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Comment les Napolitains vivent la trahison de Higuaín

Passer du Napoli à la Juventus a toujours été vu comme un grand affront par les supporters
azzurri. Encore plus lorsqu’il s’agit de l’idole du San Paolo qui chantait sous la Curva avec les tifosi et qui a inscrit son nom dans l’histoire de la Serie A avec le maillot napolitain. Immersion au cœur d’une ville bouleversée par une haute trahison.

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« Solo la maglia. Il resto non conta. » Plusieurs murs de la vieille ville de Naples arborent cette phrase. La traduction, littérale, est la suivante : « Que le maillot. Le reste ne compte pas.  » La ferveur des supporters napolitains envers leur équipe est incontestable et elle le devient plus encore dans les moments compliqués, comme, par exemple, les jours qui ont suivi les examens cliniques de Gonzalo Higuaín avec le staff médical de la Juventus. Mais, au-delà de cette phrase éternelle qui marque une passion fière, les tifosi de la seule équipe du Sud de l’Italie capable de gagner un Scudetto crient leur rage à l’attaquant argentin, qui a décidé de quitter le soleil et la mer pour rejoindre le brouillard et le froid de Turin. Comme motivation, la recherche des titres qu’il n’a pas pu conquérir avec le Napoli, toujours pas au niveau de la Vecchia Signora. «  Il s’est échappé comme un voleur ! » peut-on entendre dans la centrale via Roma, où les offenses les plus fréquentes sont aussi les plus dures, exprimées avec la force du dialecte, car le vernaculaire a toujours plus de puissance et de vérité dans les moments de tristesse.


Dans San Gregorio Armeno, célèbre rue où les artisans vendent des santons, la statue d’Higuaín avec le maillot de la Juventus est déjà prête. C’est la manière particulière des locaux de représenter l’officialité de la trahison. La statue est accompagnée par un « Core ngrato » (cœur ingrat ndlr) qui, jusqu’alors, avait été réservé uniquement à José Altafini, qui lui aussi avait laissé Naples pour Turin et avait fini par marquer un but décisif contre son ex-club. Pas de larmes, que de la haine sur les visages des gens dans les bars où le café est plus amer que d’ordinaire. « On lui a donné tout notre cœur, avec nous il a joué la meilleure saison de sa vie, et il nous remercie comme ça » , dit une voix flottant dans l’air.


Cependant, la pancarte la plus explicative est celle qui a été posée à l’extérieur du centre sportif où l’équipe est en train de se préparer pour la nouvelle saison, à Dimaro. Un éloquent « Higuaín infame » est le reflet d’une rage collective qui ne regarde pas au récent passé et à son record de 36 buts en championnat. Aller à la Juve, après avoir joué au Napoli, n’est pas accepté par des supporters aveugles et offusqués. Une déferlante de gros mots marque les opinions d’un peuple qui se sent non seulement abandonné, mais surtout trahi.


Pendant ce temps, quelqu’un a enlevé toutes les images du joueur installées sur le terrain d’entraînement de l’équipe et plusieurs supporters ont jeté leur maillot dans la poubelle ou dans les toilettes, même si le summum du mauvais goût est représenté par son image dans un camion de poubelle.

Nicolás, le frère qui a changé de couleur


« Maintenant il va se tatouer quoi sur l’autre coté de son abdomen ? La Mole de Turin ? » dit en colère un supporter pendant qu’il coupe en plusieurs morceaux le maillot numéro 9 qui porte le nom du traître. La référence est claire : Nicolás Higuaín, frère et agent du joueur né à Brest, avait rendu hommage à Naples avec un tatouage qui représente Pulcinella, le typique masque de la ville, après avoir proclamé sur Twitter « Forza Napoli sempre » . Et c’est lui-même l’autre cible des insultes des Napolitains : « Il y a quelques mois, il se référait à la Juve en tant qu’équipe aidée par les arbitres et maintenant il a pris un accord avec eux. Quel salaud ! » s’exclame un autre supporter visiblement vexé.


« Si tu ne peux pas battre ton ennemi, fais alliance avec lui.  » Ce célèbre proverbe de Jules César a été appliqué à la perfection par les frères Higuaín, qui ont choisi de passer du bleu clair du Napoli, d’une nuance entre le ciel et la mer, au blanc et noir de la Juventus. C’est surtout ce jeu apparemment hypocrite qui a énervé les Napolitains. Dans la foule, la voix la plus puissante dit : « Ils ont attendu presque le dernier moment pour partir, juste deux jours avant la fin de ses vacances. » « Ils ont même pas eu le courage d’aller à Turin, car ils ont fait les examens cliniques à Madrid » , dit Andrea, 32 ans, qui a vécu l’enfer de la Serie C, mais n’arrive pas à cacher sa déception.

Pire que Quagliarella


À Naples, où la tombola est un jeu incrusté dans l’histoire et la culture de la ville, beaucoup de monde a déjà parié sur la combinaison 9 et 71, respectivement le numéro qu’Higuaín portait dans son dos et le chiffre qui signifie « l’homme de merde  » dans la tombola. C’est une conséquence logique dans un lieu qui vit le foot avec une intensité unique. Cette ville que Gonzalo disait défendre quand il s’unissait avec les supporters dans un chant qui a fait le tour du monde et qui avait créé un lien semblant indissoluble entre la Curva et l’Argentin. Mais non, finalement, cela n’a pas été le cas.



Higuaín a donc changé Naples pour Turin comme Altafini, Ferrara et Quagliarella. Ce dernier paye encore aujourd’hui le prix d’être passé à l’ennemi sous forme de sifflets toutes les fois où il joue au San Paolo ; mais le cas de l’Argentin fait beaucoup plus mal : « C’est bien pire que le cas de Quagliarella. Lui est napolitain c’est vrai, mais il avait été expulsé par le vestiaire, donc il était presque obligé de partir  » , dit encore Andrea, qui se rappelle que Gonzalo même avait dit : « Je ne m’allierais jamais à la Juve » , le rival éternel.

Pas à la Juve, pas lui !


Il y a trois ans, en partant de Madrid, Higuaín avait refusé d’aller à la Juve selon le conseil de papa Jorge – l’un des rares joueurs à avoir joué à Boca Juniors et à devenir plus tard un symbole de River Plate – qui l’avait convaincu avec ces mots: « À Turin tu vas gagner facilement, mais ça sera un titre comme un autre. Si tu gagnes à Naples, tu entreras dans l’histoire, comme Maradona. » Évidemment, l’histoire ne s’est pas répétée au San Paolo pendant que Gonzalo portait le maillot azzurro. L’impatience de soulever un titre important – et pas une Coupe d’Italie ou une Supercoupe, gagnées avec Rafa Benítez sur le banc – a incité l’Argentin à rejoindre l’ennemi, le symbole du Nord concret et tout puissant, aux antipodes du Sud joyeux mais pauvre de prestige. Higuaín part donc de Naples, un endroit où il était aimé beaucoup plus que dans son pays, qui l’a souvent critiqué pour ses performances avec l’équipe nationale et où les supporters l’accusaient d’être un « pecho frío » (sans couilles).


Une décision brusque et soudaine, qui a blessé l’orgueil des Napolitains, mais pas seulement d’eux à en croire l’opinion de Fernando Signorini, ancien entraîneur de Maradona et amoureux de Naples : « Je ne peux même pas imaginer ce que Diego a pensé quand il a su pour le transfert. Lui qui avait refusé la Juve car il ne pouvait pas trahir les Napolitains… »

Par Antonio Moschella, à Naples
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