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Citizen Pep

Après des semaines d’attente, la nouvelle est tombée. Pep Guardiola écrira son prochain chapitre sous la grisaille de Manchester et la guérite de City. Un choix attendu qui n’en demeure pas moins excitant, ou déprimant, c’est selon.

Quelque part entre l’Hacienda, ancien club mancunien de New Order, également précurseur du mouvement techno en Europe, et les mélodies à l’énergie grisante des Smiths du cinglé Morrissey, Manchester se découvre un nouveau courant culturel. Pour Liam Gallagher, crazy leader de la machine à tubes Oasis, et fan invétéré de Manchester City, ce vent frais renvoie à l’incroyable album des Beatles Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Deux faces à treize morceaux estampillées Liverpool qui, en plus de changer à jamais l’univers musical, permettent au faux bad boy des Citizens de comparer cette sortie à la venue imminente de Pep Guardiola sous la guérite de City of Manchester Stadium. Au beau milieu de ce tumulte artistique et musical, sa sainteté de Santpedor, maître du toque, décide donc d’y poser ses valises et ses schémas tactiques pour les trois prochaines saisons. Une idylle qui débutera sitôt la fin de cet exercice et qui déchaîne déjà les passions. Entre tromperie romantique et cohérence footballistique, le choix du Catalan reçoit autant de critiques qu’il engendre de fantasmes. Ou quand la patrie du kick and rush croise le chemin de son anticorps.

Cruyff, manager à l’anglaise et clan Laporta


« Les entraîneurs qui ont un avantage sur nous, ce sont les Anglais. Il y a des sociétés, il y a des clubs, mais il n’y en a qu’un seul qui dirige. C’est le manager. Personne ne va discuter ce qu’il fait. Ou alors seulement quand il est intronisé ou destitué. » Dans cette conversation avec Jorge Valdano parue dans les colonnes du Pais de 1996, Johan Cruyff se fait l’apôtre du modèle anglais concernant les prérogatives du coach, du manager. En élève discipliné et surdoué du Néerlandais, Pep Guardiola s’est forcément repassé ce jugement au moment de se décider à franchir la Manche. Après avoir fait de son FC Barcelone de cœur une machine à gagner et à bien jouer, après s’être exilé à la surprise presque générale dans un Bayern de Munich toujours peuplé par ses anciennes et nombreuses gloires, le natif de Santpedor prend ses cliques et ses claques pour s’égarer dans le Nord-Ouest de l’Angleterre. En s’acoquinant aux nouveaux riches de City, le divin chauve opte pour la grisaille mancunienne plus que l’effervescence londonienne. Surtout, il reprend en main une énième superpuissance du ballon rond continental.


City plus que United. À part quelques kilomètres, peu de millions de livres sterling séparent les deux fanions de Manchester. L’histoire, elle, penche nettement du côté des Red Devils. Avec leurs 20 breloques dorées nationales, leurs quelque 11 FA Cup et leur trio de coupes aux grandes oreilles, les diablotins rouges écrasent la concurrence locale. Mais une organisation brinquebalante depuis le départ de Sir Alex, et un Louis van Gaal aux antipodes de la recette ancestrale de l’Écossais rend au géant d’Old Trafford des pieds d’argile. A contrario, la succession d’un Manuel Pellegrini en course sur tous les tableaux, et aux préceptes communs au Catalan, s’annonce pour le moins en douceur. Au-delà du Chilien, ce sont bien les offices des Citizens qui ont permis ce transfert. Depuis 2008 et le rachat du club par Mansour bin Zayed Al Nahyan, de la famille princière d’Abu Dhabi, elles ont injecté près du milliard de livres. Une somme folle pour un projet mené par les anciens du clan Laporta, Txiki Begiristain et Ferran Soriano. Des hommes proches de Guardiola qui ont fait de la cantera de City l’une des plus puissantes d’Europe.


Un derby mancunien aux allures de Clásico ?


Taillé pour le séduire, et lui rappeler un tant soit peu la méthode blaugrana de la Masia, Pep espère puiser dans le projet labellisé City Football Group et City Football Academy ses nouveaux Pedro ou Busquets. De la franchise de New York à celle de Yokohama, des U-9 à l’équipe fanion, tous les composants de la nébuleuse City évolue dans un seul et même système : celui de Pep. Reste à savoir si la méthode blaugrana et bavaroise peut s’adapter au si « intense » championnat anglais. « Il n’a pas choisi Manchester City pour son amitié avec deux ou trois personnes. Il n’aura pas la pire équipe dans le monde l’année prochaine. Mais j’aime le football, car cela ne veut rien dire » , tranche Jürgen Klopp en guise de bienvenue. Plus que ces retrouvailles avec l’Allemand de Liverpool, celles avec José Mourinho sont grandement espérées. Désiré par le voisin de United, le Special One et son hypothétique arrivée à Old Trafford offriraient alors de bouillants derbys, des joutes verbales artistiques et une rivalité exacerbée. De quoi rafraîchir les pisse-froid quant aux supposés manques de défis de Pep, et exciter les admirateurs de l’extrémiste Guardiola.

Par Robin Delorme
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