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Comment se réaliser dans un club où l'on se sent mal ?

La question de l'épanouissement professionnel existe aussi dans le foot. La preuve avec les dernières déclarations de Claudio Beauvue dans Ouest France. Même s'il a démenti, le problème est sur la table.

Lacazette, Fekir, Beauvue... Ça claque sur le papier, mais sur le terrain, c'est loin d'être le cas. Avec la méforme du premier, la blessure du second et les soi-disant problèmes d'intégration de l'ancien Guingampais, l'OL se retrouve une main devant, une main derrière, alors qu'elle aurait pu se régaler toute la saison. Mais là n'est pas le principal problème de Claudio Beauvue. Ce qu'il déclare va au-delà du carré vert, bien plus loin que les statistiques. Ses propos tenus dans une interview à Ouest France, et notamment sur sa relation avec Lacazette, vont dans ce sens : « Après la photo publiée en juin (où ils sont en vacances ensemble, ndlr), tout le monde a décrété que nous étions copains, mais sur le terrain, c'est autre chose. » Même si l'attaquant s'est ravisé en avouant ne pas comprendre l'interprétation de ses propos, ça soulève un tout autre problème : non, tous les joueurs de foot ne sont pas heureux, et « le plus beau métier du monde » n'échappe pas aux effets secondaires du monde professionnel.

Allié ou concurrent ?


S'il existe de nombreuses sources au mal-être professionnel (routine lassante ou encore des soucis avec la hiérarchie) dans le cas présent, c'est le changement d'environnement qui semble en être la source. Ce que confirme Pascal Anger, psychologue du travail : « Déménager, avoir de nouveaux collègues, de nouvelles habitudes d'entraînement, ça peut perturber. » Et c'est arrivé à d'autres joueurs avant l'interview de Beauvue. Forcément, quand on est un top joueur dans son ancien club, l'intégration est plus difficile : « On n'est pas tous égaux face au stress et à l'adaptation du travail. Il y en a pour qui c'est plus facile de s'intégrer, mais il y a surtout plusieurs façons de le faire. Certains privilégieront l'aspect sportif, en jouant au football, tandis que d'autres préfèrent créer des liens sociaux. Simplement. »

Pour Claudio Beauvue, les liens semblaient tissés avec ses nouveaux coéquipiers, notamment grâce à ses origines guadeloupéennes qui le rapprochent d'Alexandre Lacazette, mais ses récentes déclarations ont semé le doute aussi bien dedans qu'en dehors du vestiaire. Enfin, une bonne intégration dépend aussi de la situation dans laquelle on arrive au club. « Est-ce qu'on est imposé ? Est-ce qu'on est bien accueilli ? Est-ce qu'on est perçu comme un concurrent ou comme un allié ? C'est tout ce ressenti qui est important... » Et oui, se fondre dans la masse n'est pas donné à tout le monde, mais heureusement, pour ceux qui ont de grands sabots, comme pour les timides, il existe quelques solutions.

« On peut devenir le mouton à cinq pattes »


En cas d'intégration ratée ou retardée, il y a plusieurs possibilités : « Il faut essayer de se défouler, d'en parler, parce que le malaise au travail peut vous anéantir, et vous faire baisser au niveau de votre énergie, de votre libido et de beaucoup d'autres choses. » La communication, c'est la clef d'une adaptation réussie. Les footballeurs sont comme nous, des êtres humains. Dans la vie de tous les jours, quand ça ne va pas, on sort boire un verre, on va faire un tour, ou on discute, tout simplement. Et dans un club de foot, c'est pareil. Ni plus ni moins. Mais le plus dur, ça n'est peut-être pas de vider son sac. Encore faut-il se rendre compte qu'il est plein.


La plupart des joueurs diront que tout va bien, qu'il n'y a pas de malaise, comme l'a fait Beauvue en se rétractant sur ses déclarations. Pascal Anger : « Dès qu'on est dans une nouvelle équipe et qu'on pointe des dysfonctionnements, c'est toujours dangereux. On peut devenir le mouton à cinq pattes. Il vaut mieux s'intégrer d'abord et ensuite pouvoir dire des choses. » Mais il faut quand même faire attention à ne pas tomber dans le déni : « C'est important de s'apercevoir très tôt pour ne pas être pris dans la spirale et arriver au burn-out. Il faut prendre du recul pour faire le point et comprendre ce qui ne va pas. » Même Tony Soprano s'est allongé dans un divan, alors pourquoi pas Claudio Beauvue ?

Par Benjamin Asseraf et Ugo Bocchi
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