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Citoyens en ballottage défavorable

Pas franchement aidé par le report des voix venant de Naples ou de Munich, City n’est plus maître de son destin pour sa qualification en huitième de C1.

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Voici donc l’équipe qui écrase la Premier League en grande difficulté pour passer la phase de poules pour la première fois de son histoire. La situation est en effet plutôt limpide. Premièrement, Manchester City doit impérativement gagner à l’Etihad Stadium contre le Bayern, peu importe le score. Deuxièmement, le banc de touche citizen aura un œil sur les événements du Madrigal, où un Villareal qui ne joue absolument plus rien, ni la qualification pour les huitièmes, ni la consolante Ligue Europa, devra choper on ne sait comment des points au Napoli. Mancini y a même ajouté un troisième élément perturbateur, se posant en victime d’un complot anti-City, histoire de gonfler aussi l’orgueil de ses troupes. Les cibles sont désignées : Rumennigge et De Laurentis.

Le boss allemand faisait dès septembre sa Angela Merkel, à bloquer sur les déficits venus de l’étranger, en l’occurrence ceux de City : « D’après les règles du fair-play financier, on ne peut pas obtenir de licence pour la Champions League avec de tels comptes de résultats » . Du côté de Naples, le président a tout simplement mis en cause le Cheikh Mansour, qui aurait fait de l’acquisition de City « un caprice personnel » , un « jouet » qu’il jettera lorsqu’il s’en sera ennuyé, revenant aussi sur l’arnaque financière que représente l’ogre de Manchester, avec cette très belle sortie dans le Corriere dello sport : « Les Arabes et les Russes prennent de plus en plus d’importance dans le football moderne, et pour eux, le fair-play financier n’est qu’une option » . Voilà, City n’a aucun mérite à matcher dans cette C1. Pour Roberto, la pilule a du mal à passer. Paroles de la conférence de presse d’avant-match : « Je ne comprends pas le comportement de Rumennigge contre City. Cela fait maintenant six mois qu’il nous tombe dessus. Il dit qu’il espère voir le Napoli se qualifier. Je ne comprends pas ce qu’il se passe avec lui et je veux le lui demander ce mercredi. Il y a d’autres équipes qui rencontrent des problèmes avec le fair-play financier, ça ne concerne pas seulement City. Rumennigge connaît le football – c’était un joueur incroyable – mais je n’arrive pas à comprendre quel est son problème » . De Laurentis n’est évidemment pas oublié : « Ce sont des commentaire stupides. Heureusement que le Cheikh Mansour ne comprend pas l’italien » . En clair, Mancini avoue à demi-mot qu’il craint une entente des deux belligérants contre son équipe épouvantail.

Railtrip dans le East Lancashire

Pourtant, côté Bayern on vient en touriste à Manchester, sans les grippés Robben et Kroos, sans Schweinsteiger blessé à la clavicule, mais avec des revenants grippés comme Müller, Gomez et Van Buyten, tandis que les dirigeants bavarois ont réservé pour leur journée de mercredi un railtrip dans le East Lancashire histoire de s’enfiler des bières dans les pubs du coin, ce qui au passage compliquera sérieusement la rencontre Roberto / Karl-Heinz. Il n’y a guère que les 800 000 euros promis au vainqueur du match et/ou l’indice UEFA qui semblent motiver les Germains. Car pour eux, c’est certain, le Napoli ne perdra pas de points contre un Villareal qui ressemble plus à un Koursk qu’à un sous-marin de compétition. Pourtant à bien y réfléchir, les Bavarois seraient bien inspirés de s’assurer eux-mêmes de l’éviction d’un City « que toutes les équipes regardent avec inquiétude » dixit Mancini.

Clairement en manque d’expérience à ce niveau de la compétition - en témoigne le manque de réalisme contre Naples en septembre, la leçon reçue à l’Allianz Arena ou encore l’incapacité à contenir la fureur napolitaine au San Paolo - les Citizens deviendront bien plus dangereux dans un format de compétition en matches aller-retour à partir de février. Nul doute que si les Citizens arrivent à se sortir de ce bourbier, ils seront remontés comme jamais pour devenir le challenger numéro 1 à la couronne européenne. « Il faut être réaliste, je ne pense pas que nous avons une équipe pour gagner la Champions League parce que le Real Madrid, Barcelone, Bayern Munich, le Milan aussi peut-être, sont sans doute meilleurs. Ils ont plus d’expérience que nous. Après, j’espère qu’on va pouvoir continuer, parce qu’en C1, ce qui est étrange, c’est que pour le tableau final, on peut tomber contre l’Hapoel Nicosie ou le Bayer Leverkusen. Ça, vous pouvez les affronter » , avoue coach Mancini. Avant de finir par évaluer ses chances. Son estimation: « 30% » .

Par Ronan Boscher
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clemölösö Niveau : DHR
etihad stadium: beurk
city of manchester stadium: nettement moins beurk

Il y'a une raison pour que vous continuez à cautionner ce système de naming à la noix?
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