1. // Ligue 2 – 5e journée
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Clermont au pied du volcan

Après une splendide saison dernière bouclée à la cinquième place, le Clermont Foot Auvergne connaît un début d’exercice beaucoup plus chaotique. Pour sa première expérience sur un banc de touche d’une équipe pro, Régis Brouard va devoir ressortir de ses valises les recettes qui avaient si bien fonctionné avec Quevilly.

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«  Quand vous en prenez quatre comme ça, vous n’avez plus qu’à rentrer chez vous. Il n’y a rien à rajouter. Merci messieurs et bonne soirée ! » Après la rouste prise à Caen (4-0), Régis Brouard n’est pas d’humeur à s’épancher sur les faiblesses de son équipe. Sans doute parce qu’elles sont trop nombreuses pour les lister dans une salle de presse, ou bien pour éviter une analyse à chaud qui pourrait faire mal à ses joueurs. Ou peut-être même les deux. Depuis sa prise de fonction à la fin du printemps, le technicien de 45 ans n’a pas eu beaucoup l’occasion de se marrer. Après quatre matchs de Ligue 2, l’équipe auvergnate n’a connu le succès qu’une seule fois, face à Nîmes (2-1), et pointe à la 17e place. Un bilan bien maigrelet, mais qui n’étonne guère au vu des matchs amicaux d’avant-saison, avec un seul but marqué en quatre rencontres.

Pourtant, le début du livre laissait augurer d’un tout autre scénario. Mèche parfaitement ajustée, sourire carnassier de sortie, le beau gosse du National, celui qui avait fait fantasmer la ménagère de moins de 50 ans qui vibrait devant France Télévisions au rythme des exploits de Quevilly, avait soigné son entrée. « Sachez une chose, c’est que je suis très, très, très heureux d’être ici. Vraiment très, très, très heureux » , avait-il lancé le jour de sa présentation, peinant à cacher son excitation d’avoir enfin sa chance sur un banc professionnel. Car si les épopées en Coupe de France l’ont fait connaître, et notamment la dernière conclue sur une défaite en finale face à Lyon (1-0), le natif d’Antony n’avait qu’un rêve : se tester à l’étage du dessus. « Pour mon cheminement de carrière, je pense que c'est le club idéal  » , déclarait-il à son arrivée. À bien y regarder, ce n’était pourtant pas évident.

Se battre plus pour gagner moins ?

Car Brouard n’aurait jamais dû atterrir à Clermont cette saison. Leader pendant une dizaine de journées lors du dernier exercice, le club du président Michy devrait à l’heure actuelle se préparer à croiser la route de Zlatan Ibrahimović, Loïc Rémy ou Salomon Kalou. Avec Michel Der Zakarian aux manettes. Oui, mais voilà, Clermont a craqué dans la dernière ligne droite et a sans doute laissé filer sa plus belle chance de goûter pour la première fois de son histoire à la Ligue 1. Depuis, Der Zakarian est retourné à Nantes et le club fondé en 1990 a perdu son meilleur joueur.

Courtisé par une demi-douzaine de formations de l’élite, Romain Alessandrini, auteur de 11 buts en 2011-2012, s’en est allé du côté de Rennes, laissant orphelin le buteur Jean-François Rivière. Et les arrivées d’Emmanuel Imorou (ex-Braga) ou encore Grégory Lacombe (ex-Montpellier) ne suffisent pas à effacer de la mémoire des supporters les crochets courts du nouveau Rennais. Avec un peu moins de talent dans ses rangs, c’est donc avec de la hargne et de la combativité que Clermont va devoir s’en sortir cette saison. Deux vertus que Brouard sait inculquer à ses troupes, quelles qu’elles soient. Et qui sait si, le 1er juin prochain au Stade de France, la tignasse poivre et sel de « Coach Régis » ne rôdera pas autour de la Coupe de France, cette fois-ci avec le peuple auvergnat derrière lui ?


Alexandre Alain
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vivelesmanchots Niveau : District
Patrick l'équipementier ? Ça existe encore cette marque ? Encore plus pourri que le DUARIG de ces pauvres troyens.. sans déconner*...
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