Ciani : « Je veux devenir une évidence »

Auteur d'un but de déglingo contre Lorient ce week-end, Michael Ciani est en train de redonner des couleurs à Bordeaux. A côté de ça, il se désole de ne pas rentrer dans les plans de Laurent Blanc chez les Bleus.

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T'as planté un sacré but ce week-end...

On m'en a trop parlé! En fait, j'aperçois Audard qui va relancer à la main, et il ne pouvait l'envoyer qu'à Kevin Gameiro. J'ai attaqué le ballon avec beaucoup plus de vitesse que lui. À la fin du match, il m'a dit que j'arrivais tellement vite qu'il n'a pas osé mettre le pied... Après, tout se passe au feeling. J'étais loin mais le gardien aussi était loin. J'ai senti que je devais frapper.


Et bien que tu marques la plupart de tes buts de la tête, c'est pas la première fois que tu te sers de tes pieds...

C'est vrai que l'an passé, j'avais fait une « Madjer » contre le Bayern en Ligue des champions, et puis aussi une reprise de volée contre Lille.


N'empêche, il est bizarre ce classement de Ligue 1. PSG, Marseille, Bordeaux et Lyon sont entre la 7e et la 17e place. Comment expliquer ce bordel?

Des équipes qu'on n'attendait pas sont en train de s'accrocher mais je ne me fais pas de souci, ce n'est que le début. Notre parcours de l'an dernier est l'exemple parfait qu'une saison, c'est vraiment long. Je ne doute pas que les équipes qui sont devant en ce moment auront des baisses de régime.


Même si Bordeaux va un peu mieux, le début de saison reste assez poussif. Quel départ vous a fait le plus de mal parmi ceux de Blanc, de Chamakh et de Gourcuff?

J'ai plutôt l'impression que sur les premiers matches, c'est notre rigueur qui a disparu. Après, des hommes arrivent, d'autres partent, c'est le lot de tous les clubs et de toutes les saisons en football. Malgré ça, je conçois qu'on a perdu des joueurs importants. Yoann (Gourcuff) est parti, mais Plasil et Jussiê sont aussi des gros talents individuels et comblent ce départ à leur manière. Pour Marouane (Chamakh), c'est différent. En fait, lui nous manque. Enfin pas lui mais sa présence... L'énergie qu'il amenait sur le terrain, on ne l'a pas encore compensé. On a deux autres attaquants qui sont Maazou et Modeste et à qui il faut laisser du temps. Ils ont les moyens de faire de belles choses.


Toi aussi tu as failli partir cet été. On parlait d'Arsenal...

Ca, ce sont des rumeurs. Je ne pensais qu'à Bordeaux. Je savais que j'allais rester. Il ne faut pas oublier que je n'ai fait qu'une saison ici et que j'ai encore des choses à apprendre et à apporter.


Tu faisais partie des joueurs qui pouvaient espérer aller au Mondial et qui n'ont finalement pas été sélectionnés. Avec du recul, te consoles-tu en te disant que c'était peut-être mieux de ne pas faire partie du voyage en Afrique du Sud?

C'est trop facile de dire ça! Moi, je n'aurais pas craché sur cette Coupe du monde, même en sachant comment ça s'est fini. Après tout, ça reste une expérience. Et si je pensais de la sorte, ça voudrait dire que j'me place parmi ceux qui pensent que les absents ont marqué des points. Moi, je n'étais pas en Afrique du Sud et aujourd'hui, je ne suis toujours pas en équipe de France!


D'ailleurs, quand Laurent Blanc a pris l'équipe de France en main, beaucoup ont cru que le fait qu'il ait beaucoup compté sur toi l'an passé à Bordeaux allait te garantir une place dans ses premières listes. Comment vis-tu cette situation?

Il a ses choix... J'ai l'impression qu'avant même d'arriver, il avait déjà l'idée de la charnière qu'il voulait installer. Alors Mexès-Rami, laissons leur temps. Mais moi, je suis à côté... Nan, je suis carrément dedans la concurrence. Je joue avec mon club, j'essaie d'être solide, faire en sorte qu'on n'encaisse aucun but à chaque match, et voilà. Je ne m'interdis pas de penser que je peux revenir à tout moment en équipe de France (il compte pour l'heure une seule sélection, le 3 mars 2010 contre l'Espagne, ndlr).


Blanc t'a-t-il expliqué pourquoi il ne comptait pas sur toi?

Non. Faut lui poser la question.


Peut-être que c'est le fait de ne pas jouer de Coupe d'Europe...

Ca, c'est un gros handicap. La Ligue des champions, j'adorais la jouer. La regarder, ça me frustre un peu. Les mardi et mercredi, je ne me dis pas que je pourrais y être mais que je DEVRAIS y être! Maintenant, je n'ai qu'une chose à faire : m'arracher avec Bordeaux pour qu'on termine européens. Ma volonté, c'est de devenir une évidence pour tout le monde. Alors c'est dans ce sens-là que je dois travailler.

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