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Comment se remettre d'une humiliation ?

Mardi soir, le Brésil a connu la honte. La pire défaite de son histoire. Balayé par l'Allemagne en quelques minutes, cette claque monumentale va avoir des effets secondaires sur le devenir de la sélection nationale. Et avant de se projeter sur le Mondial 2018, il va falloir se relever...

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Coup de sifflet final, pas de prolongation. Dans le stade du Mineirão de Belo Horizonte, la bronca résonne pendant quelques secondes avant de laisser place aux chants du kop allemand présent, fier de la raclée que vient d'infliger sa Mannschaft au pays organisateur, sans la moindre once de pitié. Une défaite par six buts d'écart, en demi-finale d'une Coupe du monde, du jamais vu. Une nation quintuple championne du monde, à la recherche d'une sixième étoile depuis douze ans. Une gifle qui va traumatiser, à coup sûr, toute une génération de Brésiliens: « Des enfants attendaient ce titre, en particulier les enfants qui n'ont pas vu le Brésil champion en 2002, explique la psychologue infantile brésilienne Idáira Amoretti sur le site Zero Hora. C'est le public qui sera le plus touché. L'impact a été très rapide. En seulement 30 minutes, les enfants ne pouvaient pas intégrer ce qui se passait. Je pense que ça va prendre quelques jours pour qu'ils puissent digérer » . Digérer c'est une chose, se remettre d'un tel choc en est une autre.

Pour l'éternité


Les pleurs du peuple auriverde après seulement vingt-cinq minutes sont symboliques du mal-être national. Dépités, certains supporters sortent même après moins d'une demi-heure de match. Les autres restent, en sachant pertinemment que la rééducation va être très longue. Et particulièrement lente. « On ne se remet pas de ça en une journée, confie Jean-Cyrille Lecoq, psychologue de la Fédération française de football entre 1996 et 2003. Il faut du temps pour digérer une défaite comme ça. Le plus dur pour Luiz Felipe Scolari, c'est de réussir à remobiliser une équipe avant la rencontre pour la troisième place, parce que contre l'Allemagne, il n'y avait plus d'esprit de groupe, il n'y avait que des individualités. Face à une équipe qui en face a fait le match parfait. » Le maillot est sali, et même avec un petit but inscrit en fin de match, l'honneur brésilien en a pris un sacré coup. Si le contexte n'est pas le même entre une demi-finale de Mondial et un match du championnat de France, Le Mans a également connu ce statut de victime lors de la dernière journée de Ligue 2005-2006. Ce soir-là, au stade de Gerland, les Sarthois encaissent un 8-1 contre la machine Olympique lyonnais, sacrée pour la cinquième fois consécutive. Aligné au milieu, Guillaume Loriot se souvient de l'après-défaite. « Même si le score à la mi-temps était déjà lourd, on a essayé de se dire : "Allez, on repart comme si y avait 0-0" en essayant d'oublier cette première période catastrophique, en essayant de se remettre sur de bons rails. Mais bon... Ça marque, quand même. 8-1, ça fait quand même beaucoup. Je me rappelle plus trop si la presse nous avait descendus ou pas. Mais ça fait mal hein, ça fait vraiment mal. Une défaite comme celle-ci, tu ne peux jamais l'oublier. » Et encore, quand on s'appelle Le Mans, ça peut passer, mais le Brésil...

« Avoir quelqu'un de meilleur en face de vous ne signifie pas que vous êtes mauvais »


Oui, personne n'oubliera cet affront et on en reparlera encore pendant des décennies. Pour le peuple brésilien, c'est une balafre à vie. Pour l'éternité, même, selon les médias locaux. Car la réalité, c'est aussi celle-ci : devant un cataclysme national, le Brésil n'est pas mort pour autant. Et comme le veut l'adage, ce qui ne tue pas rendrait plus fort. Ouvrir les yeux, sentir ses jambes, se relever, lever la tête et marcher, sans faire attention au regard des autres et penser à dédramatiser, surtout pour les plus vulnérables mentalement. « Discuter avec ses enfants sera important pour les parents, énonce Idáira Amoretti. Il faudra faire passer cela uniquement pour un jeu. Il ne faut surtout pas dire que les joueurs étaient mauvais ou que la sélection était mauvaise. Avoir quelqu'un de meilleur en face de vous ne signifie pas que vous êtes mauvais. L'adulte doit dire à l'enfant que personne n'est infaillible, et qu'il faut maintenant aller de l'avant. » Voilà le défi que le Brésil de demain doit déjà s'imposer s'il veut redonner un sens à l'avenir.

Par Antoine Donnarieix et Victor van den Woldenberg
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Adrinho78 Niveau : DHR
En écrivant correctement le titre?
Je vais demande a JMLarqué comment faire pour échapper a une brève SF

pour l'humiliation,ce n'est que du foot
HarveyKeitel Niveau : DHR
Tu te retires, comme Jospin

Ou tu lâches rien et t'écris un torche-cul, comme Domenech

Problème : s'en sont-ils vraiment remis ces deux-là ?
Ressortir la photo de Ronaldinho et son harem de fesses?
Tu te mets en position foetale et tu pleures beaucoup.
A un moment ça passera.
Michelle Obama (au centre) semble déjà relativiser...
N'empêche, finale cauchemardesque pour les brésiliens à la maison. Voir l'ennemi juré gagner, ou l'équipe qui leur a mis une branlée historique ?
"avant de laisser place aux chants du kop allemand présent, fier de la raclée que vient d'infliger sa Mannschaft au pays organisateur, sans la moindre once de pitié"

Oh les méchants allemands froids et sans scrupules hahaha La presse française devrait un peu recycler ses classiques, ça sent le réchauffer à force...

Ton équipe gagne une demi finale par six buts d'écart contre un quintuple champion et tu aurais pleuré par solidarité?? Mes fesses oui, t'aurais fait un grand cocorico!
Moui enfin ça n'est que du foot...
Que des gamins soient traumatisés par cette défaite pendant pls jours, au point de faire intervenir une psy, ça en dit long sur l'état de délabrement de la conscience du peuple brésilien (ou tout autre peuple qui considère le foot comme la quintessence de la vie) : moi ça me fait peur.
Claude le Gentil Niveau : CFA
Note : 14
une cuite, et ça repart
nononoway Niveau : CFA
"Ce n'est que du foot" mais va expliquer ça à un gosse passionné... Ça va être dur mais c'est tout une génération qui va vite apprendre a relativiser...
*somagic* Niveau : CFA
Comme Marcelus Wallace...
En se vengeant à "la moyennageuse"...
Note : 5
On parle encore du bus (on parlait avant le mondial) 4 ans après en France.

On parle encore de la défaite du Brésil à domicile contre l'Uruguay 64 ans après.

Maintenant, je vais répondre à votre question: après ce 7-1 à domicile, au Brésil, ils s'en remettront JAMAIS, en tout cas pas les joueurs.

J A M A I S.

Et c'est horrible.
Ehrmantraut Niveau : Loisir
Message posté par Claude le Gentil
une cuite, et ça repart


Pour eux çà sera une "Dirk Cuite" et çà repart.
joueà2dansle4-4 Niveau : District
Que fout Jamel Debouze avec une casquette du Brésil et deux bras ? (cf photo)
hisoka
Message posté par innerself
N'empêche, finale cauchemardesque pour les brésiliens à la maison. Voir l'ennemi juré gagner, ou l'équipe qui leur a mis une branlée historique ?


Je me met a la place des brésiliens je préfére 1000 fois que l'Allemagne remporte le trophé. les allemands ont été meilleur, eux pas du tout et surtout se sont laissé submergé par l'émotion les supporters et les soucis politique (qu'on leur a vicieusement mis sur le dos).

Le brésil en pleine tourmente sportive et politique et qui voit en plus leur pire ennemi prendre le trophé chez eux ??? ça va être extrêmement dur à avalé.Rien de pire que de voir celui que tu déteste le plus gagné chez toi, c'est comme s'il te pissait dessus...

En plus les argentins sont moqueur ils risque de pavoisé dans les rues de rio imagine les affrontements qu'il pourrait y avoir entre brésiliens et argentins, les allemands eux vont gagné et rentré chez eux tranquille donc ça na rien a voir

A mon avis il est inconcevable pour un brésilien qu'il s'abaisse a supporter l'argentine et je pense que pour le bien ddu pays leur bourreau doit ABSOLUMENT gagné...Et oui on appel ça la cruauté du destin.
Note : 1
Oh ca va nous faire une sacree generation de philosophe ou de poete.
Si ça pouvait les faire relativiser un peu aussi...

C'est beau toute cette passion mais ça frise l'hystérie collective en am sud quand même.

Comme disait Bodmer, ce n'est que du foot. ça fait mal mais personne ne meurt à la fin quoiqu'il arrive (ou presque) c'est génial.
Ça devient ridicule avec le pédopsychiatre qui nous parle d'enfants traumatisés par le match.

Concernant le parallèle d'hisoka avec Knysna ça me paraît douteux, on était dans le domaine de l'éthique et du comportement (même si sportivement c'était à chier), là on est dans le sportif à 100%. Si les brésiliens avaient fait la même ça aurait été déchéance de nationalité voir un règlement de compte à la Escobar.
Message posté par syroz
Si ça pouvait les faire relativiser un peu aussi...

C'est beau toute cette passion mais ça frise l'hystérie collective en am sud quand même.

Comme disait Bodmer, ce n'est que du foot. ça fait mal mais personne ne meurt à la fin quoiqu'il arrive (ou presque) c'est génial.


Oui mais les pauvres n'ont pas grand chose d'autre à quoi se rattacher,ils vivent dans une telle merde.
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