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  2. // 6e journée

City recolle, United cale

ManCity a profité du Tea Time et une victoire face à Everton (2-0) pour recoller aux points son voisin de United, tenu en échec par Stoke City (1-1). Succès également pour Chelsea, les ressuscités Liverpool et Arsenal, et Tottenham. Avec un but de Gareth Bale.

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Queen's Park Rangers 1-1 Aston Villa

Buts : Dunne (csc) pour QPR. Bannan pour Villa.

Joey Barton, Adel Taarabt, Shaun Wright Phillips, Anton Ferdinand,...QPR possède cette saison de solides arguments pour rester en Premier League. Lui manque encore cette vieille chose qui s'avère parfois bien utile quand il s'agit de la mettre au fond : un buteur. Les locaux dominent en effet l'acte I, mais, faute de réalisme, rendent une copie passable au premier coup de sifflet. Aston Villa profite des hésitations offensives des hommes de Neil Warnock et obtient un penalty à 56ème, suite à une faute d'Armand Traoré (qui sera d'ailleurs expulsé en fin de match) sur Gabriel Agbonlahor. Barry Bannan transforme, 1-0 pour les Villans. On en restera là jusqu'aux arrêts de jeu et ce csc de Richard Dunne, grand spécialiste du genre, qui offre aux coéquipiers de Barton une égalisation inespérée. QPR n'a gagné qu'un seul match à Loftus Road cette saison. Sûr qu'avec un vrai numéro 9, les Londoniens pourraient mieux faire.



Stoke City 0–1 Manchester United

Buts: Nani (27ème) pour Manchester United. Peter Crouch (52ème) pour Stoke City


Auteur d'un début de saison parfait (cinq matches, cinq victoires), United arrive au Britannia Stadium sur la pointe des pieds. Les Red Devils l'ont répété toute la semaine : Stoke City leur fait peur. Une communication qui flaire bon le gros coup de bluff de Sir Alex, surtout lorsqu'on apprend, quelques heures avant la rencontre, que Wayne Rooney n'est pas sur la feuille de match. Shrek laissé au repos, c'est Dimitar Berbatov et Javier Hernandez qui se chargeront de bouger la défense des Potters. Une consigne que le « petit pois » applique à la perfection dès la 3ème minute. Le Mexicain fait un bon appel dans la surface, mais Woodgate et Begovic le bougent, licitement selon l'arbitre. Faute ou pas Hernandez est blessé et quitte ses coéquipiers à la 10ème. Auteur d'un doublé cette semaine en Cup, Michael Owen entre en jeu, mais ne se montre pas vraiment à son avantage. Les deux équipes s'observent jusqu'à la 27ème minute, moment que choisit Nani pour rappeler à tout le monde son objectif annuel : être le meilleur joueur du monde. Pour ça rien de plus simple, il suffit de balader toute la défense adverse avant d'envoyer le ballon dans le petit filet. 1-0 pour United, le match est lancé. Stoke réagit plutôt bien et ne passe pas loin d'égaliser, mais De Gea veille et sauve par deux fois les siens.

Mais au retour des vestiaires, le gardien espagnol ne peut rien sur la tête smashée du géant Crouch, qui bat Jones et Ferdinand (ça fait toujours bien sur le CV) sur corner à la 52ème... Une égalisation qui pendait au nez des Red Devils. Ils faisaient tourner sans réellement accélérer. De quoi booster Stoke qui manque de doubler la mise quelques secondes plus tard. La tendance s'inverse, et c'est United qui court après le ballon à la demi-heure de jeu... Le club le plus vieux de Premier League se permet d'avoir de l'ambition et De Gea touche de plus en plus de ballons. Attention quand même à l'orgueil du champion, toujours dangereux avec leurs individualités. 70ème, c'est le moment pour Ferguson de faire rentrer du sang frais. Giggs et Welbeck vont tenter de changer le cours du match. Pourtant, la rencontre perd en intensité et se résume à un combat au milieu de terrain. Les duels sont âpres, Crouch domine de la tête, mais loupe tout ce qu'il tente. Du pied droit, c'est pareil, Peter le looser magnifique vendange encore... Le match semble finir en roue libre, avant que Giggs ne loupe l'occasion d'épaissir un peu sa légende d'une volée, hors cadre. Fergie fait la gueule au moment où l'arbitre met un terme à la rencontre. Les deux Manchester partagent toujours la tête du classement. Rendez-vous le 23 octobre à Old Trafford pour qu'il n'en reste qu'un.


Manchester City 2– 0 Everton

Buts: Mario Balotelli (67ème) et James Milner (88ème) pour City


Des débuts dans le feutré pour cette affiche de la sixième journée de Premier League. Les Bleus ciel et les Bleus foncés se regardent et se rendent poliment le ballon jusqu'à la 17ème et cette première mèche allumée par Aguero suite à une mauvaise relance des Toffees. Le petit Argentin trouve une position de tir, mais sa frappe manque la cible. Dzeko, Barry et même Clichy (pour rigoler) tenteront bien de l'imiter après la demi-heure de jeu, mais rien de ce qui part des crampons mancuniens n'inquiète vraiment Tim Howard. 0-0 à la mi-temps et trois cartons jaunes pour Everton (contre un seul pour City). De quoi sérieusement handicaper les visiteurs pour l'acte deux. David Moyes ne le sait pas, mais Mancini a déjà pris les trois points.

Fatigué d'attendre, Aguero tente de forcer le destin dès le retour des vestiaires. La nouvelle star de Premier League déborde sur le côté droit et centre fort devant le but. Perdu pour perdu, Sylvain Distin flirte avec le csc, mais sauve les siens et dégage en corner. 67ème minute le Kun passe en revue toute la défense et talonne pour Balotelli qui vient de rentrer. L'Italien frappe, la balle est détournée, Howard ne peut rien. Pas mécontent de son lancer de fléchette, Super Mario saute dans les bras de son entraîneur. Un beau coup de coaching.

Toujours plus sûrs de leur force, les joueurs de City déroulent tranquillement le reste de la rencontre, s'offrant juste les quelques occasions nécessaires pour tenir Everton en respect, jusqu'à cette énorme erreur de Drenthe. 88ème minute l'ancien Madrilène se foire complètement et laisse Silva partir dans l'axe. L'Espagnol sanctionne l'insolent Néerlandais en offrant une passe en profondeur magnifique à Milner qui trompe facilement Howard. Une victoire de champion pour City et une jolie caresse sur l'égo de Mancini. Les deux buts de son équipe ont été inscrits par des remplaçants.


Arsenal 3-0 Bolton

Buts: Van Persie (45, 71ème) et Song (89ème) pour Arsenal


Opération rachat pour Arsenal qui doit impérativement gagner et éviter une nouvelle humiliation dans un match de bas de tableau. Le 17e reçoit le 19e. Et la rencontre débute fort... Pratley profite de la passivité défensive récurrente d'Arsenal et oblige Szczesny à sortir l'horizontale. Piqués au vif, les Gunners procèdent par contre mais Gervinho se chauffe encore. Van Persie aussi, et son enroulé du gauche sur coup franc tutoie le montant de Jaaskelainen. Il se permet même des rushs façon Messi, mais, à son image, Arsenal domine stérilement face à un Bolton qui court déjà beaucoup. Et qui va perdre David Ngog, encore sonné par un duel avec Koscielny quelques minutes plus tôt. Imprécise, la « team » d'Arsène ne fait pas peur à Bolton qui prend confiance, et commence à bien jouer les coups mais Davies pêche techniquement dans les 25 mètres adverses. 35e, la partie s'anime. Gervinho puis Koscielny tentent d'ouvrir le score, sans succès. Match nul et vierge à la pause. Arsenal a les solutions, trouve les positions de frappe, mais manque de précision tandis que Bolton impressionne par son courage défensif.

Apparemment, la mi-temps fait du bien à Arsenal : 35 secondes après le coup d'envoi, Ramsey donne le cuir à Van Persie. L'attaquant prend de vitesse ses adversaires avant d'ajuster du droit le portier de Bolton ! 1-0. Arsenal, et presque 2-0 trois minutes plus tard, encore le Néerlandais, moins puissant avec son pied droit. Les Gunners sont lancés. Et même aidés par l'arbitre, qui sort le rouge pour David Weather après une obstruction irrégulière sur Walcott, qui filait au but. Trop facile pour les Canonniers, qui déroulent, à l'image d'un Arteta omniprésent. Les espaces se libèrent et le match devient fou. Arteta, Sagna et Van Persie, par deux fois, sont à deux doigts de doubler la mise !

C'est chose faite à la 71e. Ramsey pour Walcott côté droit. La vitesse de l'Anglais au service du collectif. Débordement et centre pour l'extérieur gauche de Van Persie aux six mètres. Imparable, 2-0 pour Arsenal, doublé pour Robin et enfin ce sentiment de sérénité chez les Gunners. Song est énorme et offre un caviar à Walcott toujours aussi inefficace au moment de marquer. Les Wanderers sont complètement à la ramasse. Une fin de match en démonstration et un but en signe de récompense pour Alex Song, servi par Sagna dans la surface à la 89e. 3-0 pour les hommes de Wenger. Un réveil qui demande encore confirmation, tant Bolton a été inexistant. Seul point noir pour Arsène, le claquage de Walcott, histoire de perpétuer la tradition londonienne.

Chelsea 4-1 Swansea City

Buts: Fernando Torres (29ème) Ramires (36ème, 76ème) et Drogba (90+4ème) pour Chelsea. Ashley Williams (86ème) pour Swansea


Une équipe de Chelsea légèrement remaniée avec Anelka positionné côté droit pour pallier la blessure de Sturridge et John Obi Mikel de retour au milieu. Franck Lampard, lui, reste sur le banc et regarde ses Blues prendre immédiatement le contrôle du match face à une équipe de Swansea qui n'a pas l'air très à l'aise. Les hommes de Villas Boas lambinent, mais gardent le cuir, semblant attendre que les occasions tombent du ciel. Pas franchement séduit par l'ambiance lounge dans laquelle baignent tous ses coéquipiers, Fernando Torres décide de prendre les choses en main. 29ème minute : contrôle de la poitrine enchaîné d'une frappe en pivot. Un vrai but d'attaquant. Réveillés par leur Espagnol, les Londoniens s'énervent et en collent un deuxième à la 36ème grâce à Ramires, bien servi par Ashley Cole. Trop facile.

Sans un vrai adversaire en face, Chelsea se détend et recommence à attendre. Une tranquillité qui ne gagne pas Torres qui fauche Mark Gower comme un sagouin à la 40ème. Énorme faute du buteur, l'arbitre n'a pas d'autre choix que de sortir le rouge. Une vraie défense d'attaquant... Les Blues terminent donc à dix et n'inquiéteront plus vraiment Swansea, jusqu'à la 76ème minute et ce but cent pour cent « côté droit » de Ramires, lancé par Bosingwa. Les visiteurs sauvent l'honneur à la 90ème par Williams, mais en prennent encore un à la toute dernière minute de jeu par l'attaquant remplaçant des Blues. Un certain Didier Drogba. 4-1, Chelsea se met bien. Sans forcer.


Liverpool 2-1 Wolverhampton

Buts: Johnson csc (11ème) et Suarez (38ème) pour Liverpool. Steven Fletcher (49 ème) pour Wolverhampton


Comme prévu Steven Gerrard est sur la feuille de match et va regarder ses coéquipiers tenter de reprendre leur destin en main depuis le banc de touche. Après une lourde défaite la semaine dernière face à Tottenham (4-0), les Reds doivent valider la thèse de l'accident et Roger Johnson va les aider. Le capitaine des Wolves offre aux hommes de Dalglish un aller simple vers la rédemption dès la 11ème minute en marquant contre son camp. Un but qui survient suite à une faute non sifflée de Carroll. Liverpool a de la chance. 38ème minute, Suarez marque à son tour, profitant du très mauvais alignement de la défense adverse. Les visiteurs n'ont tout simplement pas le niveau. Mick McCarty s'en rend bien compte et fait entrer Fletcher qui calme Anfield dès le retour des vestiaires. Bien emmenés par Downing et Carroll, les locaux ne paniquent pas et remettent immédiatement le pied sur le ballon, pour offrir à leur public une très belle seconde mi-temps. Pas de nouveau but, mais Dalglish s'en fout, l'important c'est les trois points. Et le retour du mythe Steven Gerrad, rentré à la 82ème minute.


Wigan Athletic 1-2 Tottenham Hotspurs

Buts: Van der Vaart (3ème) et Gareth Bale (23ème) pour Tottenham. Mohamed Diame (50ème) pour Wigan.


Tottenham démarre fort avec un but dès la troisième minute de jeu par Rafael Van der Vaart, bien servi par Adebayor. Le Togolais offre un visage très collectif en passant la balle alors qu'il aurait pu tenter sa chance. Le meneur de jeu ne se prend pas la tête et cartouche Al Absi à dix mètres. Le but coupe les jambes de Wigan, qui laisse les Spurs se balader au DW Stadium comme à la maison. 23ème minute, Gareth Bale marque de la tête sur un corner de Modric. Tottenham rentre aux vestiaires en s'amusant. En seconde mi-temps les joueurs de Wigan se souviennent enfin qu'ils jouent à domicile et parviennent à réduire l'écart grâce à Diame. Le natif de Créteil profite d'une grosse erreur de Benoit Assou-Ekotto pour crucifier Friedel à la 50ème. Les Latics joueront une belle seconde manche, faisant douter les Londoniens jusqu'au bout, mais sans pouvoir égaliser. Après un sale début de saison, Tottenham revient bien.


Newcastle 3-1 Blackburn Rovers

Buts: Demba Ba (27ème, 30ème, 54ème) pour Newcastle. David Hoilett (37ème) pour les Rovers


Plus de Barton à Newcastle, mais un Cabaye titulaire au milieu et un Gabriel Obertan chargé d'occuper le côté droit. Ben Arfa est de retour, juste assez en forme pour s'asseoir avec les remplaçants et admirer la première mi-temps de Demba Ba, auteur de deux buts en trois minutes (27ème et 30ème). Blackburn ne voit pas le jour, mais parvient tout de même à réduire l'écart avant de rentrer aux vestiaires grâce à David Hoilett. Pas de panique pour les Magpies qui aggravent le score en seconde mi-temps par...Demba Ba. Blackburn tentera bien un retour comme face à Arsenal la semaine dernière, mais Newcastle ne lâche rien et reste invaincu en ce début de saison.

West Bromwich Albion 0-0 Fulham


Une première mi-temps vierge de but et d'occasions qui se termine sous les sifflets du public de West Brom' et un acte II pas franchement plus convaincant. Les hommes de Roy Hodgson terminent le match sur un triste 0-0 et ne décollent pas de la zone rouge.

Par Samuel Paillet et Raphaël Cosimano

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J'ai vu le match de City et je ne pense vraiment pas que la frappe de Balotelli ait été déviée!!
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