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City connaît la chanson

Reversés en C3 après leur élimination surprise de la poule A de la Ligue des Champions, les joueurs de Manchester City retrouvent ce soir une compétition qu’ils connaissent bien. Avec plus que jamais, une obligation de résultat.

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Un beau déguisement, acheté à coups de millions d’euros, qui a trompé tout le monde. Sauf sur la scène européenne. Encore invaincu en Premier League au moment de défier le Bayern Munich, chez lui, pour tenter de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, Manchester City a bien changé depuis que Naples lui a joué un mauvais tour. Moins dominateurs, moins souverains et moins impressionnants, les joueurs de Roberto Mancini, bien que leaders de Premier League, sont redevenus humains. Privés de l’indispensable Yaya Touré pendant la Coupe d’Afrique des Nations, et de huit joueurs de champ capables de se mettre au niveau de David Silva et de Sergio Agüero le temps d’une rencontre, les Citizens sont, à la surprise générale, retombés à l’étage du dessous. Comme le voisin et rival United, oui. Sauf que ce que les gens ont trop tendance à oublier, la faute aux pétrodollars de Mansour, notamment, c’est que contrairement aux Red Devils, Manchester City a ses habitudes en Europa League.

Voyage en terre inconnue

Troisième présence en seizièmes de finale de C3 en quatre ans, donc. Pas des habitués, mais presque. Rien de choquant donc, au moment de voir les Citizens fouler une pelouse un jeudi. D’autant plus que ce stade de la compétition réussit bien aux Mancuniens, qui avaient disposé du FC Copenhague en 2008-2009 et de l’Aris Salonique la saison passée. Conscients de ce qui les attends dans une compétition relevée, les ouailles de Roberto Mancini voyagent toutefois en terre inconnue. Il s’agit en effet de la première opposition entre City et Porto en match officiel, et de la seconde rencontre de l’histoire du club face à un club portugais (pour les férus d’histoire, la première fois, c’était face à Coimbra, en 70…). Opération découverte en somme, pour des Citizens qui se seraient bien passés de rencontrer une autre équipe reversée de Ligue des Champions si tôt dans la compétition. En effet, si Roberto Mancini l’entraîneur, affiche un bilan assez moyen face au tenant du titre (2 victoires, 2 nuls et 2 défaites), la forme de Manchester City en compétition européenne est désastreuse.

Un bilan catastrophique

Pour le cinquantième match de son histoire en C3, Manchester City ne part pas favori. Le problème n’est pas que le FC Porto, « seulement » deuxième du championnat portugais, à cinq longueurs du Benfica, soit dans la forme de sa vie, mais plutôt que le bilan des Citizens cette année, sur la scène européenne, tire sacrément la gueule. Surtout à l’extérieur. Battus à Munich et à Naples, les Mancuniens se sont consolés avec une victoire logique mais anecdotique sur la pelouse d’un Villarreal pas franchement digne de la C1 cette année. Ce succès était d’ailleurs le seul des hommes de Roberto Mancini lors de leurs sept dernières sorties européennes. Des statistiques catastrophiques qui, au moment de se rendre chez le tenant du titre dans un stade survolté, ne donnent pas franchement confiance. Le moment où jamais pour les joueurs de City d’enfiler leur vrai costume. Celui de vraie bonne équipe de Premier League.


Par Maxence Brochant
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Au passage, leurs trois étoiles sur leur blason, ils les ont achetées où?
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