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Comment gérer un effectif pléthorique

Steven Moreira a eu beau signer à Lorient dans le money time, au lendemain de la clôture du mercato, le Stade rennais se présente avec un effectif XXL et pas loin de quarante contrats pros. Et pas seulement à cause du transfert raté de Kamil Grosicki à Burnley. Christian Gourcuff nous explique comment il compte gérer la situation. Tutoriel « le management sportif pour les nuls » .

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  • N'exclure personne en préparation d'avant-saison...


    « Pendant les exercices tactiques, on ne pouvait pas avoir plus de vingt joueurs de champ concernés. Alors on faisait des groupes, une rotation entre trois équipes. C'est important que tous les joueurs aient la même préparation. Mais bon, il faut un staff technique en conséquence parce que pour moi et mes adjoints et moi, c'est du travail en plus, il faut prévoir plus d'activités différentes. Vu que j'avais intégré les jeunes au groupe, on était parfois jusqu'à 34 joueurs de champ. »

  • … mais faire des choix dans le feu de la compétition


    « Quand on est dans la saison, on n'a plus cette obligation de faire tourner. Je dois préparer l'équipe dès le mardi, il n'y a que des mises en place avec un travail spécifique. Les autres doivent travailler en parallèle avec des adjoints. Il faut faire des choix très rapidement, sinon on ne peut pas fixer d'automatismes. C'est impossible d'être dans la concurrence permanente, cela nuit à la cohésion collective, à l'investissement du joueur, cela déstabilise tout le monde. On ne construit pas, cela ne mature pas. »

  • Respecter les « exclus » ...


    « Il faut que le travail proposé à ces joueurs soit intéressant, mais il y aura quand même des états d'âme, car les choix sont inévitables. À vingt, dix joueurs sont mécontents, là vu qu'on est trente, il y a vingt mécontents. Il faut essayer de respecter tout le monde. C'est pour cela qu'on n'a pas mis en place de loft, pour qu'au niveau relationnel, cela se passe du mieux possible. Mais ce n'est pas toujours évident. Nous, on n'a pas eu de clash même si la situation est difficile à vivre pour les remplaçants. Le cas Schweinsteiger à Manchester, on entre d'un cas conflictuel qui englobe probablement un souci d'ordre financier aussi. Cela dépasse le cadre du terrain. L'extrasportif, le financier polluent le travail de terrain. »

  • … mais ne pas les retenir


    « Il faut être réaliste, moi je n'ai pas de problème à avoir beaucoup de joueurs, mais si on a quatre joueurs qui postulent pour le même poste, que la différence de niveau n'est pas évidente, et que l'un d'eux peut partir sans nous pénaliser sur le plan technique... On ne le bloque pas. Le recrutement doit être qualitatif, sous peine de se retrouver dans ce type de situation. Le plus compliqué, c'est quand le niveau est homogène. Car dans le cas contraire, la hiérarchie est claire, c'est plus facile à faire accepter aux autres. Mais si les joueurs sont proches, que tout le monde peut postuler... Cela peut être dangereux. »

  • S'appuyer sur tout son staff


    « Cela nous demande plus de boulot à tout point de vue. Pour moi, au niveau de la planification des entraînements, car il faut organiser la séance de façon globale et donc prévoir plus d'ateliers. Et pour les adjoints, qui doivent assurer la prise en charge des autres groupes qui travaillent à côté. Ce qui est intéressant pour eux, cela valorise leur rôle. Sur le plan psychologique et relationnel, moi, je ne peux pas parler à tous les joueurs, tous les jours, alors que mon staff technique, mais aussi mon staff médical, eux, le font davantage. Le staff médical a un rôle capital à jouer dans l'entretien de la motivation et d'un climat relationnel sain. »

  • Dire la vérité et laisser la porte (entr)ouverte


    « Il faut bien dire au joueur que cela va être difficile de jouer, que s'il a une opportunité de jouer ailleurs, il doit la saisir. Mais sans fermer la porte complètement, car on n'est jamais sûr. Si on tient ce langage-là, c'est irrespectueux pour le joueur, on le met à la cave et on atteint un point de non-retour. Alors qu'il pourrait y avoir une évolution positive. Il faut laisser la porte entrouverte à une possibilité d'évolution. »



    Propos recueillis par Nicolas Jucha
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