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  3. // David Villa à l'Atlético Madrid

Comment l'Atlético Madrid a pu se payer David Villa ?

Sans bruit, l'Atlético de Madrid vient de réussir l'un des plus beaux coups du mercato. À savoir le recrutement de David Villa pour seulement 2,1 millions d'euros (plus bonus). Les Colchoneros s'assurent la relève de Falcao et David Villa le droit de rester en Liga.

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Et au beau milieu du n'importe quoi du mercato, David Villa signa à l'Atlético de Madrid. En moins de 140 signes, le CM des Colchoneros a émoustillé son monde. Car il ne faut pas s'y tromper : la venue du Guaje au Vicente Calderón est la plus belle affaire de l'été en Espagne. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Pour 2,1 millions d'euros – et des bonus pouvant atteindre un montant total de 5,1 millions – Diego Simeone tient le remplaçant de Radamel Falcao. Un renfort de poids – on parle du meilleur buteur de l'histoire de la Roja tout de même – à moindre prix qui mérite quelques éclaircissements. Explications en trois temps, trois mouvements.


L'Atlético pour le Mondial le choix de David Villa

Fiorentina comme Tottenham ont joué les sangsues. D'abord enchanté par le projet des Spurs, David Villa a pourtant décidé de rester en Espagne. En vacances dans ses Asturies natales, il avait même préparé ses cliques et ses claques pour Londres. La brève visite de José Luis Caminero et de Miguel Ángel Gil Marín aura tout changé. En l'espace de quelques heures, le directeur sportif et le membre du board de l'Atlético (également fils de) l'ont convaincu d'enfiler la liquette rojiblanca pour les trois prochaines saisons. Remplaçant numérique de Falcao, David Villa a reçu comme promesse du temps de jeu. Après sa vilaine blessure et une période de turbulences au Barça, cette donne lui ouvre grand les portes du Mondial brésilien, son obsession. Côté salaire, le Guaje s'assied sur les onze millions d'euros qu'il aurait dû toucher au Camp Nou. Au Vicente Calderón, ses émoluments seront de six millions annuels – soit le salaire du Kun lors de sa dernière saison madrilène. Pour sûr, le Jean-Pascal espagnol n'est pas à plaindre.

La Barça tient parole, ou presque

Ce transfert, c'est aussi l'histoire d'un pacte. Donné partant à l'hiver dernier, David Villa avait été retenu par Tito Vilanova. Bon gré mal gré, l'intéressé avait accepté à une condition : le laisser seul maître de son destin l'été suivant. Parole tenue. Mais en ne récoltant « que » 2,1 millions d'euros dans ses caisses, le Barça a-t-il pour autant bradé David Villa ? La réponse est moins catégorique qu'elle n'y paraît. La Fiorentina et Tottenham proposaient certes une offre de trois à quatre millions supérieurs, le FCB n'en reste pas moins perdant. Si David Villa reste à Madrid lors de la saison 2014-2015, deux millions supplémentaires rentreront dans les caisses blaugrana. S'il y termine son contrat, un dernier million sera reversé au Barça. En cas de revente, le club catalan se réserve 50 % de la vente. Bref, tout le monde s'y retrouve. D'autant plus qu'en quittant la Catalogne, David Villa laisse filer onze millions d'euros. Une somme qui faisait de lui le deuxième plus gros salaire du vestiaire culé.

L'âge de raison des Colchoneros ?

Avec le départ de Radamel Falcao, l'Atlético se devait de trouver une nouvelle pointe au calibre international. Les 60 millions du Colombien laissaient présager un mercato alléchant. Mais non. D'une, parce que la globalité de cette somme astronomique n'a pas atterri dans les caisses de l'Atlético. Et de deux, parce que l'Atlético connaît une dette abyssale. Alors que le fair-play financier prétend s'installer en Liga lors de cette nouvelle saison, le club du Sud de Madrid ne peut se permettre des folies à deux chiffres. Les pistes Džeko, Negredo ou encore Soldado, bien que réelles, étaient vouées à l'échec. Le cas de l'attaquant sévillan en est l'illustration parfaite. Déjà d'accord avec le joueur, le board colchonero n'a pu répondre aux attentes financières du FC Séville. À savoir dix millions cet été, dix autres dans un an. À moindre coût, David Villa montre tout de même que l'Atlético n'a pas perdu de sa superbe. Mieux, avec Diego Simeone à sa tête, il a sans doute gagné en crédibilité, lui, le club aux penchants schizophrènes. Et qu'importe le salaire de six millions d'euros annuel. Les rémunérations n'entrent pas encore dans le cadre du fair-play financier made in Espagne. N'en déplaise à Rajoy.

Par Robin Delorme
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