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Comment bien suivre l'Euro à Paris

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Les moments forts du foot parisien


Si l’Irlande du Nord-Allemagne du 21 juin 2016 n’a pas été des plus prolifiques, c’est en grande partie à cause du portier nord-irlandais complètement déchainé, au diapason de ses compatriotes en tribunes qui emplirent le Parc des Princes de leurs chants jusqu’au bout de la nuit. Un plaisir qui rappelle celui de 1984, lorsque la France de Michel Platini et Bruno Bellone mettait à terre Arconada et l’Espagne. Même victime sept ans plus tard, bourreau différent: Jean-Pierre Papin s’offre un geste dont il a toujours eu le secret. Mais en 1993, Kostadinov mit fin à la belle histoire des Bleus et du Parc. Heureusement, le PSG reprend le flambeau en devenant champion à la fin de la saison. Le début d’une belle période pour le club de la capitale, mi sonorité brésilienne avec Rai, Leonardo, Ricardo, mi accent local, à l’image d’un Vincent Guérin né à la clinique du Parc des Princes. En point d’orgue, un titre européen en 1996, mais aussi trois Coupes de France et deux Coupes de la Ligue. Pour vibrer de nouveau, il faudra véritablement attendre l’arrivée de Pedro Miguel Pauleta, l’Aigle des Acores qui planent sur le Parc et traînent dans son sillage une équipe plutôt quelconque. Pedro sera finalement effacé des tablettes en tant que meilleur buteur de l’histoire du club par un autre monstre, un certain Zlatan Ibrahimović, bien aidé par l’armada mis en place par les nouveaux propriétaires qataris. N’oublions pas non plus les frissons européens provoqués par Javier Pastore et Thiago Silva aux détriments de Chelsea.

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Ils sont nés à Paris (ou pas loin)


Paris, capitale, ville la plus peuplée de France avec près de 2 250 000 habitants, et carrément plus de 12 millions si on inclut toute l’aire urbaine. Un sacré réservoir de talents, forcément le plus riche qui soit. Passés par l’équipe de France, on peut citer N’Golo Kanté, Kingsley Coman, Mamad Sakho, Lass Diarra, Alphonse Areola, Abou Diaby, Jonathan Zebina mais aussi Marvin Martin. Si on élargit à l’Île-de-France, la liste s’allonge encore: Guérin bien sûr, mais aussi Henry, Anelka, Wiltord, Gallas, Ben Arfa, Ménez, Alou Diarra, Moussa Sissoko, Mangala, Martial, Rabiot, Digne… Sans oublier non plus ceux qui ont choisi de représenter une autre sélection, à l’image de Serge Aurier, Medhi Benatia, Demba Ba, Ryad Mahrez, Sofiane Feghouli ou Yacine Brahimi.

Le supporter emblématique : Momo


Momo pour Mohamed Sayah, 11 années passées au virage Auteuil, 2 mètres sous la toise, pointure 50. Un corps massif et un cœur encore plus grand. Ce nounours à la gentillesse légendaire a longtemps été le photographe des Supras Auteuil, entre 2006 et 2011. Avant, c’était sa voix qu’on connaissait, celle qui résonnait sur Skyrock, dans les émissions Planète rap et Radio libre, où déjà, il parlait de sa véritable passion, le PSG. Un club rapidement devenue une famille: «  Je me suis carté vers 2000, je devais avoir 15 ans. J’ai adoré la simplicité du groupe. C’était une famille. Tout était facile. Tu n’avais pas d’argent pour te déplacer, quelqu’un t’avançait. Ça a toujours été comme ça. On était soudés.  » Une famille qui l’a toujours soutenu, surtout lorsqu’on lui diagnostique un cancer du cervelet en 2008. Malgré la maladie, malgré les recommandations des médecins, Momo continue de suivre les siens. Et puis fin avril 2016, tout s’est arrêté. Pourtant, Momo reste le plus grand de tous.

Les bars incontournables (avant de passer aux autres)


Impossible de ne pas faire un tour chez Kiki, un bar PMU lambda du 11e arrondissement colonisé par les déçus du Parc, où on peut entendre du « Ensemble nous sommes invincibles, unis par la même passion. De notre PMU terrible, résonnent encore nos chansons ! » . Si jamais la faim se fait sentir malgré les pintes, Volver se trouve dans les parages. Succulent resto argentin, la cuisine y est aussi authentique que les maillots aux murs, offerts par les habitués sud-américains du PSG qui s’y rappellent leur continent natal. Direction quand même le stade, avant ou après, pour un arrêt Aux Trois Obus, brasserie à la ferveur communicative. Et puis si jamais cela ne suffit toujours pas, retour dans le 11e pour la Rue de Lappe, où dégouline bières et supporters de tous pays.

Retrouvez SO FOOT à Paris


• PLACE DE L’EUROPE (parvis de l’Hôtel de Ville) : découvrir le magazine, sa rédaction et la presse indépendante européenne de foot dans la médiathèque SO FOOT, avec ludothèque, rencontres, ateliers de découverte du journalisme, débats.
SLOW FOOT avec SO FOOT, au Wanderlust, dans le cadre de la HOUSE OF SWITZERLAND, tout au long de l’Euro, pour suivre sur écran géant l’équipe de Suisse dans la joie et la bonne humeur, et les autres matchs aussi.
Festival COUP DE FOOT au Carreau du Temple du 6 au 10 juillet.
FOOT FORAINE, avec la grande galerie du foot, le soccer party club et le tournoi de brêles (pour trouver la pire équipe de foot de Paris).
FUN FOOT FETSIVAL au CENTQUATRE, parrainé par Francis Lalanne et organisé par le mouvement Tatane.
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Par Charles Alf Lafon
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