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  2. // 1/2
  3. // Uruguay/Pays Bas (2-3)

Comme à la maison

Dans une rencontre bien maîtrisée face à des Uruguayens généreux mais diminués, les Pays Bas ont usé de leur supériorité technique pour s'ouvrir les portes de la finale...

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«  C'est la tête qui parlera, pas la fatigue. Et je ne crois pas que les Néerlandais puissent mesurer jusqu'où va notre motivation » , avait prévenu le Monégasque Diego Perez. Les Bataves n'ont pas écouté. Alors qu'ils pensaient l'affaire emballée par la sacoche de Van Bronckhorst à la 19e minute -des 35 direct dans la lurge-, les Néerlandais ont laissé Forlan armer peinard aux 30 mètres sans se méfier. D'ordinaire, il y a toujours un Mark Van Bommel pour saquer ce genre d'impertinents. Cette fois, Van Baston était à la bourre, et Diegoal en a profité : du gauche, il brosse le Jabulani dans le sens du poil. Les bras en mousse de Stekelenburg font le reste. La veille du match, le gardien de l'Ajax avait chambré son coéquipier en club, Luis Suarez, par SMS. « Tu es le meilleur gardien du mondial » , avait-il envoyé à l'avant-centre uruguayen suspendu pour avoir arrêté des deux mains une tête du Ghanéen Adiyiah à la dernière seconde des quarts. Une chose est sûre : les Néerlandais auraient eu Suarez dans leurs buts hier soir, ils auraient passé une soirée plus paisible. A la 50e minute, Stekelen-bourde remet le couvert avec une sortie hasardeuse à 25 mètres de ses buts ; Van Bronckhorst enlève sur sa ligne le lob de Pereira.

Tout avait pourtant bien commencé : à la 4e minute, Robben avait feinté son monde en ne repiquant pas dans l'axe depuis son aile droite. Caceres, titularisé pour la première fois du mondial en remplacement du capitaine Lugano, bouffait la pelouse, Muslera boxait sur Kuyt, à la vendange. Les Pays-Bas jouaient facile, trop sans doute. A la 17e, Sneijder régalait et envoyait le pétard à l'entrée de la surface mais... Van Persie contrait. Rayon mèches mouillées, Robin d'Arsenal se permettait de réussir sa première belle action de la compétition à la 30e avec une passe en or pour Robben mais Caceres s'arrachait.

De retour des vestiaires, Van Marwijk sortait De Zeew qui avait pris une volée de Caceres (décidément, gros match) dans les dents. Objectif : planter rapidement un deuxième but en faisant jouer en même temps les auto-proclamés « Quatre Fantastiques » : Sneijder, Van der Vaart, Robben et Van Persie. A la 68e, la coup de coaching fut pas loin d'être parfait. Van Persie contrôle à la glue, passe entre deux défenseurs à Van der Vaart qui frappe du gauche, Muslera se couche, Robben reprend du droit comme le gaucher qu'il est ; n'importe comment. On se dit alors qu'on a affaire aux Quatre Fantastocs et que l'Uruguay finira bien par en claquer une à la 88e, pour l'Histoire. C'était mal connaître Sneijder. Sur une action du quator offensif, le plus beau passeur du monde pique la balle à Kuyt pour enrouler poteau opposé, laissant Muslera, gêné par Van Persie sans doute légèrement hors-jeu, scotché sur sa ligne (69e). Trois minutes plus tard, sur un centre du vaillant Kuyt, Robben enfonce la Céleste d'un smash au ras du poteau. Le bel enveloppé de Pereira dans les arrêts de jeu ne change rien : c'était écrit, les Pays-Bas iraient en finale de cette coupe du monde à la maison. Reste à savoir s'ils auront le loisir d'affronter leurs colocataires allemands...

Giovanni Seri

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