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  3. // Manchester City/QPR (3-1)

City reprend sa marche en avant

Alternant le très bon, puis le très moyen, Manchester City a tout de même trouvé la faille face à un adversaire faiblard (3-1). Même si les échéances européennes exigent bien mieux, Mancini peut être rassuré : ses hommes ont encore faim.

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Manchester City - Queens Park Rangers : 3-1
Buts : Yaya Touré (16e), Džeko (51e) et Tévez (92e) pour City. Zamora (59e) pour QPR.

La dernière fois que les Queens Park Rangers s’étaient rendus au City of Manchester Stadium, c’était pour un match d’anthologie. Une dernière journée de Premier League où les Citizens s'offraient un titre qui leur échappait depuis 1968. Le tout au bout du bout du temps additionnel. Pour ce troisième round de l’exercice, la donne est différente, la pression également. Manchester City doit se remettre dans le droit chemin après deux prestations en demi-teinte, et QPR inscrire son premier point. 90 minutes plus tard et une prestation tout aussi abjecte que leur maillot extérieur sorti des nineties, les Londoniens repartent la queue entre les jambes. Le succès mancunien est bel et bien logique, mais qu’il fut dur à se dessiner tant les Citizens semblent encore en rodage.

Le corner, arme fatale

Face à une formation londonienne des plus cosmopolites – avec pas moins de sept nationalités différentes –, le onze des Skyblues ne se pavane qu’avec une seule et petite recrue : Rodwell. Autant dire que les automatismes devraient être là, surtout que Mancini a remis au goût du jour un quatuor défensif bien moins expérimental. Après son petit de jeu de « partira, partira pas » , c’est bien le mètre quatre-vingt seize d’Edin Džeko qui fait parler de lui. Sur un premier corner de Samir Nasri, le natif de Sarajevo est à la tombée, mais manque le cadre, de peu. Partie remise, puisqu’à la douzième minute, ces deux acteurs se retrouvent pour un sauvetage sur la ligne d’une défense londonienne aux abois. Pour assister à un changement au tableau d’affichage, il faut attendre le quart d’heure de jeu et un énième corner. Avec cette fois Silva à la baguette, la grande carcasse de Yaya Touré profite d’un raté de Carlos Tévez pour envoyer un parpaing face à un Robert Green impuissant. Sans vraiment forcer, les comparses de captain Kompany prennent les devants (1-0).

Esteban Granero a beau placer sa première frappe sous ses nouvelles couleurs, ce sont bien les Citizens qui dévoilent une maîtrise perdue depuis la reprise des hostilités domestiques. Les deux faux-ailiers que sont Nasri et Silva s’emploient à faire tourner en bourrique une arrière-garde adverse totalement à la rue. Sur un délice de déviation du Français, le meilleur passeur du précédent exercice envoie Robert Green à la parade. À dix minutes du terme, le néo-champion d’Europe se loupe une nouvelle fois après un contre express. Visiblement, Man City, suite à une répétition de corners, se la joue loi des séries avec des contre-attaques en pagaille. Au petit trot, et avec pas mal d’approximations, les vingt-deux acteurs regagnent les vestiaires, à peine fatigués. Et tout le City of Manchester Stadium se dit, entre quelques bâillements, qu’à ce rythme, les QPR ne les feront pas frémir comme ce fut le cas en mai dernier.

Tévez-Džeko, ticket gagnant

Le début de second acte se veut la copie conforme des 45 premières minutes. Sitôt reparti, l’Apache de Carlos Tévez envoie d’un angle fermé une belle mine à un Robert Green qui n’a décidément rien d’une passoire en ce samedi. Quelques instants après, c’est au tour de la doublette du couloir droit de faire parler la poudre. Sur un une-deux tout en délicatesse, Zabaleta enroule un cuir qui vient s’écraser sur la transversale d’un M. Vert tout chanceux. Son homologue mancunien l’est, lui, beaucoup moins. Malgré une superbe parade suite à une frappe contrée de Johnson, le ballonnet atterrit dans les pieds d’un Zamora bien seul. L’ex de Fulham n’a plus qu’à officialiser le hold-up (1-1). Sans aucune logique, les Queens Park Rangers reviennent à égalité et les Citizens se mettent à voir, en ces derniers instants, un vilain chat noir.

Il n’en fallait pas plus pour énerver un Carlos Tévez de nouveau hargneux après sa grève de six mois. L’Argentin, sur tous les fronts, profite d’un beau travail de Kolarov, pour déposer une merveille de centre sur le crâne de Džeko. À quelques centimètres des cages, le Bosnien ne rate pas l’offrande (2-1). Grâce à son binôme offensif, City n’a pas même eu le temps de douter. Et peut compter sur un duo mêlant mobilité et grinta argentine, avec un jeu tout en pivot du Bosnien. Paradoxalement, cet avantage chiffré signe également la baisse de régime du onze local. Trop sûr de ses forces, ou alors tout simplement éreinté, City s’endort sur ses lauriers et permet aux Hoops de se refaire la cerise. Par deux fois, le vieux roublard de Nielsen a l’égalisation au bout des pieds. Sur corner, puis coup franc, l’ancien Rovers offre de belles sueurs froides à un Roberto Mancini stressé. Histoire de durcir le ton, Kolo, frère de, et Milner font leur entrée. Mais ce sont bien toute la niaque de Tévez et la puissance de Yaya qui leur feront sortir la tête de l’eau. Avant les trois coups de gong de l’arbitre, l’Apache contre une frappe de son comparse Džeko et y va de sa petite sucrerie – méritée vu sa performance. 3-1, le match est plié. Roberto peut enfin respirer.

Par Robin Delorme
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Tout ça sous les yeux de José Mourinho qui prépare la rencontre du 18 Septembre !
Hadopi Conqueror Niveau : DHR
Enormissime Yaya Touré, décidément l'homme clé des Cirizens.
Forza_Milano Niveau : CFA2
J'adore la photo ! La petite tapette de Lescotte avec Toure qui dit "fais gaffe à c'que tu vas faire toi' ^^
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