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Comment Liverpool et le FC Séville sont devenus des capitales européennes ?

Liverpool et Séville vont se disputer l'honneur de soulever la Ligue Europa. Deux clubs a priori trop faibles pour convoiter la Ligue des champions, mais qui n'ont aucun scrupule à se construire une légende européenne différemment. Car il n'y a pas de petites victoires à l'échelle européenne.

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Ce mercredi, Liverpool et le FC Séville vont se disputer la Ligue Europa 2016. Pour un total de 13 trophées européens cumulés, sans compter les Supercoupes d'Europe glanées par les deux écuries. Autant dire que la petite sœur de la toute puissante Ligue des champions oppose cette saison deux vraies places fortes du Vieux Continent. Ce qui est plutôt valorisant pour une compétition que les clubs français considèrent souvent plus comme un encombrement qu'une opportunité de se montrer. Dans le nord de l'Angleterre comme dans le sud de l'Espagne, au contraire, la C3 relève d'une importance majeure. Pour des raisons historiques chez les Reds, et une prise de conscience plus récente chez les Andalous.

Liverpool, l'héritage de Bill Shankly


« Comme pour une grande part de sa culture et de son identité, la recette du savoir-faire de Liverpool repose solidement aux pieds de Bill Shankly » , explique Paul Manning. Président du club City of Liverpool FC, un club semi-pro qui fera ses débuts en août prochain, il est surtout supporter des Reds depuis quatre décennies. À ses yeux, l'entraîneur écossais est celui qui a « mené les premières épopées » du club du nord de l'Angleterre en compétition européenne. Une demi-finale de Ligue des champions 1965 contre l'Inter Milan, puis une finale de Coupe des coupes perdues contre le Borussia Dortmund. « En l'espace de deux ans, Liverpool avait fait plus sur la scène continentale que beaucoup de clubs en 50 ans » , explique fièrement Manning. Mais ce n'est pas tout, au-delà du pur résultat sportif, « il y avait des histoires, des controverses, de la passion, des victoires glorieuses et des défaites frustrantes, ainsi qu'un feu brûlant chez Shankly, un désir de succès qui a contaminé le Kop scouse » . Dans la légende populaire liverpuldienne, il y a donc pêle-mêle « la première fois où l'on a joué tout en rouge contre la redoutable Inter Milan, la folie des supporters du Celtic Glasgow ou encore - pour ceux qui y étaient - des suspicions de corruption lors de la première demi-finale à San Siro contre l'Inter » . C'est ainsi qu'ont été bâties « les fondations pour les succès nationaux, mais aussi européens qui allaient suivre dans la décennie suivante. » Depuis, Liverpool a connu quelques déconvenues, mais surtout tapé presque tous les grands noms du football européen. Tout en remplissant son armoire à trophées de cinq Ligues des champions et trois Coupes de l'UEFA, ancien nom de la C3, tout en offrant quelques matchs de légende comme la finale de 2001 contre Alavès (5-4 ap), celle de 2005 contre l'AC Milan (3-3 victoire aux tirs au but après avoir été mené 3-0 à la pause) ou la récente qualification contre le Borussia Dortmund en quarts de finale. À défaut d'avoir parfaitement négocié le virage du football business et de ne plus être champion d'Angleterre depuis 1990, « Liverpool a renforcé sa place dans l'élite européenne depuis sa première demi-finale en 1965. On est seulement derrière le Real Madrid en matière de finales atteintes, et derrière le Real et l'AC Milan en Coupes d'Europe gagnées. On fait clairement partie du patrimoine historique européen sur et en dehors du terrain. » Ce qui n'est pas encore totalement le cas du FC Séville, où les supporters n'ont pas besoin d'avoir l'ancienneté de Paul Manning pour avoir connu les prémices d'une vraie culture de la gagne en Europe.

Séville, le déclic de 2006


« La culture européenne du club est récente, elle date de la première victoire en 2006 » , tranche Julien Escudé, défenseur du club espagnol de 2006 à 2012. Il a vécu la victoire contre Middlesbrough en finale de la Coupe UEFA 2006, quand l'équipe andalouse n'avait jamais passé les huitièmes de finale précédemment. Depuis, il y a eu trois nouvelles victoires dans l'épreuve et une possible passe de trois si Liverpool tombe sous les coups de Kevin Gameiro et sa bande. Une réussite insolente qui résulte d'une logique implacable pour Escudé : « En Espagne, le contexte est particulier. Le Real Madrid, le Barça et l'Atlético de Madrid sont quasiment assurés de leur place en Ligue des champions. Donc pour disputer la C1 ou gagner la Liga, c'est quasiment impossible. Forcément, pour un club comme le FC Séville, la Ligue Europa, c'est crucial, car c'est la compétition la plus prestigieuse à portée de tir. » Un raisonnement qui vaut aussi pour les clubs de Ligue 1 - excepté le PSG - incapables d'exister en Ligue des champions, mais qui préfèrent souvent snober cette compétition énergivore, car elle n'est pas assez lucrative. « La Ligue 1 dépérit à cause de cela, aucun club n'arrive dans le dernier carré de la C3 et ne se donne les moyens de la gagner, estime à regrets Escudé. Pourtant, un club comme Lyon, actuellement juste pour la Ligue des champions, peut faire de belles choses en Ligue Europa. » Pour le défenseur, il ne faut pas pointer du doigt Guingamp ou Saint-Étienne, « à leur niveau dans l'épreuve » , mais plutôt « les gros clubs derrière Paris, qui devraient jouer la C3 à fond, car c'est un moyen de gagner du prestige, de progresser plus vite, de faire éclore des joueurs. » En clair, les bénéfices indirects sont conséquents, et même les supporters des clubs titrés en ont conscience.


« Nos supporters se présentent comme ceux d'un club vainqueur de la Ligue Europa »


« En 2006 et 2007, ce n'était pas une question d'argent pour nous, la prime de victoire n'était pas si importante » , assure le joueur formé à Rennes. Pour les lauréats, la première récompense d'une victoire européenne, c'est « le prestige pour le club et les supporters. Ces victoires européennes nous ont beaucoup donné. Nos supporters, ils se présentent comme les supporters d'un club vainqueur de la Ligue Europa. » Ce que pour le moment ne peuvent faire les suiveurs de l'OM, Lyon ou Monaco, contrairement à ceux de Porto, du Shakhtar Donetsk ou du CSKA Moscou. « En France, on a tendance à dénigrer la compétition, à vouloir s'y qualifier, mais ensuite à ne pas la jouer à fond en mettant les remplaçants. À Séville, Juande Ramos faisait tourner l'effectif sur toute la saison, et il ne mettait pas la plus faible équipe en Ligue Europa. Si l'adversaire était a priori plus faible en Liga, c'est là qu'il lançait des remplaçants. On voulait aller loin. » C'est aussi un peu ça la culture européenne, ne pas avoir peur d'avaler les matchs et les kilomètres. À l'image d'un Paul Manning qui ne peut s'empêcher de citer le nom des équipes qui ont un jour affronté ses Reds, pour ses bons comme ses mauvais souvenirs. « Bayern Munich, Barcelone, Bruges, Borussia Moenchengladbach, Saint-Étienne, Benfica, Aberdeen, Real Madrid, Benfica... » On pourrait y passer toute une soirée européenne.

Propos recueillis par Nicolas Jucha
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