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Clap de fin pour le foot néerlandais !

Tin-tin-tin ! C'est fini, c'est mort, c'est nul, c'est pathétique : le foot néerlandais est foutu ! Hier soir, le Stade de France était un immense cimetière et le grand drapeau orange un immense linceul. Minute de silence. Condoléances. Let it be. RIP. Amen.

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Parlez autour de vous du réchauffement climatique… Eh, bien les gens s'en foutent et ils continuent de noircir leur bilan carbone perso, les vaches ! « Après nous, le déluge. » Mais si vous montrez à ces mêmes gens la noyade d'un pauvre ours blanc du fait de la fonte grandissante de sa chère banquise, alors les gens prennent peur. Ils comprennent que notre planète est un dépotoir, que nous ne valons pas mieux que les immondes détritus que nous rejetons dans la nature et qu'on grillera tous très bientôt aux rayons ultraviolets. Bien fait pour nous ! Alors aujourd'hui, on va vous parler de l'agonie de l'ours orange. Tout en exagération, bien sûr : il faut effrayer le fumeur avec des photos choc sur le paquet de clopes pour qu'il cesse, non ? Alors on va être brutal : c'est pour mieux exposer le côté obscur d'un foot national néerlandais qui vient de passer au rouge.

Parc d'attractions

Par où commencer ? Par l'Eredivisie dont le niveau de compétitivité baisse sans cesse ? Par Louis van Gaal qui a considérablement démobilisé ses joueurs en parlant de match pas si important avant d'affronter la France ? Par la croyance aveugle en des concepts qui risquent de sonner bientôt creux comme « Ajax » , « Van Persie » , « Oranje » , « Van Gaal » , « foot hollandais » , « école du beau jeu » , « style » ? Par la quasi-absence de plan B de cette équipe A, dont on croit à tort qu'avec le retour de Robben (absent hier), tout s'éclairera comme par miracle ?... On ne va pas parler ici de l'analyse tactique de la défaite d'une sélection néerlandaise enfoncée dans tous les secteurs du jeu. On va juste prendre un peu de hauteur pour mieux autopsier le cadavre. Ceux qui suivent régulièrement les chroniques du foot néerlandais sur sofoot.com savent que toutes ces interrogations pessimistes ne datent pas d'aujourd'hui. Et ce, malgré les louanges sur un style de jeu « offensif » qui se perpétue aux Pays-Bas et qui devrait quand même assurer le viatique minimal à la survie de son football. Sauf que… Une Eredivisie qui « joue bien au ballon » , tout le monde s'en tape. Ça intéresse qui la visite d'un grand parc d'attraction où 22 Schtroumpfs jouent bien à la baballe ? Téléfoot, peut-être : « … Cette semaine pour le fast-foot, nous avons sélectionné pour vous un but qui nous vient des Pays-Bas, une magnifique combinaison du PSV Feyajax contre le FC Aldrenjmaaark conclue en beauté par Floppe van Schrijsck ! Pas mal, Christian, non ? » Ouais, pas maaaaal. Allez ! Passons à la Liga… Voilà, c'est ce qui reste au foot hollandais aujourd'hui : un peu d'ADN qu'il faut à tout prix préserver. Mais pour que cet ADN ne se perde pas, il faut qu'il s'inocule dans des joueurs compétitifs évoluant dans un championnat compétitif. Alors oui, on forme encore de bons footballeurs en Batavie. Mais le réservoir commence à montrer ses limites et, objectivement, il n'existe pas à l'heure actuelle de nouveaux Sneijder (pas celui d'hier soir), Van Persie, Robben, Van der Vaart. Au vu de la cata d'hier soir, on en vient même à douter de la valeur réelle de joueurs prometteurs qu'on imaginait « bons » : Cillessen, Blind, Clasie, Promes…

Huntelaar est le dernier « grand avant-centre néerlandais » en date. Et encore ! À déjà 30 ans, il ne figure pas non plus dans la lignée des grands numéros 9 que le foot national produisait régulièrement dans un passé encore proche. La saison passée, Lens (PSV) était le 7e meilleur buteur d'Eredivisie, derrière six buteurs étrangers. Or, Lens est plutôt un ailier. La saison d'avant (2011-2012), le pays s'était poussé du col en plaçant deux locaux en tête du classement des buteurs, avec Bas Dost (32 buts, Heerenveen) et Luuk de Jong (25 buts, FC Twente). On les croyait armés pour cartonner en Bundesliga où ils sont allés : le premier a coulé à Wolfsburg et l'autre fait de la mousse à M'Gladbach. Et cette année ? Le local Castaignos (21 ans, FC Twente) est 5e avec 10 pions pour 35 occases ratées. Luc Castaignos, qui a quand même pas mal de qualités, illustre bien l'échec dramatique de ces jeunes footballeurs néerlandais partis beaucoup trop tôt à l'étranger : à 18 ans, le bon p'tit gars de Feyenoord avait signé à l'Inter où il ne pouvait que faire banquette, malgré quelques petites perfs encourageantes. Il est revenu au pays la saison passée… On ne va pas refaire la liste de tous les jeunes partis trop tôt au casse-pipe. Sachez globalement que le bilan est perdant-perdant-perdant : perdant pour le joueur (que devient Drenthe ?), perdant pour l'Eredivisie qui se dépouille d'un talent en herbe et perdant pour le club acheteur dont l'échec impacte négativement les autres clubs (acheter un jeune Hollandais ? Non, merci !).

Killer Bosman

Le championnat hollandais pauvre en droits TV, pauvre en spectateurs (hormis Ajax, Feyenoord et PSV) et pauvre en merchandising aligne beaucoup de clubs en difficulté financière, contraints de vendre leurs jeunes prometteurs pas que pour équilibrer les comptes, mais souvent aussi pour éponger les dettes. Et comme le marché des transferts européens s'est contracté, qu'il est nettement moins rémunérateur (sauf pour les cracks et les vraies perles), qu'il est soumis à la mondialisation effrénée et que l'offre qualitative hollandaise s'amenuise, les perspectives néerlandaises sont glauques. Borgne au royaume des aveugles, l'Ajax affiche un bilan financier florissant. Sauf que sans concurrence vraiment sérieuse, l'Ajax se balade en Eredivisie et affiche un niveau de jeu stagnant. Van der Wiel se frisait à Amsterdam dans une équipe qui déroulait tranquille. Il a compris sa douleur en débarquant dans une L1 moins sexy, mais terriblement exigeante tactiquement et physiquement. Pourtant, Gregory est parti à l'âge raisonnable de 24 ans. Oui, mais il venait d'un championnat dévalué dans une équipe qui gagne en jouant à 80 % de ses possibilités… L'Ajax est devenu trop grand pour les Pays-Bas et trop petit pour l'Europe. Sauf tsunami, l'Ajax file vers un quatrième titre d'affilée. Un titre sécurisé dès la trêve... L'an prochain, Ajax sera-t-il aussi champion ? C'est probable, au vu du renouvellement de ses cadres à peu près maintenu chaque saison. En attendant, en C3, le Red Bull a brutalement signifié aux Ajacides que leur train s'arrêtait à Salzbourg (0-3 et 1-3). Pas le temps ici non plus de récapituler les performances catastrophiques des clubs néerlandais en coupes d'Europe. Sachez juste qu'il faut remonter à 2006-2007 pour voir un club batave atteindre les 8es de C1. C'était le grand PSV, sorti en quarts. Il y a une éternité…

Les rigueurs impitoyables de l'arrêt Bosman aggravent désormais un peu plus la santé chancelante du foot néerlandais. Les débuts de l'arrêt B. lui furent plutôt favorables. L'exil des joueurs, tant qu'il était rémunérateur pour les clubs hollandais, pas trop massif en terme de départs et que l'âge moyen des partants ne frisait pas trop la vingtaine, a profité au foot national et à sa sélection. Mais le Moloch jamais rassasié a dévoré jusqu'aux plus jeunes talents émergents. Et la saignée continue (létale ?) se poursuivra cet été ! Quels que soient l'âge et le talent du futur exilé de l'été 2014, il est impossible aujourd'hui de dire si ces futurs transférés s'imposeront ou non. D'autant plus que ces candidats au départ, titulaires habituels au pays, découvriront la nouveauté glaçante de faire souvent banquette. Un temps sur le banc parisien, Van der Wiel a failli plonger avant de se ressaisir. Et encore ! Gregory n'est pas absolument certain de ne pas voir un gros concurrent au poste débarquer bientôt au Parc… Aujourd'hui, seul Strootman s'est parfaitement bien exporté à la Roma. Ça va être dur pour le petit Marco van Ginkel, très bon jeune de Vitesse que le Mou a enrôlé à Chelsea l'été dernier. OK, une grave blessure a condamné sa première saison chez les Blues. Mais était-il judicieux de partir à 20 ans rejoindre un effectif pléthorique et aussi accueillant qu'un chenil rempli de pitbulls ?


Tulipe noire…

On récapitule… L'arrêt Bosman a tué les clubs de l'Est. La hype russo-ukrainienne est retombée. L'arrêt Bosman a tué les clubs scandinaves : vous vous rappelez de Helsingborgs, Rosenborg Trondheim, Malmö, des clubs pas extras, mais qui donnaient du sacré fil à retordre aux cadors européens dans les poules de C1 ? L'arrêt Bosman a tué les clubs écossais (il y ont mis du leur, certes). L'arrêt Bosman a tué les clubs belges. L'arrêt Bosman a tué les clubs portugais (on parle de C1, là). L'arrêt Bosman a tué les clubs français. Paris n'est pas un club « français » , c'est un club mondialisé. L'arrêt Bosman a tué les clubs hollandais… Bien sûr, il y a encore des toutes petites aventures sympathiques : Olympiakos cette année, le Celtic l'an passé, le FC Copenhague en 2011 (8es), et d'autres encore. Mais il faut arrêter de rêver… On célébrera cette année les 10 ans de la dernière finale de C1 totalement inédite, Porto-Monaco (3-0), soient deux clubs de pays n'appartenant pas au top 4 continental. Aujourd'hui, c'est plié : la C1 c'est pour l'Allemagne, l'Espagne, l'Angleterre et l'Italie. Tout est question de cycles alors les clubs italiens reviendront un jour au premier plan. Quoique ! Ce n'est pas sûr non plus… Voyez les résultats implacables des matchs allers en 8es de C1 : une boucherie. Les gros ont tous gagné à l'extérieur, sauf Chelsea à Galatasaray (mais avec 1-1 ça devrait passer) et MU, battu à l'Olympiakos (bien fait pour eux !).

Le fair-play financier n'y changera pas grand-chose : les grands clubs ont trop accru leur avance du point de vue économique et du point de vue prestige/attractivité. Les derniers espoirs des pays européens dont les clubs ont été laminés (voir plus haut), c'est d'avoir la chance de la Belgique. Grâce à sa « génération dorée » , mais en exil, la Belgique a retrouvé sa place dans le foot de sélection. Mais qu'elle soit génération spontanée ou avec une suite durable à court terme, la classe 2014 d'Eden Hazard et Cie ne suffira pas à enrayer le déclin des clubs belges à plus long terme, plombés eux aussi par les départs de plus en plus précoces. Un championnat trop faible ne fait plus émerger suffisamment de talents compétitifs. C'est tout le drame des Pays-Bas, en panne de vraie relève. Même si le potentiel actuel n'est pas négligeable et que l'ensemble néerlandais (les « grands » anciens plus les bons jeunes) devrait permettre aux bas pays d'être présents au moins jusqu'à l'Euro 2016. Mais après ? Mystère… Avant le match France - Pays-Bas d'hier soir, on savait que les Oranje n'étaient pas parmi les favoris du Mondial brésilien. On sait depuis la gifle du SdF qu'ils ne sont même plus outsiders...

Par Chérif Ghemmour
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