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Coentrão, de mal-aimé à pestiféré

Contesté depuis son débarquement à l’été 2011, Fábio Coentrão connaît un début d’année des plus pénibles. Lâché par Mourinho, il est prié de se trouver rapidement un nouveau club. Pourtant, tous les torts ne lui incombent pas.

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Fábio Coentrão a bien profité des fêtes. Trop même. Pas vraiment en odeur de sainteté du côté du Santiago Bernabéu en 2012, l’international portugais a décidé d’entamer le millésime 2013 en force : en arrivant en retard au premier entraînement annuel. Une heure après la rentrée des classes, il débarque comme une fleur à Valdebebas. En cause, les bouchons dans la périphérie madrilène ; une excuse qui s’est trouvée être un mensonge. Les soixante minutes de trop pour Mourinho. Car après l’avoir, plus ou moins, couvert depuis son arrivée discutée du côté de Madrid, le Special One a cette fois-ci définitivement lâché son compatriote. À tel point que le technicien portugais chercherait dès ce mercato hivernal à le refourguer au premier fanion venu. Un désaveu total, alors que José en avait fait sa priorité lors de son arrivée à l’été 2011… Avant d’atteindre ce point de non-retour, Fábio Coentrão a donc beaucoup déçu. À raison au vu de son CV de vilain petit canard. Mais aussi à tort. N’est-ce pas, Florentino ?

Florentino, où sont tes trente millions ?

Redevenu grand gourou du Real Madrid en 2009, Florentino Pérez a cédé aux caprices de son nouvel entraîneur, José Mourinho. Pas vraiment chaud sur le dossier du latéral gauche de la Seleção, le magnat de l’immobilier a finalement sorti le chéquier à l’été 2011. Révélé un an plus tôt lors d’un Mondial sud-africain XXL, Fábio Coentrão a tout de la bonne pioche pour consolider un couloir soumis aux fantaisies de Marcelo. Entre grève du joueur à Benfica et exigences financières du club lisboète, la transaction se fait attendre. Finalement, contre un pactole de trente millions d’euros, la crinière peroxydée de Fábio débarque à Madrid. Coach, joueur, agent – un certain Jorge Mendes, étrange… –, toutes les parties sont comblées. Seul Florentino Pérez sent l’arnaque poindre le bout de son nez. Tant et si bien que quelques semaines après le transfert, il se justifie sur la somme déboursée : le Real n’aurait en réalité allongé que «  17,5 millions d’euros » , en compensation de la vente définitive de Garay. Mouais…

Bref, sitôt la saison entamée, les premières critiques fusent. Tout le monde se demande pourquoi ce joueur presque lambda facture 30 millions. Commence alors un lynchage en règle des performances du bougre. Pourtant, un seul blâme revient en boucle : le montant de son indemnité de transfert. Comment a-t-on pu débourser 166 millions de pesetas pour des centres choucroute et un abonnement chez le médecin ? Par souci de trop bien faire pour son nouveau maître tacticien ou pour service rendu à un agent qui n’en demandait pas tant ? La réponse ne sera jamais catégorique. Mais ce bon vieux Fábio, bien qu’il n’en coûte pas même la moitié, n’y est pas pour grand-chose dans ce déluge d’infamies envers ses trente millions. Une somme qu’il traîne comme un boulet et qui fait même jurisprudence aux yeux de Pérez. L’été dernier, bouillant sur le dossier Ivanović, Mourinho se prend un râteau de son supérieur : en cause, la trentaine de millions demandée par Chelsea. Pour ce que la presse espagnole appellera le « syndrome Coentrão  » .


Faire une « Coentrada »

Toujours friande de punchlines, cette même presse espagnole a trouvé un nouveau dérivé au long patronyme de Fábio Alexandre da Silva Coentrão : faire une « Coentrada » . Les petits malins de Marca ont listé les sorties de route du Portugais depuis sa pause-clope en février dernier. En pagaille, on retrouve un «  hijo de puta  » lancé en direction de l’arbitre Pérez Lasa, des retards à répétition, une engueulade avec le préparateur physique Rui Faria, des sorties tardives alors que le garçon est déclaré blessé… Une short list juxtaposée à ses piètres performances individuelles qui font aujourd’hui de lui un pestiféré. Presque toujours sous la guérite lors des gros matchs – cf. sa titularisation en novembre 2012 face au Barça et son calvaire face à Iniesta – il voit de loin la montée en puissance d’un Marcelo qui était pourtant jugé moins fiable. Car ses 45 matchs joués lors de son premier millésime madrilène cachent une vérité bien plus sale : le garçon n’a pris part qu’à 20 rencontres de Liga. Cette saison, il n’en est qu’à six. Autant dire qu’à trente millions d’euros les blessures, Florentino passe pour un âne. Il lui reste néanmoins une raison d’espérer des jours meilleurs : Jorge Mendes réussira bien à le placer à Chelsea ou à City pour 15 millions. De livres, bien entendu.

Par Robin Delorme, à Madrid
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