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Clement, l’homme qui murmurait à l’oreille du Mister

Sept jours après l’éviction de Bob Bradley et trois après une nouvelle baffe reçue au Liberty Stadium face à Bournemouth, Swansea s’apprête à installer Paul Clement sur son banc pour une mission brûlante : sauver le club d’une descente en Championship cinq ans après sa montée en Premier League. Portrait d’un homme qui a beaucoup écouté et qui veut maintenant se donner une deuxième chance de réussir dans un costume de numéro un.

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Au départ, Arrigo Sacchi était vendeur de chaussures, mais déjà un petit peu plus que ça. L’homme avait une vie tranquille tout en aimant un sport dont « l’âme est le jeu » . Au fond de lui, le fils de Fusignano sentait qu’un « autre football était possible » . Par les idées, les convictions et surtout par le dialogue. Dès le premier jour, Sacchi a compris qu’entraîner était avant tout ça : construire les joueurs avant de dessiner le système. Puis, un jour, Arrigo a rencontré Carlo, un autre génie qui sera à son tour en avance sur son temps. De cette rencontre, Ancelotti raconte ceci : « Je crois qu’Arrigo était séduit davantage par mon caractère que par mon style de jeu. » Au bout de cette réunion entre penseurs, deux styles. Arrigo Sacchi a, en son temps, révolutionné le football. Carlo Ancelotti, lui, a réussi ses miracles par la compréhension en réussissant partout où il est passé – à l'AC Milan, à Chelsea, au PSG, au Real – à aligner des étoiles, pas forcément complémentaires, pour qu’elles brillent à un instant donné entre elles. Oui, Ancelotti réussit avec ce qu’on lui donne et c’est sa plus grande force. Le natif de Reggiolo a toujours refusé de tout détruire tout en évoluant au fil des rencontres. Parmi elles, il y a cet homme, ce cerveau qu’Ancelotti décrit comme « l’un des plus dynamiques et intelligents » qu’il lui a été donné de rencontrer au cours d’une carrière d’entraîneur débutée au milieu des années 90. C’était en 2009, à Cobham, le centre d’entraînement de Chelsea. Carlo Ancelotti vient alors de succéder à Guus Hiddink sur le banc des Blues et de faire la rencontre de Paul Clement. Ou comment Ancelotti a récupéré à son tour l’étiquette de « mentor » .

Le padawan


Depuis l’été 2009, le technicien anglais n’a quasiment jamais quitté Carlo, excepté quatre mois pour rejoindre Steve Kean à Blackburn avant de retrouver Ancelotti au PSG en janvier 2012. Ensemble, les deux hommes ont gratté ces lignes : un doublé FA Cup-Premier League avec Chelsea en 2010, un Community Shield un an plus tôt, un titre de champion de France avec le PSG en 2013 et un quadruplé historique avec le Real la saison suivante. Au départ, Paul Clement n’était qu’un prof de sport, fils de l’ancien international anglais Dave Clement et frère de Neil Clement, historique du West Bromwich Albion du début des années 2000. Sur un terrain, Paul n’a jamais été plus haut qu’en non-league. Trop juste. Alors, le coaching est devenu une évidence à vingt-trois ans à travers de multiples expériences dans la formation, à Fulham ou à Chelsea où il s'est occupé successivement des moins de seize ans et de l'équipe réserve, avant que Guus Hiddink ne l’intègre à son staff lors de son premier passage chez les Blues. La suite est connue. « Apprendre aux côtés de Carlo a été une chance. J’ai réussi à voir comment bosse un numéro un, comment il gère les joueurs, les questions politiques, économiques, les médias » , expliquait Clement il y a quelques années au Guardian. Mais Ancelotti savait qu’il lui faudrait un jour laisser grandir son padawan. La question était alors simplement de savoir quand.

Le laboratoire qui n’en est plus un


Numéro un, Paul Clement y était préparé après avoir longtemps regardé. Sous Ancelotti, l’homme s’occupait souvent des séances, où il maximisait le jeu dans les petits espaces, et servait d’appui précieux au mentor. Son premier envol a alors eu lieu à Derby County à l’été 2015 où le nouveau propriétaire Mel Morris, l’un des bras armés du succès de Candy Crush, rêvait de faire de lui le Sir Alex Ferguson des Rams. À Derby, Clement a eu le temps de mettre en place ses idées, d’imposer son style, ses recrues (Darren Bent ou Tom Ince notamment), mais n’a jamais eu les résultats dans la durée au cœur d’un club qui rêvait de retrouver rapidement la Premier League. Sa première liaison de numéro un n’aura donc duré que huit mois, avec un constat terrible de Morris : « On a laissé du temps et des moyens à Paul, mais, finalement, rien n’a changé. Je n’avais donc pas le choix. » Après plusieurs années à repousser les avances des clubs de Premier League, Clement a donc échoué dans ses convictions basées sur le jeu et une armée d’analystes vidéo. Voilà pourquoi il est reparti bosser un temps au Bayern avec Ancelotti, et cette fois, ce nouveau « test » doit être un révélateur. Le tout à la barre d’un club miné par ses résultats, mais surtout par les décisions critiquées de son propriétaire Huw Jenkins. Hier, Swansea était un laboratoire où Brendan Rodgers, qui avait passé une partie de ses diplômes avec Clement à la fin des années 90, avait notamment pu faire ses armes, mais aujourd’hui, la situation n’est plus à l’attente. Les Swans doivent gagner et vite, ce qui ne va pas forcément laisser du temps à Paul Clement. Mais l’Angleterre peut se réjouir de retrouver l’un des plus grands espoirs en matière de coaching. Carlo, lui, va devoir réapprendre la vie sans Paul. Jusqu’à quand ?




Par Maxime Brigand
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