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Comment Lyon va se relancer contre le Zénith

Avec un seul point en trois rencontres, l'Olympique lyonnais pourrait dire au revoir à la Ligue des champions ce mercredi en cas de défaite contre le Zénith St-Pétersbourg. À moins que l'OL et Jean-Michel Aulas ne sortent le grand jeu pour inverser la tendance.

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Les Lyonnais le savent, ce match contre le Zénith à Gerland est celui de la dernière chance. Afin de mettre toutes les chances de son côté, Hubert Fournier a imposé un seul et même exercice à ses joueurs depuis dimanche : revoir en boucle les trois derniers matchs de poule du Newcastle version 2002-2003. Dans un excès de zèle, Samuel Umtiti tape une crise d'épilepsie au bout de son quinzième visionnage, deux heures avant le coup d'envoi. Milan Biševac trop juste, Hubert Fournier sort Bakary Koné de la cave. Probablement la « folie organisée » qu'il a mentionnée la veille en conférence de presse. Mais force est de constater que la recette marche moyennement. Face à des visiteurs qui se sentent chez eux à Gerland, les Gones sont tétanisés et bouffés dans tous les compartiments du jeu, plus particulièrement l'engagement. Depuis le banc, les preneurs de son de Canal Plus arrivent à voler les quelques mots d'Hubert Fournier à son adjoint Bruno Génésio : « 'chier, j'aurais plutôt dû leur passer Gladiator... » Faut dire que la charnière Yanga-M'Biwa-Koné tend plus à rassurer l'attaque russe que le camp lyonnais. À la pause, le Zénith mène logiquement 2-0, sur deux accélérations de Hulk, quand les Rhodaniens n'ont eu aucune situation si ce n'est une tête de Koné sur le poteau d'Anthony Lopes. Impassible en tribunes, Jean-Michel Aulas s'éclipse discrètement cinq minutes avant la fin du temps réglementaire.

Lacazette en a plein le dos


Au retour des vestiaires, les Gones ne sont pas forcément transcendés, mais obtiennent coup sur coup deux penaltys peu flagrants aux 49e et 52e. Manque de bol, Alexandre Lacazette tire deux fois largement au-dessus. Après chaque échec, il s'adresse à Mathieu Valbuena en grimaçant et se tenant les reins : « C'est parce que j'ai mal aux lombaires. » À la 65e se produit le tournant du match : Yanga-Mbiwa découpe Hulk qui partait au but sans qu'on ne sache trop bien si c'était volontaire ou pas. Malgré une vilaine fracture ouverte du tibia à la vue de laquelle Axel Witsel fait un malaise, le défenseur lyonnais n'écope que d'un jaune. L'arbitre lui dit simplement de « faire plus attention la prochaine fois » . Choqués, les joueurs d'André Villas-Boas ne mettent plus un pied devant l'autre et concèdent un nouveau penalty à un quart d'heure de la fin sur une « Ravanelli » signée Tolisso. Lacazette prend son courage à deux mains, ainsi que le ballon, ce sur quoi Yanga-MBiwa lâche à haute voix « Te crois pas à la Coupe du monde de rugby, tocard ! » L'attaquant lyonnais s'écroule, en pleurs et en se tenant l'omoplate, ce qui oblige Fournier à le remplacer par Maxwell Cornet. Avant que Mathieu Valbuena ne transforme la pénalité et ne lance la remontada rhodanienne.

Souviens-toi Eindhoven 2005


Ultra-dominateur territorialement, l'OL s'impose à l'arrache 3-2 après 18 minutes d'arrêts de jeu qu'explique difficilement l'intervention du SAMU en 7 minutes 32 secondes pour évacuer le moribond Hulk et son incroyable fracture. C'est Claudio Beauvue qui claque les deux buts de la délivrance, le second juste avant le coup de sifflet final avec un hors-jeu de cinq bons mètres. Heureux, Jean-Michel Aulas attend ses joueurs à l'entrée du vestiaire. Sourire jusqu'aux oreilles, il prend Yanga-Mbiwa dans ses bras avant de lui dire, plein d'amour dans les yeux : « Tu as été parfait, une défense autoritaire comme je les aime. » À la sortie du stade, plusieurs témoins auraient aperçu les trois membres du trio arbitral avec une grosse valise ainsi qu'une caisse de montres de luxe. Devant les micros des chaînes de télé qui l'interrogent sur un éventuel arbitrage maison, Aulas reste d'un calme olympien : « Et le penalty sur Nilmar en 2005, on en parle ? » De son côté, en conférence de presse, Hubert Fournier admet qu'il a fallu « procéder à quelques ajustements tactiques à la pause pour faire face à des menaces spécifiques, pas grand-chose » . Sans oublier d'ajouter que « on s'est un peu fait peur en manquant deux penaltys, mais je n'accuse personne hein. » Les plus beaux exploits se produisent quand chacun joue son rôle à merveille...

Par Nicolas Jucha
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Cheric Zghemmfour Niveau : CFA
Lyon va gagner ce soir, au moment ou la majorité ne les pensent pas capable de le faire.Ils ne se qualifieront pas pour les huitièmes,cela dit.
ZidaneLeMagnifique Niveau : DHR
Bien parti pour en tout cas. (Merci So Foot)
Message posté par Cheric Zghemmfour
Lyon va gagner ce soir, au moment ou la majorité ne les pensent pas capable de le faire.Ils ne se qualifieront pas pour les huitièmes,cela dit.




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