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Citizens! : « Alan Shearer était un Dieu ! »

Si les équipes britanniques ne dominent plus l'Europe, leurs groupes restent certainement parmi les plus fascinants. Pour la qualité de leur mélodie, tout d'abord. Mais aussi pour leur amour du foot qui, dans le cas de Citizens!, va de Fulham à Alan Shearer, en passant par le Celtic et Mendieta.

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Quelle est votre relation au football ?
Thom Rhoades : Avec Lawrence, je pense que notre passion a commencé de la même façon. On est tous les deux issus d'une famille très portée sur le foot. Les matchs du dimanche après-midi étaient un rituel à ne pas manquer. C'était bien plus addictif qu'une série. Aujourd'hui encore, lorsqu'on est en tournée, on essaye de se réserver une plage horaire le week-end pour pouvoir se poser devant les matchs.
Lawrence Diamond : En 1994, on a eu la chance d'assister à notre première Coupe du monde alors qu'on avait 5 ans à peine. Ça a tout déclenché. Ensuite, il y avait les matchs à la récré, tous les jours. C'était une vraie passion. Et ça l'est toujours : aujourd'hui encore, si le Celtic m'appelle, je plaque le groupe et j'y vais (rires).

Justement, comment est née cette passion pour le Celtic ?
Lawrence : Ça vient de mon père. Il a connu la grande époque du Celtic, celle où l'équipe gagnait au moins un titre par an. Avec ma grand-mère, qui allait chaque semaine au stade, il m'a transmis le virus, même si, durant les années 1990, le club ne gagnait plus grand-chose. À part en 1998, le championnat était totalement dominé par les Rangers. Heureusement, il y avait Pat Bonner, le gardien irlandais que j'avais découvert durant la Coupe du monde 1994. C'est lui qui a tout changé. Lorsque je l'ai vu jouer, je me suis dit que je devais supporter le club dans lequel il évoluait. Par chance, c'était le gardien du Celtic. Mon père était heureux : s'il avait joué au Rangers, je serais mort à l'heure qu'il est (rires).

Thom, toi, tu es pour Fulham, c'est ça ?
Thom : Oui, et ça vient de mon père également. Mais bon, c'était plus difficile de supporter Fulham que le Celtic. Quand j'étais petit, le club évoluait en deuxième division : c'était donc assez honteux de les soutenir. En plus, il fallait absolument aller au stade pour les voir jouer. La télé ne diffusait pas forcément leurs matchs. Depuis, on a fait illusion quelques années en Premier League, mais on a fini par revenir à la maison.

Quel est votre meilleur souvenir d'enfance ?
Thom : Avec Lawrence, je pense qu'on a peu près le même. C'est l'Euro en 1996. Je n'avais que six ans, mais voir tout le pays vibrer et l'Angleterre aller jusqu'en demi-finale était quelque chose beau. Shearer était un dieu à cette époque ! Sheringham et Gascoigne également !

Aujourd'hui, vous avez des joueurs préférés ?
Thom : Aujourd'hui, je dirais Jack Wilshere. J'adore son jeu et ça me plaît de suivre avec attention sa carrière. C'est vraiment un footballeur élégant.
Lawrence : J'ai toujours aimé le beau également, et ces dernières années, James Forrest démontre vraiment de belles choses de ce côté-là. S'il reste, ça peut vraiment devenir un joueur mythique du Celtic.
Thom : De manière générale, j'adore Pogba également. Toutes les semaines, j'ai l'impression de lire sur internet un nouveau sujet sur un but fantastique qu'il aurait mis pendant le week-end. Il est assez impressionnant.
Lawrence : James Rodríguez est le plus grand. Le but qu'il a mis l'été dernier contre l'Uruguay était incroyable. J'étais dans ma cuisine et j'ai lâché mon bol et tout ce que j'avais dans les mains pour applaudir tellement c'était fort. Un peu à l'image de la Colombie durant la Coupe du monde.

Vous savez si certains joueurs écoutent votre musique ?

Lawrence : En plus d'avoir Alex Kapranos et les Two Door Cinema Club comme soutien, on a eu l'occasion de rencontrer Mendieta à Valence. Le mec mixait dans une soirée et nous a invités à sa table après son set. Il n'arrêtait pas de nous montrer ses vidéos et de nous faire écouter ses sons, mais tout ce qu'on voulait, c'était lui demander ce que ça faisait de jouer au Camp Nou (rires). Le pire, c'est que lorsqu'il a commencé à nous parler foot, on ne l'écoutait presque plus. On était tellement excités !
Thom : Ses penaltys étaient magiques !

Le Celtic est quasiment champion, Fulham végète en fond de classement de deuxième division. Qu'attendez-vous de la fin de saison ?
Lawrence : Oh, pas grand-chose malheureusement. Il n'y a plus de clubs anglais en Ligue des champions, Chelsea est quasiment assuré d'être champion, le Celtic pareil : tout est déjà fini pour nous (rires).
Thom : Je vais suivre Harry Kane de près pour ma part. Ce mec est brillant !
Lawrence : De mon côté, j'ai plus un souhait sur le long terme : que l'Écosse se qualifie enfin pour une grande compétition. Ma mère est néo-zélandaise et je dois avouer que ça a été un véritable drame de voir que même la Nouvelle-Zélande, en 2010, pouvait se qualifier à la Coupe du monde.


Par Maxime Delcourt
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