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Comment retrouver les balles perdues par Kurzawa ?

En ratant ses dix-sept centres face au Luxembourg, Layvin Kurzawa a confirmé qu'il souffrait d'un mal bien plus profond qu'il n'y paraît. Mais comment assurer la protection des spectateurs face à ces balles perdues ? Comment régler sa mire et, surtout, faut-il forcément réparer ses organes de visée ? Éléments de réponse.

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« Une balle perdue, c’est une balle qui n’atterrit pas dans la cible que l’on visait au début, ou qui est issue d’un tir non voulu. Selon le type d’arme utilisé et en fonction de la distance, elle peut engendrer des blessures graves ou irréversibles, voire mortelles.  » Le ton est grave. Car dans le milieu de la balistique, Mikaël Petit est un expert. Un as de la trajectoire, un crack du revolver. Aujourd’hui commandant de compagnie à la gendarmerie de Senlis, l’homme décroche rapidement son téléphone et prévient d’entrée : « En revanche, aujourd’hui, je ne travaille pas. » Mais rapidement intrigué, même sur son jour off, par l’affaire qui concerne notre équipe de France, la curiosité du savant prend le dessus sur le père de famille. Car l’affaire est complexe, et dure depuis des mois. Des mois d’interrogations, de non-dits et d’étranges messages publiés sur les réseaux sociaux. Critiqué après de piètres performances avec le Paris Saint-Germain, Layvin Kurzawa voit désormais le malaise s’étendre à l’équipe de France. La question est sérieuse : où diable passent ses centres ? Dimanche dernier à Toulouse, le latéral gauche est entré dans la légende en devenant le premier joueur depuis dix ans à tenter et rater autant de centres sous le maillot Bleu : zéro réussite sur dix-sept tentatives. Et face au Luxembourg qui plus est. Petit, également ancien chef du département balistique de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, craint le pire : «  C’est vrai qu’on est plutôt spécialisés dans tout ce qui est homicide par arme à feu. Mais on peut aussi être saisi sur tout ce qui est afférent aux armes à feu, comme des dysfonctionnements, par exemple.  » Voilà qui tombe bien, le fusil gauche de Layvin Kurzawa semble défectueux. Alors, sabotage ou dérèglement de base du matériel ?

« Dangereuses sur plusieurs kilomètres »


Tout d’abord, il convient de rappeler à quel point retrouver une balle perdue sur un terrain de football est un travail ardu. Car dans le cas où celle-ci ne terminerait pas sa course dans un innocent, comme c’est parfois le cas, elle pourrait s’échapper dans la nature. Et ainsi que Mikaël Petit le confesse, être dangereuse sur « plusieurs kilomètres » : « Quand on parle de gros calibre, on est plutôt sur des armes de grande chasse, comme un .300 Winchester Magnum, pose-t—il. C’est pour tirer du gros gibier. Ce type de projectile peut être dangereux sur une distance de deux à quatre kilomètres, et on a une capacité lésionnelle très importante. » Sauf qu’après mesure, les ballons utilisés lors des rencontres officielles font près de 22 centimètres de diamètre, et on peut donc aisément les qualifier de «  très gros calibre  » . Un stade de football s’étendant tout au plus sur 400 mètres de longueur en comptant les tribunes, on peut donc facilement se représenter le danger d’une balle tirée sans maîtrise. Dès lors, pourquoi confier une telle arme aux pieds d’un tireur inexpérimenté ? Notre spécialiste évoque une autre piste d’aide pour Kurzawa, celle du sabotage. D’après lui, « une arme peut avoir un déréglage dû à l’opération extérieure d’une personne » . Alors qu’il faisait partie des meilleurs centreurs du championnat lorsqu'il était à Monaco, Layvin Kurzawa semble aujourd’hui souffrir d’un mal inexplicable, qui pourrait donc trouver son explication dans une « mauvaise chute  » , qui aurait « abîmé ses organes de visée » . Mais comment l’aider à remettre tout cela en place ?

Tapoter avec des petits coups de marteau


Mikaël Petit : « On entend souvent des gens qui disent : "J’ai touché la personne qui était à côté de moi, or je voulais tirer dix mètres à côté." C’est un mécanisme de défense classique. Donc pour voir si l’arme est effectivement défectueuse, on la teste. » À Layvin d'arrêter les justifications, et de se soumettre à une batterie d’exercices afin de savoir si les actes de son pied gauche sont effectivement indépendants de sa volonté. « On tape avec un marteau à plusieurs endroits pour voir s’il y a un décrochage du percuteur » , explique Petit. En possession d’un tel outil, le latéral pourrait donc, selon toute vraisemblance, tapoter sur ses crampons afin de tester leur fiabilité et, le cas échéant, remplacer la pièce défectueuse. Pire encore, l’excuse qui consiste à dire « Je n’ai pas appuyé sur la détente, le coup est parti tout seul » , encore un classique selon Petit. Une fois, d’accord. Mais à dix-sept reprises ? Notre homme, qui rappelle ne pas être en pouvoir de condamner qui que ce soit, souligne que ce n’est pas à lui de juger : « Dire que la balle n’est pas à l’endroit où elle devrait être, c’est déjà un acte d’enquête. L’expert est seulement là pour apporter des éclairages aux juges et aux jurés. Nous, on reste des hommes de science. » Un homme de science parfaitement complémentaire avec Olivier Giroud et Antoine Griezmann, premières victimes des balles perdues par le défenseur parisien. Des balles qui, l'enquête le dira, pourraient avoir été mortelles pour ses ambitions de titulaire.




Par Théo Denmat
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