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Comment relance-t-on son gardien de but ?

Critiqué et franchement moins tranchant en 2015, Salvatore Sirigu est pointé du doigt au Paris Saint-Germain. L'Italien est clairement dans le dur, et le club de la capitale tente des choses pour relancer son portier aux yeux bleus. Oui, mais quoi ? Comment relance-t-on un numéro 1 ? On va prendre l'exemple du Parisien.

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En lui mettant une vraie concurrence dans les pattes


Pour la Ligue 1, Salvatore Sirigu est suffisant. À 28 ans, l'Italien a le talent qu'il faut pour être au niveau dans les rencontres de championnat, même lors des gros matchs. C'est lorsque la route s'élève que le Sarde commence à coincer. Comme le PSG version QSI, Sirigu s'arrête toujours en quart de finale. À l'heure actuelle, l'ancien de Palerme compte trois quarts de finale au compteur, soit six matchs. Sur les six matchs, il n'a été décisif sur aucun, encaissant systématiquement un but au passage (11 en six matchs si on veut être précis). Pas une parade à se mettre sous la dent. Pourquoi ? Parce que l'Italien ne se sent jamais vraiment en danger. Quand il regarde par-dessus son épaule, il aperçoit Nicolas Douchez qui, entre deux concerts de Skip the Use, joue les matchs de Coupe. Difficile de se sentir en danger. Pour stimuler Sirigu, il faut lui faire peur. Lui mettre un gros poisson dans les pattes et lui faire comprendre que sa place n'est plus assurée. Chelsea a balancé Courtois sur la route de Čech, par exemple. Ce n'est pas pour rien que le dossier « gardien » est omniprésent dans les couloirs du PSG. Depuis un an, les candidats se sont bousculés : Čech, Ospina, Casillas, Lloris, etc. Dernièrement, c'est l'Allemand Kevin Trapp qui a été lancé à la cantonade. Suffisant pour faire flipper l'Italien ? Après tout, c'est comme dans un couple. Si ton conjoint ne sent plus le danger, il/elle termine en jogging sur le canapé à s'enfiler du Nutella devant L'amour est dans le pré. Et là, c'est déjà foutu. Un homme averti en vaut deux.

En changeant de staff technique


Cela fait maintenant un an que Nicolas Dehon, l'entraîneur des gardiens, est pointé du doigt. L'arrivée du mentor havrais de Steve Mandanda en provenance de l'OM a coïncidé avec le déclin de Salvatore Sirigu. De là à y voir un rapport direct… Une chose est sûre, Sirigu était très attaché à Gilles Bourges, l'ancien entraîneur des gardiens, et c'est avec lui qu'il avait vraiment donné sa pleine mesure dans la capitale. Dans ce milieu, le rapport entre les gardiens et le coach est primordial. Récemment, la direction sportive de l'AS Monaco avait décidé de se séparer d'André Amitrano, l'entraîneur des gardiens. Le courant ne passait pas entre le staff technique portugais (Leonardo Jardim et Luis Campos) et l'ancien gardien de but de l'OGC Nice. « Dédé » a donc été remercié mi-juin. Sauf que depuis trois ans, Amitrano avait fait de Danijel Subašić un gardien de Ligue des champions. Le Croate était très lié à son coach et l'a fait savoir en haut lieu. Moralité, Amitrano a été prolongé d'une saison. Au PSG, il sera peut-être temps de placer l'Italien dans une relation de confort avec sa doublure et son entraîneur.

En le plaçant sur la liste des transferts


On appelle ça l'effet Grégoire Puel. Début janvier, l'OGC Nice décide de placer le fils de sur la liste des transferts. Cela fait six mois que le latéral droit est appelé « courant d'air » par les spectateurs de l'Allianz Riviera. Une fois son nom proposé à qui en veut, Grégoire a commencé à mieux jouer. Durant la période du mercato d'hiver, Grégoire Puel a été un bon footballeur. La peur du vide ? Du départ ? La honte ? L'égo ? La chance ? Un peu de tout. Une chose est sûre, Sirigu est actuellement dans un confort incroyable. D'autant qu'il a été prolongé jusqu'en 2018 il y a peu. Pour piquer au vif son gardien et voir ce qu'il a dans le bide, rien de mieux que de lui faire miroiter une rupture. Tu veux que l'on reste ensemble ? Montre-moi à quel point tu m'aimes.

En lui faisant des câlins


« J'ai besoin de me sentir aimé. » Combien de fois ce refrain de lover a-t-il été chanté par un footballeur ? Comme beaucoup d'êtres humains, les footeux marchent à l'affect. Il faut les flagorner, les installer dans une certaine confiance et leur dire constamment qu'ils sont les meilleurs. Dans ce registre, « Papa » Nasser est le meilleur, lui qui cajole ses joueurs un à un à la fin de chaque match dans les vestiaires. Au fond, peut-être que Salvatore Sirigu a besoin tout simplement d'un peu d'amour. Gardien, c'est un drôle de boulot. Là, seul dans sa cage, dans une tunique différente, avec des règles à part puisqu'il est le seul à pouvoir se servir de ses mains. Même l'entrée sur le terrain pour s'entraîner se fait en marge du groupe. Pour être un bon gardien, il faut être solide. Soliste et un peu fou. Pour montrer à Sirigu qu'on l'aime, on lui fait un montage vidéo de ses plus beaux matchs, on le regonfle à bloc et on dit publiquement que c'est lui le meilleur. Cœur pour lui.

Par Mathieu Faure
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