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Coke : « Emery est un acharné du travail »

Aujourd’hui à Schalke 04, Coke reste l’un des piliers de ce FC Séville monté sur le toit de l’Europe pendant trois années consécutives. Avant ce Séville-Celta, le défenseur raconte son éclosion avec le Rayo, puis son expérience sevillista en tant que bras droit d’Unai Emery.

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Tu grandis au sein du Rayo Vallecano à Vallecas, avec un père chauffeur de taxi. Comment décrirais-tu ta jeunesse ?
Sur le plan sportif, je suis extrêmement reconnaissant envers deux personnes : mon père et mon grand frère. Sans eux, cela aurait été impossible. Tous les jours de la semaine à cinq heures et demie, mon père passait me récupérer à la sortie des cours, je me changeais dans le taxi et hop, je partais courir sur le terrain. Mon père s’est investi à fond pour que je puisse un jour arriver à l’équipe première du Rayo. J’habitais entre Getafe et Vallecas, mais si j’ai grandi au Rayo, c’est parce que j’ai trouvé une autre famille. Mes parents se sont séparés quand j'étais très jeune, mais ils souhaitaient toujours venir me voir jouer ensemble. Le sport était un moyen de les rassembler.

Tu as passé 15 ans de ta vie sportive au Rayo, un club à l’identité bien particulière. Quels souvenirs tu en gardes ?
Le Rayo, c’est une école de la vie. Tu démarres avec peu de choses et on t’explique que si tu souhaites t’en sortir, il faut être humble et travailler, encore et encore. Cette équipe est montée au plus haut niveau quand des dirigeants de quartier géraient encore le club. Cette philosophie du progrès, c’est une chose que tu ressens à l’intérieur. Quand tu viens de Madrid et qu'à côté, tu vois des clubs comme le Real ou l’Atlético, tu te sens fier d’appartenir à cette communauté du Rayo. Des actions collectives comme celle pour sauver cette grand-mère l’an dernier par exemple... Le Rayo détient un gène supplémentaire dans son ADN, il sait démontrer les injustices sociales qu’il peut y avoir en Espagne. Ce club ne peut pas aider toutes les personnes en difficulté, mais il peut montrer l’exemple.


Quand tu signes au FC Séville, tu découvres un club avec une grosse concurrence. Après un an et demi d’intégration, tu as pensé à un transfert à l’étranger. Pourquoi être resté finalement ?
Quand une équipe marche bien et que de ton côté, tu n’es pas au niveau, tu ne vas pas jouer. C’est ce qu’il s’est passé lors de ma première année au club. La deuxième est partie sur le même rythme, et j’ai commencé à me poser la question d’un départ en Angleterre, c’est vrai. Mais avant d’entamer le mercato hivernal, j’ai fait un match de coupe où je m’en suis bien sorti. De là, je me suis dit que je pouvais bien jouer. Et puis tout s’est enchaîné.

Après tout ce que tu as vécu, cela t’a fait quoi de quitter le sevillismo ?
Ça fait pleurer ! Grâce au travail de tous, au-delà de la chance et des titres que nous avons remportés, je me suis fait des amis pour la vie. Ce que nous avons vécu dans le vestiaire, toute l’affection que me porte le public et les personnes au sein du staff, c’est intense. En cinq ans à Séville, j’ai connu des moments forts, j’ai évolué dans mon jeu, dans ma vie de tous les jours. Signer à Séville, c’est entrer en contact avec des gens de qualité, un public exceptionnel, mais c’était aussi l’occasion d’apprendre.

C’est-à-dire ?
Par exemple, apporter au collectif quand tu es sur le banc de touche. Une équipe gagne une rencontre à vingt-cinq, pas à onze. L’esprit d’équipe est la donnée fondamentale pour aller au bout d’un objectif fixé. Quand tu quittes un club avec une telle philosophie, tu laisses forcément une partie de toi. J’aurais souhaité pouvoir rester là-bas toute ma vie, tellement les choses se passaient bien... Mais d’après moi, il fallait passer à une nouvelle étape, découvrir de nouvelles choses. Ça ne m’empêche pas de suivre le club, et de toujours souhaiter les voir gagner. Je ne vivrai peut-être plus d’émotions aussi intenses, mais je ne les oublierai jamais.

Vidéo

Monchi disait même qu’il avait fait une erreur en te vendant...
Il se trompe, l’équipe est encore plus forte que l’an dernier (rires) ! Sur le moment, c’était délicat de partir pour Schalke, mais aujourd’hui, je ne le regrette pas. C’était sûrement ma dernière opportunité de découvrir un nouveau championnat, une nouvelle culture, le tout dans une équipe compétitive. Des propositions financières plus importantes, j’en avais. Mais je voulais garder un intérêt sportif, prendre un pari.

Tu disais avoir découvert la vraie notion d’esprit d’équipe à Séville... C’est grâce à Emery ?

En plus d’être un grand connaisseur du football, Unai est un homme obsédé par la recherche constante de la progression. C’est exactement ce qu’il a fait à Séville : il a repris un club à la recherche d’une identité de jeu, et au fur et à mesure du temps, le FC Séville est devenu ultra compétitif.


Quand il est arrivé à Séville, il souhaitait rassembler l’équipe car les deux capitaines, Spahić et Reyes, ne s’adressaient plus la parole. C’était quoi, sa méthode pour souder l’équipe et la rendre aussi forte ?
Le truc, c’est qu’il est parvenu à donner un nouvel élan à l’équipe. C’était son premier objectif, et il s’est investi à fond dans ce secteur. Il agissait sur nous comme un professeur particulier, comme une personne toujours à nos côtés pour donner de la confiance.

Il finit quand même par vous faire gagner trois Ligues Europa consécutives. Il faut plus que de la confiance...
C’est un acharné du travail, avec des longues séances vidéo sur les forces et faiblesses de notre équipe, et celles de l’adversaire à rencontrer. Ce sont des exercices méthodiques et utiles pour intégrer des situations concrètes. Et puis c’est aussi une approche psychologique : plus les succès s’enchaînent, plus tu ne dois pas te sentir supérieur aux autres équipes, le tout sans faire de complexe d’infériorité. C’est une question d’équilibre. Avec le recul, certains adversaires nous étaient parfois supérieurs en qualité intrinsèque. Mais nous les avons battus grâce à notre conviction, nos valeurs et surtout notre travail.

Dans un club avec beaucoup de pression comme le PSG, tu penses que sa philosophie peut être efficace ?
Si on le laisse gérer l’effectif à sa manière, pourquoi pas ? Paris possède des joueurs de standing international, Emery est parvenu à construire de grandes équipes à Valence et Séville, et il peut être capable de réussir en Europe si le club rencontre des équipes d’un niveau équivalent, voire des équipes de niveau supérieur. Il possède un caractère assez marqué pour gérer les individualités au sein d’un groupe. Mais gagner la Ligue des champions, cela entraîne toujours un facteur inconnu.

Propos recueillis par Antoine Donnarieix
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