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  2. // Man CIty/Stoke City

City-Stoke, l'inédit

Première Cup depuis 42 ans ou première Cup tout court ? A 16h00 heure française, Stoke et Manchester City s'affrontent à Wembley dans une finale inédite. Si les hommes de Mancini ont logiquement les faveurs des pronostics, Stoke inpire tout de même à la méfiance. Le point sur les clefs du match.

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- L'état de forme de Carlos Tevez

Blessé lors du naufrage Citizen à Anfield (défaite 3-0), l'Argentin a cruellement fait défaut à la pointe de l'attaque des SkyBlues depuis un mois, si bien que les hommes de Mancini ont vu leur avance sur Tottenham fondre à vue d'œil, avant de finalement sécuriser leur quatrième place en venant à bout des Spurs cette semaine. L'autre bonne nouvelle, en plus du résultat, c'est que l'Apache en a profité pour faire sa rentrée. Mais avec huit petites minutes dans les jambes, rien n'indique que Carlitos soit en condition pour débuter une rencontre de l'intensité d'une finale de Cup, qui plus est contre une des équipes les plus physiques d'Angleterre. Pourtant, il n'y a qu'à voir l'influence de l'ancien Red Devils sur les résultats de son équipe pour mesurer l'importance du buteur de poche. Mancini n'a donc pas vraiment le choix, d'autant que la solution de rechange, Dzeko, peine toujours à trouver ses marques, malgré son transfert onéreux (un petit but pour 30 millions d'euros, quand même). En voilà un qui passe d'ailleurs assez miraculeusement entre les gouttes des critiques alors que Fernando Torres, de son côté, se voit rappeler le montant de son transfert à chaque contrôle raté.

- Faire sauter le verrou des Potters


On peut parler de l'efficacité insolente de Stoke sur coups de pieds arrêtés (48% de ses buts sont marqués de la sorte), voire sur touche, se focaliser sur la réussite de Kenwyne Jones ou la résurrection de Jermaine Pennant, mais le vrai point fort des Potters, du moins en Coupe, c'est bel et bien sa défense. Pour rejoindre Wembley, les hôtes du Britannia Stadium ont bâti leurs succès sur leur imperméabilité. À ce stade de la compétition, ils n'ont encaissé que deux buts depuis leur entrée en lice face à Cardiff. Une grande partie du mérite revient à Robert Huth, qui n'est pas loin de réaliser sa meilleure saison. Mais en Thomas Sorensen, Stoke a la chance de posséder le gardien le plus sous-estimé du Royaume. Quand on sait que Mancini est également un adepte du bétonnage, on se dit qu'il y a de fortes chances pour que cette finale ne soit pas la fête du slip.


- L'expérience contre l'insouciance


Si l'on compare l'effectif et le vécu des deux formations, Manchester City est archi favori. Yaya Touré, David Silva, Carlos Tevez sont non seulement de grands joueurs, mais ils ont tous déjà remporté des finales hautement plus prestigieuse qu'une finale de Cup (C1 pour Touré et Tevez, Euro 2008 pour l'Espagnol). Mais les Citizens sont peut-être tombés sur l'adversaire qui en a le moins à carrer. Stoke, c'est l'équipe la plus british de Premier League de par sa composition, son caractère, mais aussi sa façon de jouer. Le Toque, Tony Pulis s'en balance complet. Plus on dégage loin, moins on a de chances de se faire contrer, après tout. En résumé, les Potters sont une équipe de Premier League des années 90, le genre d'adversaire pour qui chaque corner s'apparente à un coup franc aux seize mètres. Certes, ça ne ravit pas les puristes, mais après tout, c'est comme ça que Birmingham, qui était dans la même situation, est venu à bout des Gunners en finale de Carling Cup il y a deux mois. Moralité ? Le kick and rush reste la meilleure arme de l'outsider.

Par Marc Hervez

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