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Comment Michu a forcé son destin

Joueur moyen de Liga, Michu est devenu le petit dernier de la Roja grâce à son aventure galloise à Swansea. Atypique au possible, le natif d’Oviedo est un joueur loin du cliché espagnol et de ses petits à la technique aiguisée. Son formateur et son ancien capitaine du Rayo Vallecano nous le racontent.

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20 10
« Mata est le symbole de notre formation, car il est aujourd’hui l’un des meilleurs joueurs de Premier League. Mais celui qui symbolise le plus l’esprit "azul" est Michu, car il est passé par toutes les catégories du Real Oviedo : des poussins jusqu’à l’équipe première. L’un a le palmarès, l’autre l’identité d’Oviedo.  » Voilà comment Fermín Álvarez, directeur de la Cantera du Real Oviedo, explique les différences entre Juan Mata et Miguel Pérez Cuesta, aka Michu. Différence de parcours tout d’abord, entre un surdoué passé par le Real Madrid et Valence, aujourd’hui à Chelsea, et un attaquant a priori des plus lambdas passé par Celta Vigo et le Rayo avant de prendre une envergure inattendue en s'envolant pour Swansea. Différence de profil, entre un technicien hors pair et un attaquant tout en grinta et abnégation. Mais aujourd'hui, les deux anciens d'Oviedo sont réunis sous le maillot étoilé de la Roja. Grâce à une blessure de David Villa, mais pas que. Son parcours tortueux le prouve, Michu est un persévérant. Un type que personne n'attendait, mais qui a cru en son destin.

Son formateur : « Il ne comprenait pas toujours le jeu  »

Passé par toutes les catégories d’âge du Real Oviedo, Michu n’était en rien programmé pour endosser un jour le maillot espagnol. « C’est un grand bonheur, et une grande surprise de le voir dans la meilleure sélection du monde, se réjouit Fermín Álvarez. Il a connu une trajectoire très particulière et n’était pas forcément prédestiné à y arriver. Mais il a fait preuve d’une très grande maturité.  » Autrement dit, Michu a travaillé. Beaucoup. Car des défauts, il y en avait à gommer : « Son principal défaut était de ne pas toujours comprendre le jeu. Il ne savait pas forcément quand il fallait faire une pause dans le jeu, ou accélérer. Lui allait toujours vers le but. Après, c’était également sa force principale dans les catégories de jeunes : son efficacité devant le but » , raconte son formateur. Pourtant, après avoir quitté son Real Oviedo en 2007 pour le Celta Vigo, il n’a que très peu marqué en Liga. Seize buts en quatre saisons. Autant dire une misère pour un attaquant de pointe.

À l’été 2011, il débarque dans le plus grand anonymat au Rayo Vallecano. Dans la banlieue de Madrid, dans un club excentrique à bien des égards, il s’épanouit. Surtout, il est l’une des pierres angulaires dans le maintien du club. «  Au Rayo, l’entraîneur l’a fait jouer un peu plus devant, comme attaquant de pointe, alors qu’au Celta, il jouait plus au milieu, se souvient Roberto Trashorras, toujours capitaine du Rayo. Et grâce à ce repositionnement, il a beaucoup marqué ! » Comme à la dernière seconde du dernier match de cette même saison, où il inscrit le but du maintien face à Grenade. Une quinzième banderille annuelle qui lui offre un bon de sortie pour la Premier League. Contre un modique chèque de 2,5 millions d’euros, le Swansea de Laudrup se l’accapare. « Swansea est une bonne option sportive et économique, avoue-t-il lors de son transfert. Compter sur la confiance de Laudrup est la chose la plus grande qui pouvait m’arriver.  » Une confiance qui va rapidement porter ses fruits. À la fin de sa première saison avec la formation galloise, l'Espagnol affiche des statistiques de patron : 18 buts en championnat et quatre en coupe, de quoi offrir la Coupe de la Ligue anglaise aux Cygnes. Costaud.

Michu : « Sur le terrain, je suis un peu bizarre »

La raison de cette soudaine réussite est peut-être à chercher dans sa tête. Michu est le genre de type à n'avoir peur de rien. Comme lui-même l’avoue dans une interview au País, « sur le terrain, je suis un peu bizarre et spécial » . Bizarre, mais apprécié. Très proche de ses supporters, il est souvent le joueur adulé de l’équipe. À Oviedo, il est même « une idole  » , selon Fermín Álvarez : «  Il s’est très bien comporté avec le Real (dans les années 2000, alors que le Real Oviedo connaît deux descente consécutives, il décide de rester au club, ndlr), et continue à le faire (il a donné de sa poche l’an dernier pour sauver le club du dépôt de bilan, ndlr), comme un héros. Au club, il est toujours en contact avec tout le monde. » Au Rayo, les Bukaneros et le reste des supporters lui doivent un sauvetage in extremis. « Surtout, c’est une bonne personne. Michu peut paraître un peu timide, mais pas lorsqu’on le connaît. Et c’est un gagnant qui veut toujours se battre  » , ponctue Roberto Trashorras. Ne reste plus qu’à prouver à Vicente del Bosque que son talent est à la hauteur de son état d’esprit. Ce qui n’est pas une mince affaire.

Par Robin Delorme, à Madrid
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malheuresement il risque de faire les frais de l'arrivée de diego costa. c'est pooo juste, tcho.
Ce mec a une force de caractère, une volonté, une force franchement surprenante pour un espagnol.

A le voir, on se demande si ce n'est pas un ex-joueur devenu completement taré avec sa barbe et son regard.

Je pense cependant que son jeu ne correspond que moyennement au jeu de sa selection nationale. C'est dommage, il vient de loin, il a envie.

Je prefère voter Michu à Diego Costa. Question de feeling.
didier gomis Niveau : CFA
le Brandao espagnol en somme ...
RadamelFalcao Niveau : Loisir
"Seize buts en quatre saisons. Autant dire, une misère pour un attaquant de pointe."

Sauf que Trashorras nous explique juste après qu'il jouait milieu au Celta?
Robin Delorme Niveau : District
Message posté par RadamelFalcao
"Seize buts en quatre saisons. Autant dire, une misère pour un attaquant de pointe."

Sauf que Trashorras nous explique juste après qu'il jouait milieu au Celta?


Lo siento. J'ai oublié "une misère pour un attaquant de pointe de formation". J'espère que le reste te plaît.
Bonne lecture
GenzoLloris Niveau : DHR
Je dis chapeau au Steve Savidan des Asturies pour cette première sélection (en remplacement de Vila certes) à 26 ans bien sonné à la Roja soit un âge de plus en plus canonique dans le milieu du football actuel.
LE RIbery et le DroGba espagnol des personnes qui éclate a 25- 26ans, il a faim,il vient de loin, il a des principes(sauver son club formateur), il lui reste à signer dans un club plus huppé style Arsenal et vous verrez!!!
Dendecuba Niveau : CFA
Note : 2
Suffit de faire sa michutoneuse et voila tu l'as forcé ton destin ;)
Mille fois mériter pour le Michu. Et dire qu'il n'a couté que 3 millions à Swansea !

C'est vrai qu'en France on préfère mettre 10 millions sur Thauvin...

Bravo à Swansea pour son international... et la future grosse plus-value qu'il risque de faire.
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