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  2. // Itw Philippe Christanval 1re partie

« Claude Puel est dans le top 2 des entraîneurs français »

Coupe de cheveux millimétrée, barbe taillée, chaussures pointues, petite chemise et jus d’ananas, Philippe Christanval a beau avoir pris sa retraite il y a pas loin de dix ans, il s’entretient. Aujourd’hui agent immobilier de luxe, entre Monaco, Paris et Londres, il prend le temps de se poser, dans le salon de son hôtel, pour revenir sur sa carrière tout aussi intrigante que frustrante. Entre Sarcelles, Clairefontaine, ses entraîneurs, ses regrets, Nicolas Anelka, Nelson Mandela, ou encore sa reconversion, il a bien des choses à raconter.

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Tu es agent immobilier aujourd’hui, ça se passe bien ?
Au quotidien, c’est assez simple. Je bosse uniquement grâce au bouche-à-oreille. Et notamment avec et grâce à des sportifs, donc on va dire que oui. Je leur trouve des maisons ou bien je m’occupe de leurs biens. Pas forcément que des joueurs de Monaco d’ailleurs, mais aussi des villes autour de Monaco. La plupart des joueurs, je les connais. Ou bien ils me connaissent. Ou ils connaissent quelqu’un que je connais. Ça facilite les choses. En règle générale, ces mecs n’ont pas trop de temps, et moi, j’arrive avec une certaine expertise parce que ça fait sept ans que je suis dedans et puis je suis quelqu’un de confiance aussi.

Et on a le droit de savoir à qui t’as trouvé un appartement récemment ?
Confidentiel.

En Angleterre, on racontait aussi que tu t’étais lancé dans la bijouterie, c'est quoi cette histoire ?
C’est une connerie, ça. Je ne sais pas qui a sorti ça, mais c’est marrant parce que ça a fait le tour du monde. On en parlait en Angleterre, en Espagne… Mais j’ai jamais eu de bijouterie.

C’est sorti d’où ?
Aucune idée. Mais après ça, il y a même des types qui m’ont appelé pour me vendre des diamants, de l’or et des montres de luxe. J’étais obligé de leur expliquer que non. C’était marrant.

Tu t’es lancé dans l’immobilier directement après le foot du coup ?
Non, pas directement. Dès que j’ai annoncé ma retraite, j’ai pris un peu de temps pour moi, ici à Monaco. J’ai un peu voyagé, je voulais me déconnecter du monde. C’était vraiment essentiel pour moi, parce qu’on ne se rend pas compte, mais émotionnellement, moralement, physiquement, on prend un gros coup. Et puis quand j’ai arrêté, c’est comme si toute cette pression était partie d’un coup. Et à ce moment-là, j’ai eu un coup de fatigue générale. J’avais besoin de prendre du recul, j’ai pris six mois de vacances, pour prendre soin de moi, être avec ma famille… J’ai voulu revenir dans le foot, c’était la facilité, mais j’ai vite déchanté.

Qu’est-ce qui s’est passé ?
Le gros souci du foot aujourd’hui, c’est qu’il y a trop de business. Les gens ne regardent plus le niveau, les compétences, la personnalité du mec, mais sa valeur financière. Et ça, ça ne m’a pas plu. Ce n’est pas ma mentalité. Et du coup, je me suis dirigé vers l’immobilier. J’avais déjà commencé à m’y intéresser quand je jouais au foot et puis j’ai continué.

« Quand le maire de Sarcelles m’a appelé et proposé de mettre mon nom sur le terrain d’entraînement, franchement j’étais surpris. Normalement, on fait ça pour des gens décédés ou qui ont accompli des choses extraordinaires. » Philippe Christanval

Tu es aussi président d’une association également. Elle s'appelle Omniscient, c'est ça ?
Oui, j’ai monté une école à Dakar, après le foot. On était partis au Sénégal à Monaco quand j’avais 18 ans, en stage de fin de saison, et j’avais été vachement touché par les gens, mais aussi par la pauvreté. Et je m’étais toujours dit : « Dès que j’ai le temps, j’y retourne. » Ce que j’ai fait.

Pourquoi le Sénégal ?
Aucune explication rationnelle, j’ai accroché. Et donc voilà, j’y suis retourné, je voulais voir ce que je pouvais y faire. Et j’ai décidé de monter cette association avec des amis et d’ouvrir une école pour orphelins.

Et tu l’as fait pour quelle(s) raison(s) ?
Parce que j’estime que j’ai été quand même gâté par la vie, que j’ai quand même pu accomplir de belles choses, même si j’aurais pu faire mieux. Et voilà, je me suis senti redevable quelque part. Et c’est pour ça que je voulais aider ces enfants.

Tu as été gâté par la vie ?
J’ai grandi en banlieue, à Sarcelles, ce n’était pas tous les jours facile. Mais on ne peut pas comparer avec ce qu'eux, certains Sénégalais, vivent. Ce n’est pas comparable. Et puis, je me suis retrouvé très tôt à Clairefontaine, j’avais douze ans. De suite, dans le monde du foot, on te donne des équipements, tu vas à l’école, t’es pris en charge, je ne peux pas dire que je n’ai pas été gâté.

Et ton enfance à Sarcelles, elle ressemblait à quoi ?
J’en ai de supers souvenirs. Franchement, les années que j’ai vécues là-bas, c’était extraordinaire. J’avais de supers amis là-bas, y avait vraiment une belle ambiance autour du club… Vraiment une belle époque. Sarcelles, là où j'habitais, c’était surtout pour moi une ambiance magnifique, des souvenirs que je n’oublierai pas. Tout le monde se connaissait. Je me souviens que quand j’étais chez moi, dès qu’il y en avait un qui avait un ballon, il sifflait. Et tout le monde regardait par la fenêtre et se ramenait en bas de l’immeuble.


Y a même un stade à ton nom là-bas.
C’est un honneur. Quand le maire de Sarcelles m’a appelé et proposé de mettre mon nom sur le terrain d’entraînement, franchement j’étais surpris. Normalement, on fait ça pour des gens décédés ou qui ont accompli des choses extraordinaires. Ça m’a fait plaisir, mais ça m’a surpris quand même. À l’époque, j’étais en équipe de France, mais bon je n’étais pas non plus... Heu… (Rires)

Y avait un stade en bas de chez toi ?
C’était plutôt un stade improvisé. Un arbre, un buisson et un compteur électrique sur du goudron. (Rires) Mais voilà, c’était vraiment de belles années. Moi personnellement, je ne changerais pas ce que j’ai vécu.


Tu pars à Clairefontaine assez tôt, à douze ans, ça s’est passé comment ?
J’étais à 100% concentré sur le foot. Ma mère me disait : « Quand tu jouais au foot, ta manière de voir le foot, ça se voyait que tu voulais devenir professionnel. » Et en fait, quand je suis parti à Clairefontaine, c’était qu’une étape vers mon objectif. J’étais très concentré et puis je rentrais tous les week-ends chez moi. C’était pas trop méchant.

Dans ta génération, il y avait qui ?
Nicolas Anelka, Louis Saha, Sébastien Piocelle, Grégory Proment, Alioune Touré, Yves Deroff… Très belle génération. On est à peu près huit ou neuf à avoir joué en pro. C’est pas mal. Deux années magnifiques, super ambiance, on s’entendait tous super bien. Des conditions de vie parfaites. André Merelle nous entraînait à l’époque, et pour moi, c’est le meilleur entraîneur que j’ai jamais eu. Il a pris sa retraite aujourd’hui. Mais même aujourd’hui, quand j’en parle avec Nicolas (Anelka), il me dit la même chose, c’était le meilleur entraîneur de sa carrière.

Il avait quoi de plus que les autres ?
Le genre d’entraîneur qui arrive à tirer le maximum de ton potentiel. Et en plus, il était très pédagogue. Moi, j'étais discret. Mais j’ai quand même été capitaine de l’équipe de Clairefontaine.

C’est paradoxal.
Ouais, je sais, mais quand je suis arrivé à Clairefontaine, j’ai eu une discussion directement avec André Merelle justement. Il m’a pris à part et il m’a dit : « Mon grand, ça se voit que tu as des qualités. Ne perds pas ton temps. Sois sérieux. Et j’ai confiance en toi. » Du coup, quand on me parle comme ça d’entrée, ça ne me donne pas envie de le décevoir. Moi dans ma tête, à partir de là, je n’ai qu’une envie : réussir.

Du coup, t’étais très pote avec Nicolas Anelka à cette époque-là ?
Très.

Il était plus turbulent que toi ?
Vraiment pas. C’est marrant, dans la vie de tous les jours, en fait, il n’a rien à voir. Il est très discret, il ne sort pas beaucoup. Bon, il a de la personnalité, hein. Quand il a quelque chose à dire, il le dit.

T’es toujours en contact avec lui ?
Ouais, mais bon, se voir c’est un peu compliqué. Il est à Dubaï en ce moment, mais on se parle souvent.

« Ma coupe de cheveux, je l'ai coupée la deuxième année à Barcelone, moi-même, tout seul, face à la glace avec une tondeuse. » Philippe Christanval

Tu dis qu'André Merelle est le meilleur entraîneur que tu n'aies jamais eu, mais Claude Puel, c’était un bon entraîneur aussi, non ? C’est lui qui t’a fait gagner ton premier titre, champion de France avec Monaco en 2000.
Ouais, j’ai beaucoup appris avec lui. Dans le domaine professionnel, c’est un super entraîneur. Dans la tactique, le physique. On a gagné un titre de champion quand même avec lui. Je l’apprécie énormément, très professionnel. Ça ne me surprend pas du tout, les résultats qu’il a obtenus avec Nice. Il est dans le top 2 français. Mais dans la formation, André Merelle est le meilleur.

C’est qui le numéro 1 du coup ?
Laurent Blanc. Il avait peut-être de bons joueurs, on peut dire ce qu’on veut, il gagne des titres. Il a gagné avant avec Bordeaux aussi. Moi, je trouve que c’est un super entraîneur.

Question essentielle avant de commencer à parler de ton parcours à Monaco, pourquoi cette coupe de cheveux ?
C’est à cause de Thierry Henry, ça, il m’avait dit : « Ouais, vas-y, fais-toi cette coupe. » Et je l’avais suivi. Et c’est resté.

Tu lui en veux aujourd’hui quand tu regardes les photos ?
Ouais, un peu. Je suis mieux comme ça aujourd’hui. C’était un peu dur le jour où j’ai rasé. Mais après, quand je regarde les photos : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Comment j’ai pu faire ça ? » J’ai coupé la deuxième année à Barcelone, moi-même tout seul, face à la glace avec une tondeuse.

T’arrives donc à Monaco, tu fais une première saison 97/98 en professionnel plutôt potable et tu joues quand même une première demi-finale de Ligue des champions cette saison-là. Contre la Juventus.
La première mi-temps s’était plutôt bien passée. Moi, je n’avais personne au marquage, j’étais libéro, mais bon, y avait toujours Inzaghi et Del Piero qui traînaient. Grosse équipe. Les deux étaient impossibles à prendre. Si en plus, tu rajoutes Edgar Davids, Zidane, Di Livio… La veille du match, je peux vous dire que j’ai eu du mal à dormir. Parce qu’en fait, je ne devais même pas le jouer, ce match-là. Le week-end juste avant, je n’étais pas dans le groupe. Et il y a Franck Dumas qui se blesse. Le lundi, j’arrive à l’entraînement, tranquille. Dans ma tête, je ne pensais pas du tout que j’allais jouer. On jouait le mardi en Ligue des champions. J’arrive dans les vestiaires et je sens une atmosphère bizarre, tout le monde me regarde, et il y a Jean Tigana qui vient me voir et qui me dit : « Faut que je te parle. » Et il me dit : « Prépare-toi, parce que tu vas être titulaire. » Instantanément, j’ai la pression qui monte. Et le soir même, impossible de dormir. Après, quand je me suis retrouvé à l’entrée du stade, dans le couloir, avec les joueurs de la Juve à côté, c’était impressionnant. Quelques semaines plus tôt, je les regardais à la télé, et là, je joue en face d’eux. À côté de Zidane, ça fait quelque chose.

Et cette pression, elle passe en combien de temps ?
De suite. Dès que tu rentres sur le terrain, ça passe. Au coup d’envoi, au moins. Mais on perd finalement 6-4, sur les deux confrontations. C’était quand même un beau parcours. On avait une belle équipe. Barthez, Costinha, Henry, Trezeguet, Sagnol, Di Meco, Benarbia, c’était plutôt une belle équipe.


Le titre de champion de France avec Monaco en 2000, c’est ton plus beau souvenir ?
Oui. En plus, on était plusieurs joueurs à venir du centre de formation dans l'équipe. Y avait vraiment de la qualité. J’étais jeune, j’ai énormément appris, rien qu’à l’entraînement, c’était énorme. C’était une belle histoire.

C’est un peu l’apogée de ta carrière ?
...

On a l’impression que tu n’as jamais fait de folies, que tu ne t’es jamais dispersé.
J’ai toujours fait attention. J’investissais déjà dans l’immobilier. J’en donnais un peu à ma famille. Je n’ai jamais perdu le côté jeune de banlieue, mes parents sont des gens modestes. J’ai pu m’acheter de belles voitures, mais je n’ai jamais flambé.

Et tu racontes aussi que, durant toute carrière, tu pensais déjà à ta reconversion, tu achetais déjà des magazines sur l’immobilier, tu commençais déjà à acheter des biens immobiliers ?
Dans l’avion, en déplacement, je ne lisais que ça. Ça m’a toujours intéressé. Du côté de ma mère, ils sont pas mal dans le bâtiment, peut-être que ça vient de là. Mais voilà, visiter, regarder des belles maisons, ça m’a toujours plu. Pour mon premier contrat à Monaco, j’ai décidé d’acheter. Au lieu d’acheter une voiture, comme la plupart des joueurs, moi j’ai acheté un appartement. Mon premier achat. Après, ça a continué, à Barcelone, etc.

« En tant qu’adversaire, moi, le Vélodrome ne m’a pas impressionné. Mais quand j’y ai joué par la suite, là, j’ai compris que c’était pesant. Pas le droit de perdre, de faire une erreur, c’est dur. » Philippe Christanval

Tu étais là le jour où ça a dégénéré au Vélodrome avec Marcelo Gallardo ? Le jour où Galtier l’aurait frappé ?
J’ai assisté à la scène, et il y en a plusieurs qui l’ont attrapé et qui l’ont frappé. Le match était vraiment tendu. Nous, on avait des points d’avance. Mais eux, ils avaient besoin de points pour se sauver. Dans les couloirs, ils nous ont mis la pression. Des insultes. Moi, j’étais au loin, mais au coup de sifflet final, quand Marcelo est rentré dans le couloir, j’ai vu les joueurs de l’OM qui avançaient rapidement. Quand je suis arrivé, j’ai vu ce qui s’était passé.

Pourquoi Marcelo Gallardo ?
Il était très technique. Dans sa façon de jouer, il pouvait faire très mal, vexer. Dribbler, faire des petits ponts… Et comme eux, il leur fallait des points, ils n’ont pas vraiment apprécié.

C’était chaud, le Vélodrome ?
En tant qu’adversaire, moi ça ne m’a pas impressionné. Mais quand j’y ai joué par la suite, là, j’ai compris que c’était pesant. Pas le droit de perdre, de faire une erreur, c’est dur.

On t’a mis la pression à la Commanderie par exemple ?
Ça m’est arrivé. J’ai passé deux ans là-bas et ça ne s’est pas très bien passé. En même temps, j’arrivais de Barcelone, j’étais international, les gens attendaient beaucoup de moi. Je me suis déjà fait insulter, mais à force, je me suis blindé.

Bon, et l'année du titre avec Monaco, tu es quand même appelé à l’Euro 2000 en tant que réserviste. Ça fait quoi d’être réserviste ?
Moi, j’étais avant tout content à cette époque. Devant moi, il y avait des références. Blanc, Lebœuf, Desailly. Sacrés joueurs. Ils étaient champions du monde, donc j’étais déjà content d’être là. Et puis, accéder à l’équipe de France à cette époque-là, c’était vraiment plus compliqué qu’aujourd’hui, c’était l’apogée de l’histoire de l’équipe de France.


Ça t’a tué que l’on te compare à Laurent Blanc ?
Non, pas du tout. C’était un joueur que j’appréciais beaucoup. Je me rapprochais de lui au niveau des caractéristiques de jeu. Mais au contraire, c’était plutôt plaisant à l’époque.

Et à cette époque, vous avez rencontré Nelson Mandela...
C’était pour mon premier match en équipe de France. C’était en Afrique du Sud. Avant le match, on était allés le voir dans sa maison, on a pris des photos avec lui. Une belle rencontre. Un vrai monsieur. Mais on n’a pas vraiment parlé. Il parlait anglais et, à l’époque, l’anglais et moi, ce n’était pas trop ça. On a surtout pris des photos de lui. J’ai toujours les photos chez moi d’ailleurs. Déjà, quand on voit son histoire, son comportement en sortant de prison, il aurait pu sortir avec la haine, il est sorti avec l’inverse. L’apaisement. C’est grâce à lui que l’Afrique du Sud s’est apaisée. Et que les tensions entre les noirs et les blancs se sont affaiblies.


Et tu penses que c’est un modèle à suivre, Nelson Mandela ? Une parole qu’on devrait appliquer en France, par exemple, après les attentats ? C’est la réponse qu’on doit donner à la violence, aux extrémismes ?
Oui. Le monde évolue, et on ne pourra jamais aller contre l’évolution des choses. Aujourd’hui, que ce soit par le biais d’Internet, les réseaux sociaux ou autres, on est interconnectés. Ce que je veux dire par là, c’est qu’aujourd’hui, le monde est à portée de main et que c’est par la démocratie, par la paix, par l’union des peuples que l’humanité, la France notamment, va s’en sortir. Et les politiques, ils essaient de manipuler les gens… Non, ce n’est pas la réponse pour apaiser les tensions.

Justement, tu parles de politique, tu ne trouves pas que le joueur de foot manque un peu de conviction politique ?
On a tous des convictions, mais peu les affichent.

Tu penses qu’un joueur de foot doit plutôt garder ses convictions politiques pour lui ?
Non pas forcément, c’est propre à chacun. Mais je pense qu’aujourd’hui, un joueur, vu que les médias se sont fortement développés, un joueur de renom a de plus en plus un aspect politique. Ça s’est vu avec Benzema dernièrement. Les politiques se sont mêlés de cette affaire.

Les politiques se mêlent du foot. Mais l’inverse est plus rare.
C’est pas faux. Mais c’est plus de la timidité. On a tous des convictions. Et les joueurs ne veulent pas tout mélanger.

Tu crois en la politique, toi ?
Comme la plupart des Français, je crois au vivre ensemble, à la démocratie. Et je crois que de toute manière, c’est la seule manière pour nous d’avancer.

Propos recueillis par Ugo Bocchi, à Monaco
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