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Comment gérer l'après-Coupe de France ?

Chaque année, un ou plusieurs clubs amateurs réussissent à se frayer un chemin jusqu'aux derniers tours de la Coupe de France. Confrontés aux plus grands, certains sont éliminés et doivent ensuite se concentrer sur leur fin de saison. Un retour à la normale qu'il faut savoir négocier.

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Saison après saison, la Coupe de France donne la chance aux petites équipes de l'Hexagone d'aller se frotter aux grands noms des deux premières divisions. Si certains amateurs parviennent à se hisser jusqu'en finale – comme l'a récemment fait Quevilly ou comme l'avait fait Calais, en 2000 – d'autres doivent parfois se contenter d'un seizième de finale. Une prestation non moins impressionnante au regard du nombre de tours passés et du chemin parcouru pour en arriver là. C'est le cas du Football Club Chambly Thelle, qui n'a pas réussi à se débarrasser de l'Olympique lyonnais à Beauvais, le 20 janvier dernier. Depuis, les héros camblysiens ont dû se replonger dans le championnat National, où les résultats n'ont pas forcément été au rendez-vous (un nul, deux défaites et une victoire). Actuellement onzièmes de troisième division, les amateurs de Chambly n'ont pas encore assuré leur maintien. Difficile de renouer avec le succès quand on a semblé marcher sur un nuage pendant une partie de la saison.

Suspensions, blessures et élimination


« Un coup de moins bien. » Voilà comment Bruno Luzi, entraîneur de Chambly, présente l'après-Coupe de France de son équipe. « Je pense que c'était dû à pas mal de choses, dont la déception de l'élimination, forcément » , analyse-t-il quelques heures avant le déplacement sur la pelouse d'Avranches. « Mais il n'y a pas que ça. Avant le match face à Lyon, on avait été touchés par une période de suspension longue pour pas mal de joueurs, dont certains qui ne sont pas encore revenus, et pour moi. Il y a aussi eu pas mal de blessures » , poursuit-il. Il est vrai que pour négocier leur période post-épopée, les Camblysiens n'ont pas été aidés. Suite à une fin de match mouvementée aux Herbiers en novembre dernier, la commission de discipline avait infligé à Freddy Rocher (défenseur), Guillaume Heinry (milieu) Youcef Touati (attaquant), Florent Routier (adjoint) et à Bruno Louzi de lourdes suspensions. « Forcément, avec tout ça, le début de l'année a été un peu plus compliqué » , confirme l'entraîneur principal.

Toutefois, à Chambly, il est interdit de se cacher derrière un beau parcours en coupe pour expliquer ce coup de mou. « Si on a été loin en Coupe, c'est parce qu'on l'a voulu. Notre épopée est certainement plus positive – avec notamment cet exploit contre Reims – que négative pour nous. On ne peut pas se retrancher derrière notre parcours. À notre niveau, on doit pouvoir tout gérer » , précise Bruno Luzi, qui refuse également d'amplifier la déception de ses joueurs suite à l'élimination face à l'Olympique lyonnais. « Lyon, c'est une des trois meilleures équipes en France. En plus, ils avaient vraiment aligné une grosse équipe. Et nous, on n'a pas fait le match qu'on aurait pu faire. De la déception, il y en avait, mais notre gagne-pain, c'est le championnat. Ces gros matchs de gala, il faut les prendre comme du bonus » , poursuit le technicien, content de voir que son équipe a su réagir il y a deux semaines face à Luçon (victoire 2-1). Une belle victoire à confirmer dès ce vendredi, à Avranches.

Match référence et retour à la normale


Après leur exploit face à Reims (4-1) en Coupe de France, les Camblysiens ont forcément fait parler d'eux dans les médias. Puis, après l'élimination, la pression médiatique s'est forcément faite moins forte dans l'Oise. De quoi perturber les joueurs ? Pas tellement, selon Bruno Luzi. « Entre Reims et Lyon, il y a une période de forte pression médiatique. Mais c'est le jeu ! On ne peut pas vouloir aller loin, jouer les Ligue 1, les battre et dire ensuite que les médias nous cassent les pieds. Ça a un côté sympa, alors non, ça ne nous a pas dérangés plus que ça. » D'autant qu'en National, la presse est tout de même plus présente qu'en CFA, par exemple. Les matchs sont couverts, le club échange régulièrement avec les médias, etc. Cette épopée en Coupe de France, Chambly peut en plus s'en servir pour évoluer en championnat. Grâce à leur belle performance, les joueurs engrangent de l'expérience et des points d'appui pour les matchs futurs.

« Notre match le plus emblématique de la Coupe de France, contrairement à ce qu'on pourrait croire, c'était au huitième tour face à Orléans. On est menés 3-1 à vingt minutes de la fin et on arrive à l'emporter 4-3 » , se remémore Bruno Luzi. « Après contre Reims, c'était effectivement le match parfait. Mais rééditer un match parfait, c'est très compliqué. Alors que renverser des situations compromises contre Orléans, on arrive à le faire. On l'a fait face à Luçon par exemple. Donc c'est plutôt sur ce match qu'on s'appuie. » S'appuyer sur ce match, donc, et ne pas prendre les matchs de National par-dessus la jambe. Une erreur que n'ont pas commise les Camblysiens, comme l'affirme l'entraîneur principal : « On n'a jamais pris un match à la légère. La preuve, entre Reims et Lyon, on avait livré deux gros matchs face à Épinal et Amiens. Encore une fois, les suspensions ne nous ont vraiment pas rendu la tâche facile après la Coupe de France. » Aujourd'hui, Chambly a renoué avec la victoire et espère bien finir dans le haut du tableau, un an après avoir sauvé sa peau de justesse en National.


Par Gabriel Cnudde Tous propos recueillis par Gabriel Cnudde
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