En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 18 Résultats Classements Options
  1. // Amical
  2. // Angleterre-France

Comment jouer avec Hatem Ben Arfa ?

Ce soir à Wembley, il faudra toute la magie du gaucher de Nice pour éclairer un match escorté par les horreurs de l’obscurantisme. Reste simplement à déterminer où Hatem Ben Arfa peut le mieux laisser parler son incomparable talent chez les Bleus.

Modififié
Il va donc falloir qu’il trouve ses repères en Bleu. Et pas seulement dans un Clairefontaine réaménagé depuis 2012, date de sa dernière cape. « Beaucoup de choses ont changé. Il y a eu des travaux avec une nouvelle salle de musculation, la salle de kiné a changé. J'ai voulu aller aux toilettes, mais j'étais perdu. » Mais au-delà de la question cruciale des sanitaires, il va aussi falloir qu’Hatem Ben Arfa parvienne à se situer sur le terrain avec cette équipe de France qui, disons-le, ressemblait quand même à une énorme chimère pour lui il y a seulement dix jours, juste avant la liste de ce rassemblement international. On ne va pas se mentir, sans l’affaire de la sextape, Didier Deschamps aurait au moins patienté jusqu’en mars (et les deux rendez-vous face aux Pays-Bas et la Russie) pour voir si le bonhomme en avait fini avec ses inconstances éternelles. Mais voilà, les galipettes érotiques de Mathieu Valbuena et les conseils amicaux ou pas de Karim Benzema ont mis les deux joueurs hors jeu, et il fallait bien à DD un solide contre-feu comme le rappel de Ben Arfa pour détourner l’attention médiatique de cette sordide affaire.

C’était avant que la barbarie de vendredi dernier ne se charge de tout ensevelir sur son passage, des vies et l’idée même de la vie. C’est donc dans ce contexte très pesant que le Niçois devrait faire ce mardi à Wembley son grand come-back en équipe nationale. C’est évidemment dérisoire, mais puisque la FFF a décidé de maintenir un match que les Anglais étaient largement disposés à annuler, il faut donc se pencher sur cette question : comment utiliser Hatem Ben Arfa chez les Bleus ? Au fond, longtemps, on pouvait retirer « chez les Bleus » de l’intitulé de cette problématique, tant l’ancien prodige a eu du mal à trouver sa place partout où il est passé. Tantôt à droite, tantôt à gauche, tantôt meneur, tantôt second attaquant, sans jamais réellement parvenir à poser ses guêtres durablement, avec les conséquences inévitables : mise au ban, prise de chou avec les entraîneurs et fin en eau de boudin. Mais ça, c’était avant. Avant cette rencontre avec Claude Puel, l’homme qui aurait enfin compris Ben Arfa, dans un mélange de responsabilisation et de liberté, à la manière d’un Ferguson avec Cantona, toutes proportions gardées, hein. Bien entendu, chat échaudé… On attendra donc avant de conclure à la rédemption définitive du gaucher impénitent. N’empêche, pourquoi bouder le plaisir de revoir l’un des plus brillants talents du football français, pour ne pas dire davantage ? La légèreté ludique, quasi enfantine, de HBA, ramène parfois à quelque chose de l’innocence. Par les temps qui courent, ça ne peut pas faire de mal. Et quitte à se faire du bien, où est-ce que ce serait le mieux ? Car les conditions idoines (Pape Diouf si tu nous lis) dont bénéficie l’ancien Lyonnais au Gym seront compliquées à retrouver en équipe de France. Oui, Hatem en Bleu, l’idée est séduisante. Mais où ?

  • Dans un 4-3-3 à droite

    C’est quasiment la tendance la plus naturelle, celle sur laquelle on misera le plus de piécettes. Didier Deschamps a fait de son 4-3-3 son système de référence. Parce que c’est le système le plus usité par les équipes majeures dans les grandes échéances et parce qu’il est celui du renversement de situation fondamental face à l’Ukraine en novembre 2013 (quand, à l’aller, il avait opté pour un 4-2-3-1 désastreux). De plus, le sélectionneur a, comme beaucoup, un tropisme pour les « faux pieds » . Un truc qui pourrait convenir à Hatem Ben Arfa, coutumier du poste par le passé, et lui aussi friand de cette séquence : fixation du défenseur, crochet exter’ pour s’ouvrir le but et grosse pralinette pour conclure. « À l’entraînement, cette saison, Hatem travaille encore plus ce schéma, c’est quasiment du spécifique » , nous souffle son conseiller, Michel Ouazine. Reste ce qui peut être la limite majeure de cette option : le replacement. Soyons clairs, ça n’a jamais été une idée fixe chez lui. Pas forcément par mauvaise volonté d’ailleurs, mais plus par manque de pratique lors de ses années de formation, ses éducateurs lyonnais racontant volontiers que le môme était tellement fort qu’il suffisait de lui filer la gonfle pour qu’il élimine le tout-venant, et que donc le replacement et le jeu sans ballon dans son ensemble, il se les taillait en biseau. Pourtant, et c’est un aspect méconnu du Ben Arfa 2015, l’ancien dilettante fait les efforts, va au turbin pour presser et même gratter un ou deux ballons à l’occase. Mais sur la durée d’un match avec une discipline précise (suivre le latéral adverse, couvrir son propre latéral, etc), il y a comme un doute. Et puis, circonscrire l’activité de HBA sur un côté le rend à la fois plus prévisible et plus sujet à ses impatiences naturelles quand le jeu tardera à venir dans sa zone.

  • Dans un 4-3-3 à gauche

    Sauf peut-être ponctuellement en cours de match quand les attaquants permutent un peu, ce n’est évidemment pas l’option la plus évidente. D’abord parce qu’elle présente les mêmes limites que la précédente (dans le replacement notamment), et ensuite parce qu’elle priverait les Bleus de l’immense avantage de lui permettre de s’ouvrir le chemin du but pour frapper (même si Ben Arfa a une excellente frappe du droit, une rareté chez un gaucher). Mais la donne a peut-être changé ces derniers jours. Car tant que Karim Benzema était l’avant-centre numéro un, l’idée même de chercher à centrer dans la boîte était absurde, et ce n’était pas la « qualité » de nos latéraux qui pouvait susciter un quelconque regret à ce sujet soit dit en passant. Mais le Madrilène est peut-être dans une sacrée panade et Didier Deschamps est forcé de chercher un plan B qui pourrait bien se muer en plan A. Et ce plan, à l’heure qu’il est, porte le blase d’Olivier Giroud. Soit une grande gigue, pas très gourmande de jeu en mouvement, mais au contraire de jeu de fixation, de combat rapproché et de ballons dans la boîte. Et dans ce registre, entre sa qualité d’élimination et sa qualité de passe, Ben Arfa aurait aussi une bonne tête de pourvoyeur excentré.


  • Dans un 4-4-2 au poste de meneur

    Le rêve de Ben Arfa depuis toujours. Non pas que le garçon ait idolâtré Zinedine Zidane, comme certains raccourcis aussi bêtes que douteux l’avaient laissé entendre ( « T’es technique et d’origine maghrébine ? T’es un enfant de ZZ » ). Non, le petit Hatem a toujours plutôt voué un culte à Diego Maradona. Oui, un Diego libre dans sa tête, libre sur le pré. Au vrai, c’est un soir de juillet 2005 que le môme de l’OL a pris goût à cette idée de meneur axial. Face à l’AJA à l’Abbé-Deschamps, Trophée des champions en jeu, Ben Arfa avait mitonné du Bourguignon à sa sauce, à la baguette juste derrière John Carew (triplé) et Pierre-Alain Frau, régalés par les offrandes d’un magicien d’à peine 18 printemps. Hélas sans suite, Gérard Houllier préférant par la suite renouer avec le bon vieux 4-3-3 à la lyonnaise qui se défendait aussi. Longtemps, HBA aura couru après ce rôle, que ce soit à l’OM ou, mieux, à Newcastle, sans jamais parvenir à s’y imposer durablement, soit par la faute de ses propres inconstances, soit par celles de ses différents coachs. Avant que Puel ne sache comment lui filer les clés du bazar avec le succès que l’on constate. Car dans ce rôle, un Ben Arfa a tout loisir de décrocher, de naviguer entre les lignes (Dugarry, pourtant pas un fan de la première heure, a récemment parlé d’une des plus grandes intelligences de jeu vu en L1 depuis longtemps), ou d’aller sur les côtés pour y percuter à l’envi. Et tout cela, sans contrainte de replacement très précis, mais seulement de pressing dans la zone la plus proche, ce qui change tout en matière de discipline défensive pour un joueur pour qui c’est si peu naturel. Oui, l’idée est franchement emballante quand on y songe, d’autant qu’à la pointe d’un losange, cela permettrait en sus à DD de conserver son si précieux milieu à trois. Oui, tentant, très tentant... mais peu probable, le champion du monde 1998 ne goûtant guère les attaques à deux têtes.

  • Dans un 4-3-2-1 juste derrière la pointe

    Il fut une époque où le foot était une chose assez simple et où les schémas ne se déclinaient pas à l’infini. Et c’est vrai que l’on pourrait tiquer : quelle différence entre ce 4-3-2-1 et le 4-3-3 évoqué plus haut ? Le sapin de Noël, pardi ! Dans un 4-3-3 classique, on l’a dit, Ben Arfa aurait pour mission d’animer son couloir en faux ailier, avec certains avantages, mais aussi pas mal d’inconvénients. Mais dans ce système en sapin, l’idée serait en fait de le placer avec un autre joueur type Griezmann ou Martial, des mecs profilés comme des seconds attaquants, derrière une véritable pointe, quelle qu’elle soit. Pourquoi cette nuance ? Parce que Ben Arfa, depuis quelques semaines et la blessure de Pléa à Nice, se révèle dans une position de second attaquant derrière le valeureux Germain. Dans cette position très haute, sans être figée, Ben Arfa, débarrassé de toute tâche défensive ou presque, ne se concentre que sur la percussion dans les derniers mètres. Un régal pour un casseur de reins pareil. Évidemment, ce dispositif niçois se fait dans un 4-4-2 et il n’en est quasiment plus question avec Deschamps. Mais dans un rôle assez voisin, avec un autre comparse, juste derrière l’avant-centre, Ben Arfa pourrait alors combiner et apporter ce que l’équipe de France a perdu avec la blessure de Nabil Fekir : l’enchaînement dribble-frappe, avec la possibilité de combiner, permuter, percuter, bref, laisser libre cours à son instinct. Et pourquoi ne pas le dire, son génie.


    Par Dave Appadoo
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié


    Dans cet article


    vendredi 23 février OFFRE SANS DÉPÔT : 10€ gratuits jusqu'à mercredi pour parier chez Winamax !!! 1
    Hier à 18:30 Les retrouvailles entre Patrice Évra et les fans de Liverpool 17 Hier à 14:50 Le but le plus absurde de l'année en deuxième division allemande 20 Hier à 13:52 Les lumières s'éteignent en Argentine 15
    Partenaires
    Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
    vendredi 23 février Génésio : « On est capables de faire des grandes choses » 24