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Citizens can ?

Ce soir, face au promu Swansea, Manchester City et son effectif pléthorique attaquent leur saison avec une seule obsession : enfin devenir roi d'Angleterre. Mais la route est longue et la pente est forte.

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Allez, au diable la langue de bois : que ceux qui souhaitent la réussite de Manchester City lèvent le doigt ? Ouais, c'est bien ce qu'on subodorait, pas grand monde pour souffler dans le dos des Citizens. Le scepticisme, pour ne pas dire la défiance, qui escorte le projet du club mancunien dépasse largement les querelles de clocher qui égaient les rivalités traditionnelles entre Liverpool et Manchester United, ou Tottenham et Arsenal. Concernant City, il faut bien dire les choses comme elles sont, depuis le rachat par le consortium Abu Dhabi United Group, l'autre club de Manchester fait figure de nouveau riche grossier, d'aucuns parleraient de nababs et de vizirs, animés d'une idée fixe : devenir calife à la place du calife.

Et les moyens mis en œuvre feraient presque passer le Chelsea de Roman Abramovitch pour une épicerie fine et le PSG qatarien pour une supérette de banlieue : 380 millions d'euros engloutis en trois ans simplement en transferts, sans compter les salaires pharaoniques et parfois ubuesques, n'est-ce pas Patrick Vieira émargeant deux saisons durant à plus de 400 000 € mensuels (nets hein) simplement pour être à l'heure à l'entraînement et jouer quelques minutes ici et là dans des matches pour du beurre. Au vrai, il s'agit bien de cela, le désamour, ou au moins le manque d'amour pour le projet des Bleu Ciel est certainement dû à cette espèce de frappe massive sur le marché effectuée sans réel discernement. C'est ainsi par exemple que Roberto Mancini va devoir composer avec Adebayor (même si le Togolais est pressenti à Tottenham), Agüero, Balotelli, Dzeko, Tevez et, allez pour la route, Roque Santa Cruz, pour jouer en pointe quand on sait que l'Italien ne fait évoluer ses équipes qu'avec... un seul avant-centre ! Allez y comprendre quelque chose.



Clichy pour faire venir Nasri ?



Pourtant, cet été, le Cheikh Mansour s'est montré plutôt sage. Non pas que son portefeuille se soit vidé l'an passé, l'argent continue toujours de couler à flots, merci pour lui. Mais en restreignant sa boulimie à seulement deux joueurs pour l'instant, il faut croire que le boss emirati a compris que ce n'est pas en empilant les noms ronflants par dizaines que l'on bâtit une grande équipe. La leçon sans doute d'une règle, le football se joue à onze, et d'un constat : en trois ans, Manchester City n'a gagné qu'une FA Cup et malgré tout son prestige, à près de quatre cent patates, ça fait cher le trophée. Bien sûr, parmi les deux acquisitions, il y a un intrus et il faut avoir vécu sur Mars ou ne rien connaître au ballon pour avoir besoin d'y réfléchir. Car si le transfert de Kun Agüero peut se concevoir, malgré un secteur offensif pléthorique, il faudra expliquer le mystère Gaël Clichy. Parce qu'il faut bien être honnête, le dernier qui a vu un très bon match de l'ancien latéral gauche d'Arsenal n'est pas tout jeune. A moins que la venue du Français n'ait servi de Cheval de Troie pour le transfert d'un autre Gunner tricolore. Il se murmure de plus en plus fort que Samir Nasri aurait déjà contacté sa société de déménagement, direction la cité du nord de l'Angleterre. De là à imaginer que City l'a joué : « On vous débarrasse de Clichy à condition que vous nous cédiez Nasri » , il y a un pas que certains n'hésitent pas à franchir.



United, la valeur-étalon



Il n'empêche, malgré toutes ces incohérences sportives, le pari mancunien va peut-être bien marcher. Pourquoi ? Plusieurs places fortes historiques semblent chercher un nouveau souffle ce que la première journée de Premier League a illustré même s'il ne s'agissait probablement que d'une coïncidence. Mais le fait est là : Arsenal paraît en crise, Liverpool en reconstruction, Chelsea en transition avec Villas-Boas, Tottenham plafonne peut-être après trois saisons de progression. En clair, comme d'habitude, Manchester United est encore la valeur la plus fiable d'Angleterre, bien plus que l'indice Footsie en tout cas. Et malgré une victoire arrachée en demi-finale de Coupe l'an passé face au voisin au surlendemain de sa qualification en finale de Ligue des champions, Manchester City a pu mesurer tout ce qui le sépare encore de Manchester United lors du dernier Community Shield. A Wembley, les Red Devils ont littéralement dévoré dans le jeu les Citizens qui menaient de deux buts un peu par accident. Tant qualitativement que mentalement, United a encore donné la leçon à son ambitieux voisin, pour le plaisir d'une grande partie des observateurs même les plus neutres. Non, une harmonie collective et un esprit d'équipe ne s'achètent pas à coup de millions. Mais méfiance quand même car l'air de rien, le pensionnaire du City of Manchester Stadium se met lentement mais sûrement sur orbite avec une Cup, on l'a dit, mais aussi une première accession au podium depuis des lustres. Oui, l'air de rien, il se passe bel et bien quelque chose à Manchester City.

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