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Comment je suis tombé amoureux de...

Parfois, il suffit d'une action pour tomber amoureux d'un joueur. En voilà trois qui nous ont tapé dans l'œil en février.

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Enes Ünal (Villarreal)

L'action qui nous a fait succomber :
En Ligue Europa, on l'a vu verser quelques litres de sueur pour rien face à l'OL. Entré en cours de match à l'aller, il avait balancé quelques remises de la tête dans le vent avant d'avoir sa chance comme titulaire au retour. Tout foufou, il avait couru dans tous les sens, tenté des frappes, et s'était même amusé à balancer un ciseau au-dessus du but de Lopes. Pour résumer, il avait été le seul joueur de Villarreal à se bouger. Alors, pour se consoler de l'élimination, trois jours plus tard, il a marqué en 2 minutes et 24 secondes contre Getafe avec une espèce de gros tacle vilain et topé dans la surface qui a terminé au fond comme par miracle. Laid comme tout, mais efficace puisque Villarreal avait gagné 1-0. Enes Ünal est tout jeunot, mais c'est un dalleux, un type qui jouera quand même à fond si ses coéquipiers ont lâché l'affaire et marchent sur le terrain. Forcément, on ne peut que l'adorer.


Pourquoi il est si excitant :
Parce qu'il a une queue de cheval folle, parce qu'il a la même tête que Crivelli, et parce qu'on a toujours eu un faible pour les types qui ont déjà joué dans sept clubs différents à vingt ans. Mais surtout, dans un monde où les jeunes footballeurs ne disent plus rien qui sorte des clous et se contentent de balancer des éléments de langage plats en conférence de presse, comment ne pas être fan des nombreux posts politiques de Ünal sur les réseaux ? Si l'on en croit son compte Intagram, l'attaquant turc de Villarreal aime son pays et les figures fortes, Mustafa Kemal Atatürk en tête. Qui a dit que les jeunes ne s'intéressaient plus à la politique ?

Ulu Önder Mustafa Kemal Atatürk'ü saygı ve özlemle anıyoruz...

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Et il vient d'où ?
De Turquie, comme l'indique ce prénom qu'il partage avec le basketteur Enes Kanter. Mais depuis qu'il a quitté Bursaspor, son club formateur, Ünal a beaucoup bougé. D'abord acheté par Manchester City avec lequel il n'a jamais joué un match officiel, il a été promené entre la Belgique et les Pays-Bas avant d'atterrir en Espagne. Le genre de joueur dont on ne sait pas comment se débarrasser et qu'on prête tous les six mois au premier venu. Un tourbillon de déménagements qui a pris fin l'été dernier, quand Villarreal a décidé de l'acheter pour cinq saisons.



Scott McTominay (Manchester United)

L'action qui nous a fait chavirer :
Ce n’est pas une passe décisive. Mais c’est une passe lumineuse, qui ouvre le terrain, déclenche une course, et en appelle une autre, puis encore une autre. Dimanche dernier, à la 75e minute du match contre Chelsea, le jeune Scott McTominay a récupéré le ballon sur la gauche, au milieu, il a joué derrière, simplement, puis il a retrouvé le ballon, dans le rond central, avant de déclencher une transversale en profondeur, dosé à la perfection, à la Carrick, même si Carrick n’en fait plus vraiment des comme ça. Derrière, Lukaku a fait le boulot. Lingard aussi. Mais c’est le gamin blond dont on parle. Et pas seulement parce que jouer vers l’avant, dans une équipe tellement tournée vers l’arrière, est devenue une vraie bizarrerie.

Pourquoi il est si fabuleux :
Il est encore trop tôt pour savoir s’il finira comme Darren Gibson ou comme Paul Scholes, ou quelque part entre les deux (Darren Fletcher, en somme), mais, à 21 ans, Scott McTominay incarne l’espoir, à United, d’un retour à un fier passé : simple, mais efficace, travailleur, mais élégant. Placé au milieu de terrain, entre Matić et Pogba, Scott McTominay a éteint Hazard, dimanche, contre Chelsea, finissant par provoquer le remplacement du Belge. Plus généralement, s’il enchaîne actuellement les titularisations, c’est grâce à un jeu juste, fait d’agressivité sur le porteur, de clairvoyance dans la transmission et de rigueur dans le placement. Ainsi, il permet à Pogba de se projeter vers l’avant. Ainsi, aussi, il instille l’idée que José Mourinho peut, après tout, faire confiance à un jeune, à « un kid » même, un kid « qui sait tout bien faire, sauf marquer, mais même si cela aussi il en est capable » , dixit le Portugais.


Et il vient d'où ?
De nulle part. Vraiment. Avant de pointer le bout de son nez l’été dernier, pendant les matchs amicaux, puis de percer cet hiver, Scott McTominay, arrivé à United à l’âge de 5 ans, n’était même pas un jeune plein d’avenir. Au club, beaucoup lui prédisaient même une modeste carrière dans les divisions inférieures de la League anglaise. Entre 2013 et 2016, dans les équipes de jeunes du club, McTominay n’avait ainsi démarré que 12 matchs, au total, et cela dans un rôle d’attaquant sans envergure, sans stats, et sans carrure aussi. Mais d’un coup, il a grandi (+ 25 cm en 18 mois, pour 1,93m) et a reculé sur le terrain. Et puis José a vu la lumière. Et puis Scott a trouvé Lukaku dans la profondeur.


Matthieu Ezikian (Lyon Duchère AS)

L'action qui nous a fait succomber :
Planté au nord-ouest de l’agglomération lyonnaise, le stade de Balmont, son terrain de foot et son aire de lancer de disque adossé au poteau de corner. On joue les derniers instants, vendredi dernier, quand Lyon Duchère AS est parti pour concéder sa troisième défaite consécutive à domicile en National 1, face à l’Entente SSG. Comme un symbole de sa carrière accomplie à la manière d’une éjaculation précoce (de capitaine de la génération lyonnaise de Grenier, Lacazette... à oublié en National 1), Enzo Reale frappe son corner beaucoup trop haut, beaucoup trop vite. Ou plutôt, c’est ce que les gens croient. « Quant tout le monde est monté et même le gardien, on tire le corner dans la boîte en principe ! Et, franchement, son corner est plein de sang-froid... » L’homme qui parle s’appelle Matthieu Ezikian, le receveur du corner. Trois foulées en arrière, et le milieu de 26 ans dégaine une reprise de volée de l’extérieur du pied droit avec la lucarne en ligne de mire. La suite, c’est un orgasme. La preuve qu’il n’y a pas besoin d’avoir un stade en forme de sexe féminin pour pénétrer la plénitude du plaisir.



Pourquoi il est si excitant :
Quand il s’est fait expulser le 17 novembre dernier à Dunkerque, l’arbitre lui reprochant d’avoir craché dans sa direction, le milieu offensif de la Duch’ a cru à une mauvaise blague. « Heureusement qu’à la commission, ils se sont rendu compte qu’un crachat de 10 mètres c’était un peu exagéré. Même le délégué sur le banc n’a rien vu » , assure le cracheur dans une interview au site Le Libéro Lyon. Il aurait pu prendre neuf mois de suspension, mais il en a pris seulement trois, ce qui lui a permis de faire son grand retour vendredi dernier face à l’Entente SSG, en entrant à cinq minutes de la fin. Il aurait pu aller dans la surface sur le dernier corner. Il aurait aussi pu faire du tir au pigeon s'il n'avait pas légèrement brossé son tir... Mais, bientôt, on lira sur les murs : « Sei bella come un gol al 90° di Matthieu Ezikian » .

Et il vient d'où ?
De son petit nuage, au-dessus de la savane lyonnaise et de l’Arménie.


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    Par Marc Beaugé, Alexandre Doskov et Florian Lefèvre
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