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Coman ça va Kingsley ?

Retenu en équipe de France mais de nouveau absent pour cause de blessure, Kingsley Coman a pourtant du mal à enchaîner depuis l’Euro. Confronté à une forte concurrence, l’ancien Parisien joue peu et n’est plus décisif. Juste le temps de s’adapter aux exigences de Carlo Ancelotti.

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Après avoir annoncé les vingt-trois heureux élus de sa sélection, Didier Deschamps passe à l’épisode traditionnel des questions. Pourquoi Anthony Martial et Alexandre Lacazette sont-ils absents ? Reverra-t-on André-Pierre Gignac et Mathieu Valbuena sous le maillot tricolore ? Comment expliquer la présence de Nabil Fekir et d’Olivier Giroud ? Quel avenir pour Anthony Modeste ? En revanche, aucune interrogation, aucun débat sur Kingsley Coman, qui fait alors partie du groupe. Parce que faire appel à lui coule de source ? Absolument pas. Plutôt parce que les journalistes sur place ont jugé que le Munichois n'avait pas à faire l’actualité.

La pression ? Quelle pression ?


Pourtant, si l’entraîneur des Bleus avait choisi de ne pas retenir le joueur de vingt ans, personne n’aurait crié au scandale. Coman est en effet loin de faire l’unanimité en ce début de saison. Depuis la reprise, KC n’a en effet participé qu’à huit rencontres avec son club toutes compétitions confondues, dont seulement quatre en tant que titulaire. Ce qui fait en tout et pour tout 318 minutes de jeu. Surtout, l’ailier n’arrive plus à faire parler ses jambes quand il est aligné d’entrée, ni à profiter de la fatigue adverse pour déstabiliser les défenses quand il entre. Ainsi, il n’a pas encore trouvé le chemin des filets, ni réalisé la moindre passe décisive. Dur. D’où la question : la pression est-elle trop pesante pour celui qui a participé à l’Euro cet été et qu’on n’attendait pas à un tel niveau la saison dernière ?

Rien à voir selon François Rodrigues, le coach de l’équipe réserve du Paris Saint-Germain qui a connu Coman dans les équipes de jeune à Paris : « La pression, ce n’est pas un facteur limitant pour lui. Quand il était ici avec les équipes de jeunes, ce n’était pas un gamin qui se mettait une pression particulière, hein. Au contraire. C’est quelqu’un qui adore le football et qui ne se pose pas de question. Regarde quand il est entré avec la France ou le Bayern en 2015-2016, la pression était très forte et il a répondu présent » , évoquant par-là les matchs de Ligue des champions (contre la Juve notamment). « Aujourd’hui, il faut juste lui laisser le temps de revenir au niveau. Il ne faut pas oublier qu’il est sorti de blessure il n’y pas si longtemps. » Vrai : la première réelle blessure de sa jeune carrière l’a éloigné des terrains pendant un mois, entre mi-août et mi-septembre. Mauvaise nouvelle : le bonhomme s'est de nouveau blessé (cheville et genou), le privant de matchs avec les Bleus et de deux mois de compétition.

Une complicité à créer avec Ancelotti


Reste que s’il est beaucoup trop tôt pour s’alarmer des performances de l’international, le manque de confiance que lui accorde Carlo Ancelotti pose question. Niveau sportif, l’arrivée de l’Italien ne l’a sûrement pas aidé. « Changer d’entraîneur, ça nécessite souvent un temps d’adaptation, poursuit François Rodrigues. La relation qu’il avait avec Pep Guardiola était quasi fusionnelle, il y avait beaucoup d’échanges entre eux deux. Avec Deschamps, ça marche bien aussi, visiblement. Avec Ancelotti, ça mettra peut-être un peu plus de temps, mais ce n’est pas inquiétant. » D’autant que l’ancien technicien du Real Madrid a remis les pendules à l’heure dans Tuttosport, alors que des rumeurs laissaient entendre que Coman, qui appartient toujours à la Vieille Dame, pourrait retourner en Italie : «  Nous comptons tous sur lui. Il n'existe aucune possibilité de le voir de retour à Turin.  » Le Bayern semble donc décidé à sortir les vingt et un millions d’euros pour transformer le prêt en achat.


Signe qu’il n’y a pas (encore ?) de problème Coman. Il paraît même difficile d’imaginer qu’Ancelotti, formidable manager d’hommes, ne s’entende pas à l’avenir avec le Parisien d’origine. Qui serait loin d’être ingérable, toujours d’après le coach de la réserve du PSG : « Le petit Coman est un garçon qui s’inscrit complètement dans la dynamique collective. Ce n’est pas un gamin qui fait du bruit. Il sait se fondre dans le groupe, il est assez discret. Ce n’est pas le genre à vouloir tirer la couverture à lui. » Un problème quand les concurrents s’appellent Arjen Robben ou Franck Ribéry ? En réalité, le faible nombre de prestations convaincantes proposées par Kingsley Coman s’explique davantage par l’effectif pléthorique du champion d’Allemagne. En plus de Robbery, Munich dispose de Douglas Costa et de Thomas Müller au poste d’ailiers offensifs. Pas grave : Coman a le temps comme allié.

Par Florian Cadu
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