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Cinq choses que vous ne savez pas sur le derby de Valence

À l'instar de Madrid, Barcelone ou encore Séville, Valence compte également en son sein un derby : le Valence CF contre Levante UD. En presque un siècle d'existence, la rivalité entre les deux clubs n'a pourtant jamais enflammé la ville. Petite rétrospective avant le duel de ce lundi.

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  • Levante est né avant le Valence CF


    À l'instar des villes portuaires espagnoles, Valence connaît ses prémices amoureux avec le ballon rond grâce aux marins de Sa Majesté britannique. Contrairement à ce que laisse à croire le prestige des deux fanions, Levante se constitue officiellement avant son voisin ché. De fait, le 6 septembre 1909, le FC Cabañal prend le nom de Football Club Levante. Une décennie plus tard, en 1919, le FC Valence voit le jour d'une funeste manière. Dans cette dite année, Luis Bonora, alors joueur du CD Español, se fracture la jambe et décède tragiquement des suites d'une complication chirurgicale. Ses coéquipiers décident de quitter le club, ce qui engendre la formation des Chauves-Souris. Rapidement, le Valencia Club de Futbol domine le football local. Une hégémonie qui ne permet pas le développement de Levante et qui met entre parenthèses la rivalité entre les deux clubs.

  • La guerre civile a transformé le Levante CF en UD


    Un temps capitale de l'Espagne républicaine, Valence organise en 1937, par le biais de la direction des Chés, la Copa de la España Libre. Quatre équipes valenciennes et barcelonaises font partie des prétendants. En finale, les organisateurs se retrouvent face au Levante CF et doivent s'incliner 1-0. C'est alors le dernier trophée soulevé par le Levante CF. La guerre civile arrivant dans la région, les armées franquistes détruisent les installations des vainqueurs qui ne peuvent s'adonner à la pratique du football. Tout le contraire d'un autre club de la ville, le Gimnastico FC, qui peut encore compter sur son stade, mais pas sur son effectif, décimé par les atrocités du conflit. Cette situation pousse les deux présidents à fusionner leurs entités respectives : le club portera désormais le nom de Levante Union Deportiva.

  • Levante ne s'est jamais imposé à Mestalla


    Malgré plus d'un siècle d'existence, les deux clubs ne se sont que peu affrontés - les matchs des équipes jeunes mis à part. Quelques matchs amicaux se sont bien déroulés, mais la première rencontre officielle entre Azulgranas valenciens et Naranjas intervient en 1920 lors du championnat régional de Valence. Pour trouver trace du premier derby en Liga, il faut remonter à la saison 1963-64. Le 28 septembre, Mestalla assiste à une victoire 5-3 de ses protégés face au voisin. Parmi les buteurs visiteurs, un certain Roberto Camarasa se distingue. Quelques années plus tard, son fils Fransisco deviendra lui un maillon fort du Valence CF… De cette défaite inaugurale, les Granotes ne se relèveront jamais : en effet, en neuf déplacements en Liga, jamais ils ne se sont imposés dans l'antre des Chés. En attendant ce soir…

  • Valence, généreux donateur de Levante


    Avec de rares passages en Primera Division, Levante n'a jamais inquiété la domination locale du locataire de Mestalla. Pire, certains aficionados des Orange évoquaient un derby entre Levante et leur équipe réserve, le Mestalleta. Bien souvent en souffrance sur le plan financier, les Granotes ont pu à de nombreuses reprises compter sur des prêts de leur omnipotent voisin. Lors de l'ère Unai Emery, nombreux étaient les joueurs chés à partir s'aguerrir dans les rangs des Blaugrana locaux. Des échanges qui étaient facilités par les bonnes relations entre les deux directions. Depuis la création des deux clubs, 101 joueurs ont porté les deux tuniques. Les plus connus répondent au nom de Pasieguito, Farinos, Giner, Mijatović, Héctor Nuñez, Vicente ou encore Wilkes. Aujourd'hui, les deux capitaines - et bouchers - de Levante, Juanfran et David Navarro, ont connu leur époque valencienne.

  • En 2011, une fiesta blaugrana à Mestalla


    Même si les Granotes ne se sont jamais imposés à Mestalla, ils ont bien festoyé sur la pelouse de leurs rivaux. C'était en 2011, lors de la 36e journée de Liga. Troisièmes, les Chés n'ont besoin que d'un petit nul pour s'assurer une présence en Ligue des champions. Idem pour Levante, qui ne nécessite qu'un point pour se maintenir dans l'élite. Après un premier acte haché, durant lequel Levante se retrouve à 10 et sans entraîneur sur le banc, le second laisse place à un horrible faux rythme. Sitôt le coup de sifflet final, supporters et joueurs de Levante laissent exploser leur joie, au grand mécontentement des fans locaux. Certaines expressions des visiteurs passent même à la postérité : Mestalla est comparé à une clinique, puisqu'on y « récupère des points  » , et les joueurs locaux aux 101 dalmatiens, car « ils sont tous des chiens » . La rivalité prend peu à peu racine à Valence.

    Par Robin Delorme, à Madrid
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