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Comment bien choisir son adjoint ?

La fin de saison va sonner le début d’un remaniement du côté des coachs de Ligue 1, qui est inéluctablement suivi par la nomination d’un numéro deux. Et introniser celui qui devra gérer les affaires courantes et être un soutien indéfectible n’est jamais anodin. Quels critères sont retenus par les techniciens au moment de choisir leur acolyte et former un duo gagnant ?

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Ce lundi, Emmanuel Macron a choisi son premier adjoint, en la personne du Havrais Édouard Philippe. Et vu toutes les attentes et les spéculations qui entouraient cette nomination, trouver son bras droit n’est pas chose facile. Des considérations qui peuvent trouver écho dans le monde du football, au moment où un entraîneur principal doit désigner son adjoint. « Entre un président ni de droite ni de gauche et un Premier ministre plutôt de droite, il y a des clivages que nous ne connaissons pas trop dans le foot, réagit Serge Le Dizet, numéro 2 du SCO d’Angers. Si on cherche une osmose, un coach ne demande pas à son adjoint d’être d’accord avec lui sur toute la ligne, alors que c’est plus conseillé en politique » . Pour mettre la main sur l’adjoint idéal, il faut d’abord l’identifier. « C’est un métier tellement difficile d’être numéro un, qu’on doit pouvoir compter sur quelqu’un d’honnête et de fidèle » , poursuit Le Dizet, qui a connu les deux positions pour avoir dirigé le FC Nantes et secondé Stéphane Moulin depuis six saisons. « J’ai questionné une dizaine d’entraîneurs sur leurs attentes. Tous recherchent ce qu’ils appellent le "savoir de l’adjoint", théorise Jean Petit, adjoint historique de Monaco. Ça suppose d’avoir des connaissances techniques, une science tactique, un sens de la pédagogie et des qualités humaines évidentes. »

Le modèle commandant-lieutenant


Puisqu’il faut deux paires de pieds pour faire tenir un banc, autant qu’ils soient de la même longueur pour éviter que l’ensemble ne soit bancal. Mais faut-il privilégier un gars du cru qui connaît parfaitement les rouages du club ou un proche dont on partage les valeurs humaines, sportives et professionnelles ? « Il y a différentes formes d’accouplement, avertit Le Dizet. Au moment où Stéphane Moulin a pris en main l’équipe pro, il lui fallait un adjoint qui avait son DEPF (diplôme d’entraîneur professionnel de football, ndlr), le temps que lui passe le sien. Je suis arrivé dans ce cadre-là et on a appris à se connaître sur le tas. Mais auparavant, j’ai travaillé avec Laurent Guyot à Boulogne, qui est un ami, on a joué ensemble, je suis le parrain de sa fille... Ces affinités faisaient qu’il ne voyait personne d’autre que moi pour l’accompagner. » Mariage de raison ou mariage de cœur, il n’y a donc pas de règle.


Pour un adjoint, trouver son duo est donc la meilleure manière d’avoir un job assuré à chaque rentrée. C’est ainsi que de nombreuses paires se sont formées sur le modèle commandant-lieutenant : Deschamps et Guy Stephan, Mourinho et Rui Faria, Zidane et David Bettoni, Blanc et Jean-Louis Gasset, Wenger et Pat Rice ou encore Guy Roux et Dominique Cuperly. Ensuite, à chacun de trouver son équilibre. « Les besoins ou les lacunes des numéros un varient, l’adjoint doit donc présenter un profil et des caractéristiques pour y répondre » , abonde Le Dizet. La division du travail, pour que l’association puisse durer dans le temps et être délocalisée au moment de changer de club.

Le parti pris de la stabilité


Sauf que les duos ne peuvent pas toujours être livrés en pack. Parce que le coach principal préfère voyager solo à la manière de Marcelo Bielsa. Ou la plupart du temps parce que le club, pour des raisons économiques, préfère faire appel à un entraîneur et l’installer à la tête d’un staff déjà en place, comme on installerait quelqu’un dans un appartement meublé. C’est le cas en ce moment à Montpellier avec Michel Der Zakarian, qui accepterait de venir seul dans l’Hérault. Le choix du produit local peut aussi être une demande d’un entraîneur fraîchement débarqué. « Quand j’ai pris mes fonctions en janvier 2005 à Nantes, j’ai recontacté Georges Eo (n°2 emblématique de Coco Suaudeau, Raynald Denouiex et Angel Marcos, ndlr), explique Serge Le Dizet. Il avait été écarté par Loïc Amisse, mais connaissait le poste, les joueurs et le club. Quand on est dans l’urgence, ça permet de gagner du temps. »

Pour limiter la période de flottement durant la passation de pouvoir, puiser dans le vivier du club est aussi un gage de continuité pour le club. À Lyon, permettre aux membres du staff de gravir les échelons fait partie de la politique de la maison. « Je suis dans un club qui fait confiance à son staff même quand les entraîneurs changent, résume Gérald Baticle. Ils appellent ça "l’ADN de l’institution". » Quand Bruno Génésio, ex-adjoint de Rémi Garde et d’Hubert Fournier, a pris les commandes en décembre 2015, c’est l’ancien Auxerrois et entraîneur des attaquants de l'époque qui a été promu à ses côtés. De la même manière, à son arrivée au Barça en 1987, Johan Cruyff avait conservé Carlos Rexach, l’adjoint de son prédécesseur Luis Aragonés, pour profiter des fondations déjà existantes pour construire son projet. Si Emmanuel Macron avait suivi cette logique, les cartons de Manuel Valls seraient toujours à Matignon.

Par Mathieu Rollinger Tous propos recueillis par MR
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