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Comment le Milan AC a-t-il été relégué en 1982 ?

Le Milan AC réalise un début de saison très, très compliqué. Partout, on peut lire que les Milanais n’avaient pas connu un départ aussi catastrophique depuis la saison 1981/82. Très bien. Mais alors, en 1981/82, que s’était-il vraiment passé ?

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Nous sommes en 2013. La Serie A bat son plein. La Roma et la Juventus caracolent en tête, l’Inter et la Fiorentina font le trou. Mais il y en a un qui galère. C’est le Milan AC. Les Rossoneri sont actuellement dixièmes du classement, avec 19 points de retard sur le leader, et seulement quatre points d’avance sur la zone de relégation. C’est simple : jamais Milan n’avait effectué un début de saison si calamiteux sous Berlusconi, qui est arrivé au club en 1985. En revanche, juste avant, en 1981 très précisément, Milan avait également vécu un départ flop. Comment cela s’est terminé ? Avec une relégation à la fin de la saison, la dernière de l’histoire du club milanais. Retour en arrière pour resituer le contexte. En 1978/79, le Milan AC de Nils Liedholm domine la Serie A, et s’impose au sprint final avec le Perugia de Castagner et la Juventus de Trapattoni. Pour les Rossoneri, il s’agit là du premier Scudetto depuis onze ans, et, surtout, il s’agit là du dixième titre national, synonyme d’étoile sur le maillot. Bref, tout va bien. Mais la saison suivante, un cataclysme va venir balayer l’Italie et toutes les certitudes de l’époque : le Totonero.

Une première relégation, une première remontée

On connaît tous, plus ou moins, l’histoire du Totonero. Des joueurs, dirigeants et clubs de Serie A et B truquaient des matchs de championnat à travers des paris clandestins. Deux joueurs du Milan AC, Enrico Albertosi et Giorgio Morini, sont concernés, avec le soutien du président de l’époque, Felice Colombo (coupable, notamment, d’avoir remis à Morini 20 millions de lires pour que ce dernier puisse faire taire deux commerçants au courant des combines). Le championnat 1979/80 se dispute donc dans cette atmosphère surréelle. Milan termine à la troisième place, mais est finalement déclassé à la dernière position après la sentence de la justice sportive. Le club est relégué pour la première fois dans son histoire. Heureusement, le purgatoire ne va durer qu’une année. Milan termine premier de Serie B et remonte immédiatement en Serie A, avec la ferme intention de rattraper le temps perdu lors de la saison qui arrive. La fameuse saison 1981/82, donc.

Pendant l’été, le club passe entre les mains d’un nouveau coach, Luigi Radice, ancien joueur milanais. Très peu de recrutement : Maurizio Venturi de Brescia, Dario Dona de Varese, Adelio Moro d’Ascoli, Roberto Mandressi de Côme et un certain Joe Jordan, de Manchester United. Mais si, Joe Jordan. Le mec que Gattuso a provoqué en duel tête contre tête lors d’un Milan-Tottenham il y a quelques années… Milan débute sa saison en disputant la Coupe d’Italie qui, à l’époque, commence par une phase de poules qui ont lieu juste avant le début de la Serie A. Le club rossonero est éliminé dès le premier tour d’une façon qui, quelque part, annonce déjà que la saison va être compliquée : alors que les Rossoneri mènent 2-1 contre l’Inter (et qu’ils sont donc qualifiés pour les quarts de finale), Giuseppe Bergomi égalise à la 89e minute, qualifie l’Inter et élimine Milan. Le championnat débute donc, déjà, avec la gueule de bois. Et les deux premiers matchs ne sont pas franchement enthousiasmants : 0-0 contre l’Udinese, 0-0 contre la Fiorentina. Les tifosi l’ont déjà compris : cette saison ne sera pas placée sous le signe du plaisir.

Radice out, Galbiati in

Mais lors de la troisième journée, Milan réalise un premier coup. Grâce à un but contre son camp de Ferrario, le Diavolo s’impose 1-0 au San Paolo de Naples. Enfin, la saison est lancée, se dit-on. Mais la suite fait rapidement retomber l’enthousiasme : Milan perd à domicile contre la Juve (0-1), s’incline lors du derby (0-1) et, surtout, prend une dérouillée le 1er novembre sur la pelouse de Catanzaro, 3-0. Nous arrivons à la 8e journée, Milan ne compte que 5 points (victoire à 2 points, à l’époque) et, surtout, n’a marqué qu’un seul but en championnat, qui plus est un csc. Ce tabou est finalement rompu par Joe Jordan le 8 novembre, lors d’un nul 1-1 à domicile contre Côme. Les journées se succèdent et les victoires n’arrivent toujours pas. Les seuls succès sont obtenus à l’arrache à domicile, contre Cagliari (1-0) et Cesena (1-0). À la mi-saison, Milan vante 12 points au compteur et se trouve en position de premier relégable. La situation devient urgente et les tifosi commencent à craindre de retourner immédiatement en Serie B. Pourtant, les dirigeants de l’époque se veulent rassurants, et continuent d’accorder leur confiance à Radice.


Mais dès le début de la phase retour, ils finissent par se résigner. Milan s’incline à domicile contre l’Udinese (0-1), puis sur la pelouse de la Fiorentina (1-0). Radice n’y survit pas : le coach est viré et remplacé par l’entraîneur de la Primavera, Italo Galbiati, ancienne bandiera du club de Lecco, formé à… l’Inter. Galbiati connaît là sa première expérience en tant que coach, et va rapidement comprendre la difficulté de la situation. S’il réussit à prendre un point contre Naples et à s’imposer à domicile contre Bologne (2-1), les résultats sont, par la suite, toujours aussi catastrophiques. Tout va mal : même le président, Morazzoni, démissionne et est remplacé par Giuseppe Farina. Le 4 avril, Milan s’incline à domicile contre la Roma et a pratiquement déjà un pied en Serie B, alors qu’il reste cinq journées. Mais un miracle va alors se produire. Milan se met enfin à jouer, plus avec le cœur qu’avec le talent. Les Milanais s’imposent chez le Genoa (victoire 2-1, alors qu’ils étaient menés 1-0 à un quart d’heure de la fin), battent Avellino, puis tiennent le nul contre Cagliari et le Toro. Il reste alors une journée, et Milan a désormais toutes les chances de se sauver.

La bourde de Castellini

Mais la dernière journée va être à l’image du reste de la saison : cruelle. Milan se déplace sur la pelouse de Cesena. Pour se sauver, le calcul est assez simple : il faut gagner et espérer une défaite du Genoa sur la pelouse du Napoli, ce qui est complètement envisageable sachant que les Napolitains sont quatrièmes du classement. Mais les choses tournent mal. À la 42e minute, Cesena ouvre le score par Garlini. Milan attaque, mais encaisse un deuxième but à l’heure de jeu. À 2-0, les carottes sont presque cuites et pourtant, sur l’autre pelouse, Naples fait le job en menant 2-1 contre le Genoa. L’équipe de Galbiati va alors connaître un sursaut d’orgueil incroyable. Le sursaut de celui qui ne veut pas mourir. Joe Jordan réduit l’écart (67e), Romano égalise (72e) et, à la 81e minute, Antonelli complète le miracle avec le but du 3-2 qui sauve virtuellement le Milan AC. Il reste quelques instants à jouer, et le gardien du Napoli, Luciano Castellini, va changer le cours de l’histoire. Sur un corner et un coup de tête plutôt anodin, il se déchire complètement et permet au Genoa d’égaliser. Le coup de massue est terrible pour les Milanais : ce but décrète leur relégation en Serie B. La seule vraie relégation sportive (et non administrative) de l’histoire du club. Depuis ce terrible 16 mai 1982, Milan est devenu l’un des clubs les plus titrés au monde avec, entre autres, 8 Scudetti et 5 Ligues des champions. Comme quoi, une relégation peut aussi avoir des bénéfices. Rarement, hein.

Eric Maggiori
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