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Comment bien suivre l'Euro à Saint-Étienne

Ce n’est un secret pour personne, les supporters stéphanois comptent parmi les meilleurs de France. Car à Saint-Étienne, on ne rigole pas avec le foot, encore moins avec l’ASSE. Ici, la passion est commune autour du ballon rond.

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Les 5 moments forts du foot stéphanois


17 mars 1976 : Défaits 2-0 par l’ogre qu’est alors le Dynamo Kiev au match aller, les Stéphanois n’ont presque plus aucune chances de voir la couleur des demi-finales de cette Coupe des clubs champions. Pourtant, dans un Chaudron en ébullition, les Verts vont réaliser l’exploit en s’imposant trois buts à rien. Un scénario de dingue pour un match directement entré dans la légende du football local.

12 mai 1976 : Putains de poteaux carrés.


2 juin 1981 : En remportant son dixième championnat de France, l’ASSE gagne le droit de mettre la petite étoile sur son maillot, mais également une place de choix dans l’histoire du football hexagonal puisqu’aucun club n’a égalé ce chiffre depuis. En attendant le PSG dans quatre ans, bien sûr.


25 septembre 2010 : Seize ans que les Verts n’avaient plus gagner le moindre derby contre le rival lyonnais, alors qu’en Payet leur en a offert un (sur coup franc, déjà), à l’extérieur qui plus est, autant dire qu’on ne s’est pas privé de fêter ça dans le Forez.

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20 avril 2013 : Hormis deux titres de champion de deuxième division en 1999 et 2004, les Verts n’avaient plus remporter le moindre trophée depuis 1981. Alors qu’en Brandão leur offre la Coupe de la Ligue ce jour d’avril 2013, c’est une véritable liesse populaire qui s‘empare des rues de la ville. Une folie. Des images qu’on confondrait presque avec celles de la Libération.

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Les gloires locales


Jean-Michel Larqué : Onze années passées au club. La plupart du temps avec le brassard autour du bras. Sept championnats remportés. Trois Coupes de France glanées. Rajoutez à tout ça trois Challenges des Champions, une finale de Coupe des clubs champions perdue, mélangez bien et vous obtenez une putain de légende.

Salif Keita : L’homme qui aura demandé à un taxi d’Orly de l’amener à Saint-Étienne. Heureusement pour les dirigeants stéphanois le mec valait largement le prix de la course.

Robert Herbin : Arrivé au club en 1957 en tant que joueur, il n’en repartira qu’en 1983 en tant qu’en entraîneur. Avant de revenir pour trois saisons en 1987. L’homme qui a hissé le club jusqu’aux sommets du football français et européen, c’est bien lui. Un homme qui n’avait que 33 ans lorsqu’il a pris les commandes de l’équipes première. Soit six ans de moins que Benjamin Nivet qui vient de prolonger son contrat.

Dominique Rocheteau : L’Ange-Vert. Des dribbles chaloupés, des courses folles, des buts en pagaille et des cheveux au vent. Voilà comment on devient un mythe, messieurs.


Jérémy Janot : En vingt années passées au club, il est devenu l’un des chouchous du public stéphanois. Tant pour ses folles tenues que pour ses exploits sur sa ligne.

Loïc Perrin : L’actuel capitaine stéphanois n’a connu qu’un club dans sa vie. Et c’est celui de sa ville. Appelons ça un pur et dur.

Les bars qu’il faut connaître


Les poteaux carrés : Un nom qui en dit long, clairement. Situé sur l’agréable place Jean Jaurès, l’établissement n’hésite pas à dégainer un écran sur la place et une buvette extérieure pendant les matchs de l’Euro.

Au bar…et vous ? : Tenu par des supporters des Greens Angels, ce bar est forcément un lieu idéal pour aller y mater du foot. Et en discuter, aussi.

Le club spirit : Un bon vieux pub où on trouve des pintes à 4,5 euros ne peut être qu’un bel établissement. Et comme il possède en plus un écran géant…

Lipopette bar : Vous avez la référence ?

Le café du Mélies : Déjà, parce que si finalement le match ne vous botte pas, vous pouvez vous rabattre sur le cinéma qui a donné son nom au café. Ensuite parce que le T2 qui va à Geoffroy-Guichard passe juste devant. Puis parce que ce n'est pas mal pour casser la croute.

La rue des Martyrs : Une rue où vous trouverez toujours des gens pour mater du foot, boire des coups et faire la teuf. Une rue de la soif, quoi.

Le supporter emblématique : Mickey 3D


Le groupe qui a dynamisé la scène rock française du début des années 2000 est originaire de Montbrison, dans la Loire. Et forcément, là-bas, on ne peut supporter qu’une seule équipe : l’ASSE. Mickaël Furnon, leader du groupe, a même composé une chanson à la gloire de l’une de ses idoles de jeunesse, le grand Johnny Rep. L’ancien joueur hollandais s’était d’ailleurs exprimé dans nos colonnes à ce sujet : « Le chanteur m'a raconté qu'il a écrit cette chanson à cause du match contre le Widzew Łódź auquel il a assisté avec son père quand il était petit. Ce jour-là, j'ai inscrit un triplé, et c'est quelque chose qui l'a frappé, apparemment, puisque vingt ans après, il en a fait une chanson. »

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Retrouvez So Foot à Saint-Étienne



Par Gaspard Manet
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