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Comment un gardien doit-il sortir dans les pieds ?

Comme on l'a vu à Geoffroy-Guichard la semaine dernière, la sortie dans les pieds est un exercice sensible. Pourtant pas le plus manchot, Stéphane Ruffier a ainsi concédé un piqué de Javier Pastore, puis un pénalty sur un micro-contact avec Ezequiel Lavezzi. Reste à savoir comment s'y prendre pour bien faire.

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On a connu Stéphane Ruffier plus impérial dans ses bois. Dimanche dernier, face au PSG (2-2), l'homme possédant un tronc d'ébène en guise de buste s'en est allé chercher deux fois en quelques minutes le ballon au fond de ses filets sur des situations appelant à des sorties dans les pieds. L'une par l'assistance de Bayal Sall permettant à Pastore d'ajuster l'ancien Monégasque. L'autre par le zèle d'Anthony Gautier, abusé dans les grandes largeurs par Ezequiel Lavezzi et son saut de l'ange sur un contact qui n'a de contact que le nom. Un contact donc amenant la subtile panenka d'Ibra. Mais le problème est ailleurs. Stéphane Ruffier est-il exempt de tout reproche sur ces deux coups-là ? Oui et non, comme nous l'expliquent trois portiers de métier consultés sur le sujet, Philippe Flucklinger, Vincent Fernandez et Simon Pouplin.

Si mini-touchette il y a, c'est évidemment "non" pour le pénalty. « Sur ce coup-là, Ruffier n'est pas protégé dans le sens où il sort, écarte les bras au moment où il voit qu'il ne l'aura pas mais est tout de même pénalisé par un arbitre qui se laisse un peu abuser par ces joueurs qui ont tendance à toucher le ballon coûte que coûte, même si le ballon part n'importe où derrière » , juge Vincent Fernandez, retraité de la cage castelroussine depuis la saison dernière. Philippe Flucklinger, passé par Strasbourg, Montpellier et Metz entre 1986 et 1999, est du même avis : « Le coup de Lavezzi, c'est un scandale de siffler là-dessus, même si je conçois que ça va très vite et que c'est dur à analyser. » Quant à Simon Pouplin, il se montre un brin fataliste et concède que ce genre de situation est un moyen d'avancer : « Bien sûr que c'est injuste, mais peut-on en vouloir à quelqu'un qui truque ? Avec le vécu, on apprend à sortir de telle façon qu'on ne peut que difficilement concéder un pénalty, ça vient avec le temps. »

Lloris, Barthez ou Olmeta, les modèles

Est-ce un phénomène nouveau que de voir autant de mecs se jeter comme s'ils voulaient passer sous les roues d'un TGV ? Pas vraiment, le Bordelais Zlatko Vujovic dans les eighties ou le Phocéen Fabrizio Ravanelli dans la décennie suivante ont prouvé qu'un Nenê ou un Valbuena n'ont rien inventé. D'ailleurs plus largement, ni ces truqueurs, ni l'accroissement de la vitesse de jeu n'ont fondamentalement modifié la raison d'être de cet exercice où il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Aujourd'hui occupé à passer ses diplômes d'entraîneur des gardiens, Vincent Fernandez analyse trois temps dans une sortie dan les pieds : « Tu as d'abord l'analyse qui amène une réaction, c'est-à-dire le moment où tu sais que tu dois y aller parce que l'attaquant a poussé un peu plus le ballon par exemple. Ensuite, tu as la course, où tu dois faire preuve d'explosivité, de peps. Et puis tu trouves la dernière phase, qui est technique puisque tu dois jaillir tout en faisant en sorte que ton corps constitue le meilleur barrage possible à l'adversaire. »

Si on redécoupe une à une les séquences, on a d'abord la lecture du jeu, peut-être la plus difficile à travailler pour un dernier rempart selon Philippe Flucklinger, aujourd'hui délégué régional pour la région sud-est pour l'UNFP : « Le côté kamikaze qui t'oblige à te jeter dans les pieds quitte à prendre un coup, c'est pas le plus dur. D'ailleurs, tous les gardiens à ce niveau sont obligés de l'être. Mais la lecture, c'est-à-dire l'analyse te faisant partir au bon moment sur une passe en profondeur ou une course, c'est quelque chose d'inné presque. C'est du ressenti pur et dur, il n'y a pas de technique. » Vient ensuite le jaillissement, art où un Hugo Lloris excelle aujourd'hui comme Olmeta ou Barthez. Le divin chauve avait la particularité d'être tout autant capable de fondre à 200 à l'heure sur l'attaquant en face - si on se souvient par exemple du carton face à Ronaldo le 12 juillet 1998 - mais aussi de rester sur ses appuis pour offrir le moins de possibilités : légèrement fléchi et les mains positionnées le long des tibias, prêtes à partir. A ce jeu-là, tout est question de tempo selon Simon Pouplin : « Avec les attaquants d'aujourd'hui, qui gardent toujours le ballon à moins de quarante centimètres de leurs pieds ou presque, tu ne peux pas donner la solution trop vite. Si tu arrives trop fort et que tu te jettes, le mec va te mettre un ballon par-dessus facilement par exemple. » Voilà pourquoi Ruffier n'est pas exempt de tout reproche sur le premier pion et le petit lob de l'ancien Palermitain, facile tant le golgoth se couche tôt et gère mal sa course sur l'action.

Des approches différentes à l'étranger


Et le portier sochalien de poursuivre son exposé sur la question du troisième temps, celui où le corps doit boucher le plus d'angle à l'adversaire : « Il n'y a pas une sortie qui est pareille selon qu'on te vient face à toi, sur le côté, etc. Mais ce qu'il y a de sûr, c'est que même si tu réussis à sortir au bon moment et rapidement, ça n'aura pas servi à grand-chose si jamais tu n'utilises qu'un tiers de ton corps pour bloquer le ballon. Il faut vraiment utiliser tout son corps comme un obstacle. » Vincent Fernandez le rejoint : « La bonne sortie, ce n'est pas celle où tu y vas avec les mains, où tu es plus en danger. C'est celle où ton corps fait complètement opposition, où le ballon vient atterrir contres les abdominaux. » Quitte à parfois y aller comme un désaxé de l'école Harald Schumacher pour faire peur au mec d'en face ? La méthode présente plus de risques que d'avantages selon les trois intéressés. « Tu peux le faire à l'entrainement, sur des jeux réduits à 4 vs 4 ou 5 vs 5. Là, comme tu connais les mecs d'en face et qu'ils te connaissent aussi, il peut y avoir une part d'intox. Mais pas en compétition, où il faut que tu sois sûr de l'avoir sur la fois où les deux fois où tu dois y aller » , appuie Flucklinger.

A écouter nos trois experts, on pourrait donc en déduire qu'il n'existe qu'une seule et même école. Mais non. Que nenni ! Simon Pouplin, qui a passé quelques-unes de ses années de footeux à Fribourg, a pu constater que l'approche germanique est toute autre : « Personnellement, je ne suis pas forcément à l'aise avec cette méthode à la française car je l'ai finalement peu pratiquée en Allemagne. Là-bas, on n'est pas vraiment adepte. Pour eux, l'idée est d'occuper le plus d'espace dans le but, mais pas d'aller se jeter à la mort dans les pieds d'un adversaire. » Les gestuelles d'un Oliver Kahn ou d'un Manuel Neuer parlent d'elles-même, ils ont tendance à se contorsionner tel un Thierry Omeyer pour boucher le plus de vide autour d'eux et perturber ainsi le porteur de balle. Quant à l'école anglaise...

Par Arnaud Clement
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