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Combin : « Je n’étais pas aussi odieux qu’Ibrahimović »

Voilà quarante ans que Nestor Combin a pris sa retraite. Âgée de soixante-quinze balais, l’ancienne Foudre de Lyon et de la Juve est encore capable de s’abattre sur les joueurs qu’elle n’aime pas, comme Ben Arfa ou Ibra, et de se remémorer quelques souvenirs aussi délicieux que lointains.

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Où vivez-vous depuis tout ce temps, Nestor ?
J’habite entre Montpellier et Sète. Pas loin de la mer, à deux kilomètres, même pas. Ça fait vingt-quatre ans que je suis là, avec ma femme. Dans notre village, il n’y a que des petites villas, il fait beau, les oiseaux chantent... Il n’y a pas de bruit de voiture, c’est calme.

Vous faites quoi de votre temps libre ?
Bah ce matin, tu vois, j’étais à la pèche avec mon fils. Mais on a dû aller les acheter, les poissons, parce qu’on a rien pris !

Vous suivez encore le foot ?
Je regarde un peu l’après-midi, oui. Moi, j’aime bien le Paris Saint-Germain depuis très longtemps. Eh oui, parce que Francis Borelli, l’ancien président, c’était mon ami. Alors que Marseille, heu... Franchement, quand ils gagnent, ils ont l’impression d’être champions du monde. Tu as vu contre Metz ? Alors qu’ils n’ont pas d’équipe...


Vous, c’est à Lyon que vous avez démarré.
« Je n’aime plus vraiment Lyon. Jean-Michel Aulas est tellement répugnant que je ne peux pas le voir. »
Je n’aime plus vraiment ce club. Leur président (Jean-Michel Aulas, ndlr) est tellement répugnant que je ne peux pas le voir. Je déteste l’hypocrisie. Les gens comme ça, ça ne m’intéresse pas. Mais attention, ça reste un très bon souvenir, l’OL. On a remporté la première Coupe de France du club en 1964 avec Fleury Di Nallo. On gagne la finale contre Bordeaux 2-0, je plante les deux buts. À l’époque, on gagnait pas forcément beaucoup de trophées, mais il y avait de la joie.

Vous formiez un superbe duo avec Di Nallo.
Ah ouais... On faisait mal, très mal. C’est resté un ami. Il m’a téléphoné il y a quelques jours. Il va bien, il a eu un mauvais passage avec des soucis de santé, mais là ça va. On a fait l’armée ensemble, l’équipe de France militaire... C’est mon frère, quoi.

Après l’OL, pourquoi avoir choisi la Juve ?
Attends, je t’explique tout. Avec Lyon, on joue un amical à Grenoble contre le Real Madrid. Qui venait de mettre 5-0 à Rouen. Le Real Madrid, c’était le tonnerre. Il y avait Ferenc Puskás, Alfredo Di Stéfano... Bref, la grande, grande, grande équipe, quoi. Donc on se dit qu’on va prendre une sacrée rouste, là. Hé bien mon ami, on a gagné 5-2, j’en ai mis trois et Di Nallo deux ! (Il rigole) Incroyable ! Juste après la partie, Santiago Bernabéu, le président du Real, se pointe dans les vestiaires avec son énorme cigare. Il était millionnaire, hein. Et il dit à notre président : « Je veux le 8 et le 9. » Moi et Fleury, quoi. «  Pourquoi faire ? » questionne notre président. « Di Stéfano et Puskás n’ont plus vingt ans, il faut que je les remplace.  » Le président : « Non, désolé. Le 9, il est pris, déjà.  » C’est là que j’ai compris : le club m’avait déjà vendu à la Juventus depuis des mois.

Vous n’étiez pas au courant ?
« Quand ils m’ont vendu 120 millions d’anciens francs, le président, pour me remercier, a voulu me faire un chèque de 1500 francs. Je lui ai répondu qu’il pouvait se le mettre où je pense. »
Ah non, ces enculés ne te disaient rien ! Ils ne m’ont pas demandé mon avis, coco. Alors, quand ils m’ont vendu 120 millions d’anciens francs, le président, pour me remercier, a voulu me faire un chèque de 1500 francs. Je lui ai répondu qu’il pouvait se le mettre où je pense et je suis parti. Mais je n’ai pas joué ni marqué beaucoup là-bas. Même si on a gagné la Coupe d’Italie.


Qu’est-ce qui n’a pas marché à Turin ?
Quand on disait : « La Juventus a pris la Foudre » (La Foudre est le surnom de Nestor Combin, ndlr), heu... Je n’ai pas pu faire trop d’éclairs parce que l’autre enfoiré d’entraîneur, Heriberto Herrera, il m’a mouillé ! Il me faisait jouer au milieu, non mais n’importe quoi... Je devais aller à droite, à gauche, me déplacer pour libérer l’espace afin que les autres milieux puissent marquer des buts. C’est bien beau, mais je lui ai dit : « Putain, à quoi ça sert que je sois venu jouer là alors ? Tu mets un milieu de terrain, puis tu me laisses jouer devant ! » Je me faisais siffler... Je me souviens d’un match, on gagne quatre buts à zéro et je mets les trois premiers. Là, je ne me suis pas empêché de lui faire un bras d’honneur et lui dire que c’était un connard.

Ah d’accord... Ça ne s’est pas très bien passé avec le coach, donc.
Je vais te dire un truc : les qualités, tu les as ou tu ne les as pas. Et moi, j’avais les qualités pour jouer devant, pas pour faire l’ailier. Comme Cavani.

Vous êtes fan d’Edinson Cavani ?
Je t’annonce qu’il va marquer au moins dix-huit buts en championnat. S’il ne se blesse pas, évidemment. Il est toujours là ! Dès qu’il a confiance, c’est un monstre. Regarde contre Nancy, son but n’est pas si simple à mettre. Bon, Ben Arfa en revanche, faut le jeter.


Pourquoi vous n’aimez pas Hatem Ben Arfa ?
Il fait partie des joueurs qui cherchent toujours la merde. Le pire, c’est peut-être Ibrahimović.
« Si j’avais joué avec Ibra, on se serait battus, c’est sûr. Je ne me laisse pas faire, moi. »
Pourtant, j’étais un peu comme lui dans l’attitude nonchalante, mais pas aussi odieux. Parce qu’une équipe, ça gagne ensemble. Et forcément, tu fais des passes, donc tu en rates. Et lui, quand tu rates une passe, tu as vu sa réaction ? Quand je le regarde à la télé, je trouve ça minable. Si j’avais joué avec lui, on se serait battus, c’est sûr. Je ne me laisse pas faire, moi. Je ne me suis jamais laissé faire, d'ailleurs.

Ça fait partie de votre réputation, oui.
Moi, je me suis engueulé avec pas mal de partenaires. Parce qu’il y a toujours des connards partout. Tu répliques, mais il continue de t’emmerder. Alors ça part en vrille. J’ai eu beaucoup d’amendes en Italie pour des disputes.

Revenons à votre carrière. Milan, c’était mieux que Turin ?
Oui, mais l’Italie, c’était dur. Il fallait être bon pour y jouer, mais il fallait être très, très, très bon pour éviter les coups.

Quand vous dites ça, on est obligé de penser à ce match de Coupe intercontinentale en Argentine où vous vous faites casser le nez et la mâchoire. Racontez-nous.
Cette ordure d’Argentin m’avait mis un gros coup de coude. J’étais KO. Je me suis réveillé dans le vestiaire. Là, les autorités du pays sont venues me menotter et m’ont mis en prison parce que je n’avais pas fait mon service militaire. Sauf que je n’avais pas encore dix-huit ans quand je suis parti d’Argentine pour la France. J’ai donc fait mon service en France. Déjà, durant les cinq jours qui ont précédé le match, des mecs de la police militaire avec leur mitraillette me surveillaient. Je savais qu’il y avait un problème.


Vous êtes resté longtemps en prison ?
Le match a fini vers 22h30 et ils m’ont libéré vers 15h30. Je pensais que mon équipe était déjà partie, car notre avion était prévu le matin. En fait, mes coéquipiers m’attendaient avec du champagne et un gros gâteau. Ils avaient programmé une petite fête. C’est pas beau, ça ? C’était extraordinaire. C’était l'AC Milan.

Propos recueillis par Florian Cadu
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