé le club depuis l'été dernier. Cette défaite est la sienne, mais aussi celle d'une situation irrespirable où même la C1 semble n'être d'aucun recours.

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Une image et une seule, pour résumer l’affaire : celle d’un joueur qui sort de scène, le visage secoué par l’expérience vécue, sans un regard pour ce qui intéresse alors les supporters d’un Chelsea battu sans se battre à l’Etihad Stadium, dimanche (0-1). On joue alors la 90e minute, Manchester City se contente de gérer un avantage logiquement acquis après la pause à la suite d'un enchaînement cagade de Christensen + inspiration de David Silva + finition hargneuse de Bernardo Silva. Antonio Conte est sous les eaux. Il est trop tard, l’Italien le sait, mais voilà qu’il décide de sortir Eden Hazard plombé, par les choix tactiques d’un coach incapable de répondre à Pep Guardiola, qu’il avait pourtant brillamment maîtrisé la saison dernière, lors de la dernière défaite en date de City à domicile (1-3, le 3 décembre 2016). Le Belge sort de la leçon en cours, ne regarde pas Conte, se cache sous sa capuche. Sur le moment, la scène est surréaliste, mais brutalement humaine : le fait que le meilleur joueur des Blues se retourne, à son tour, contre les décisions d’un coach que l’on sait depuis plusieurs semaines sur une corde prête à craquer, dit beaucoup de ce que Chelsea, champion d’Angleterre en titre venu à Manchester dimanche pour une passation de pouvoir amère, est devenu en l’espace de quelques mois à peine. Plus tôt, Antonio Conte avait fait lever Álvaro Morata avant de lui faire renfiler sa veste sans que quelqu'un n’y comprenne grand-chose. Comme si, plus que jamais, le natif de Lecce ne savait plus quoi faire.

Cinq points et mille lieues de Tottenham

Il y a eu de ça, définitivement : dimanche, alors qu’il avait installé un onze sans buteur, animé par un trio offensif Willian-Hazard-Pedro, et privé de N’Golo Kanté, malade, Conte aura mis 78 minutes à faire bouger son organisation. 78 minutes avant de faire entrer Olivier Giroud, dont le profil a été réclamé à cor et à cri lors du mercato hivernal, dans une partie où le scénario appelait un point de fixation pour faire respirer des Blues asphyxiés par le pressing agressif et permanent d’un City autoritaire, finement organisé autour de la magie de Sané, le trio impérial Gündoğan-De Bruyne-Silva, et un ballet collectif imperturbable. À l’Etihad, Chelsea est donc tombé pour la troisième fois consécutive à l’extérieur toutes compétitions confondues et a enregistré sa huitième défaite de la saison en Premier League. C’est beaucoup pour un candidat au big four et les Londoniens pointent aujourd’hui à cinq points – et mille lieues – de Tottenham. À qui la faute ? Aux départs de Costa et de Matić, auxquels le club a mal répondu l'été dernier ?

Ce serait donc autre chose, c’est global : c’est les joueurs, le coach, les dirigeants. Aujourd’hui, Chelsea est dans une crise interne, profonde, et doit, en plus, gérer la défiance publique d’un Conte qui a encore affirmé cette semaine que le board ne lui avait pas filé les moyens de ses ambitions, ainsi que les lacunes sportives de certains hommes (Pedro, Christensen, Rüdiger, Fàbregas qui disparaît lorsque Kanté est absent...) là où l’entraîneur italien a mis en marge certains autres (Cahill, David Luiz). Cette défaite à City est la sienne, comme s'il cherchait à se saborder, et celle d’un club qui a tordu l’aiguille de sa boussole, et ce, alors qu’un déplacement capital à Barcelone se profile. Un voyage qui pourrait définitivement scier la branche sur laquelle Conte tient encore en équilibre. Mars est souvent un mois de révolution à Chelsea, ça ne semble pas être en passe de changer.




Par Maxime Brigand
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