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Comment avoir une équipe bien équilibrée ?

Souvent évoqué par les techniciens en tout genre, l'équilibre d'une équipe est une notion difficile à appréhender. Alors simple invention linguistique ou réalité footballistique ? Et si finalement la réponse tenait un peu des deux ?

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L'affaire est un serpent de mer. Aussi complexe que de trouver une technique de drague infaillible ou du charme à Geneviève de Fontenay, la question de l'équilibre d'une équipe demeure une chimère qui se règle à coups de schémas tactiques sur paperboard. 4-4-2 classique, 4-3-3 moderne, 3-4-3 ambitieux, 5-4-1 frileux, les tentatives ont été nombreuses sans pour autant faire l'unanimité. Car par principe, l'équipe équilibrée se devrait de ne pas être déstabilisée, débordée, et ainsi vaincre à chaque fois grâce à l'alliance ultime des forces en présence. Pourtant, et les années en sont témoins, nulle formule n'a trouvé grâce éternelle dans les résultats. Faudrait-il pour autant estimer que l'équilibre n'existe pas en football ? Faudrait-il considérer que les diététiciens ont été plus brillants en matérialisant le concept ultime de repas « équilibré » ? Non, donner plus de crédit à ces personnes profitant du moindre bourrelet pour alimenter le lobby du tofu n'est pas une option. Une équipe de football peut être équilibrée. Simplement suffit-il d'en comprendre la définition.

Nivellements


« L'équilibre (du latin aequilibrium, de aequus "égal" et libra "balance, poids") est le concept qui décrit les situations où les "forces" en présence – les parties dans le cas d'une métaphore – sont égales, ou telles qu'aucune ne surpasse les autres. C'est une notion qui est utilisée dans de nombreux domaines. » L'encyclopédie d'internet est claire : aucune force ne doit s'élever au-dessus d'une autre. Dès lors, deux options s'offrent aux équipes : la première, réservée à une élite, consisterait à n'aligner que des cadors, des joueurs de haut niveau, animés par un talent égal, de sorte que nul n'attire vers lui plus de ballon que nécessaire. Mais cette hypothèse relève de la pure utopie. Car le propre de chaque grande équipe est d'avoir un facteur X, un joueur aussi imprévisible que talentueux, qui vampirise le jeu pour le bien des résultats. Cristiano Ronaldo à Madrid, Cesc Fàbregas à Chelsea, ou Cheick Diabaté à Bordeaux en sont les meilleurs exemples. L'autre solution consisterait alors en un nivellement par le bas. Pas d'excès de zèle, de prises de risque, de dribbles, de frappes à 25 mètres. Simplement, une formation où les individus ne causeraient pas de déséquilibre en ce qu'ils seraient tous aussi médiocres les uns que les autres. Pour ne pas faire offense aux clubs ayant délibérément emprunté ce chemin pour satisfaire à la théorie, les exemples seront tus. Mais ils existent.

Équilibre dynamique


Certes, d'aucuns rétorqueront que sacrifier les résultats sur l'autel d'un idéal équilibriste est une hérésie comptable. Ils n'ont pas tort. Pourtant, une dernière voie s'ouvre à celles et ceux qui douteraient de la possibilité de trouver un « équilibre » à l'équilibre. Parole au puits de science nommé Wikipédia : « Un équilibre dynamique caractérise un système plus évolué où des rétroactions de sens contraire peuvent se produire pour maintenir ou tenter de maintenir un certain niveau dit d'équilibre. Cela peut mettre en jeu des complexes boucles de rétroaction, agissant le cas échéant de manière réflexe.  » L'idée est sans doute celle qui matche le plus avec ce sport en mouvement qu'est le football. L'équilibre, simplement, consisterait en une compensation des faiblesses de l'autre. Claude Puel l'a compris et fait honneur à la théorie en s'obstinant à titulariser Grégoire Puel pour annihiler le bon travail de l'homme qui partage son couloir. Au fond, la notion rejoint celle de solidarité sur le terrain. Des hommes font face au génie des uns, aux défauts des autres, pour tirer une équipe vers le haut. Il n'est ainsi plus question de savoir comment obtenir une équipe équilibrée, mais bien de savoir quelle équipe ne l'est pas. Dès lors, le « nous sommes tombés sur une équipe bien équilibrée  » invoqué en conférence de presse par quelques techniciens en manque de justification peut se traduire : « Nous sommes tombés sur une équipe comme les autres, avec ses qualités et ses défauts.  » . Le serpent de mer ne fait finalement que se mordre la queue.

Par Raphael Gaftarnik
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