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Ciani : « Il ne faut pas avoir peur »

Michaël Ciani n’est pas épargné par la critique. Et ça fait un moment que ça dure. Pourtant, le Bordelais est revenu en grâce ces derniers temps, et avec des ambitions. Entretien avant le PSG-Bordeaux de dimanche, avec un parisien de naissance, passé par le Racing et formé à la Colombienne. Ça ne s’invente pas…

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Michaël, comment te sens-tu, en cette période bizarre pour l’équipe bordelaise ?
Ça va bien ! Et le moral aussi. En fait, je vois que vous n’avez donc pas que des questions bizarres, vous !

La preuve : comment expliques-tu le fait que tu sois l’un des joueurs qui cadre le plus ses frappes à l’entraînement ?
Mais oui, carrément ! C’est bien que quelqu’un le voit, ça, enfin ! Bon, en réalité, c’est pas tout le temps ; c’est juste que… vous venez au bon moment ! (Rires) J’essaie de cadrer, toujours. Comme je frappe fort, je me dis que ce n’est que plus difficile pour le gardien, même si je tire sur lui. Donc, je m’applique à cadrer. Après, j’essaie aussi de mettre de l’effet, ou une balle flottante.

Donne-nous les trois raisons qui vont permettre à Bordeaux de battre Paris, dimanche.
Depuis début 2012, on est très bon à l’extérieur. Parce que Bordeaux a repris de la confiance, malgré les deux matches négatifs à domicile (Nice et Ajaccio, ndlr). Puis parce qu’on est ultra motivé pour battre Paris !

Donne-nous aussi la recette du plan anti-Hoarau…
Il faut qu’il soit… sur moi ! (Rires) On doit gagner les duels, parce qu’on sait que c’est un gars physique. Si l’on joue dans une défense à trois, ou à deux (dans l’axe), dans chaque duel qu’on aura avec lui, on devra être costaud.

Bordeaux n’a donc pas peur…
Ah non, jamais ! Il ne faut pas avoir peur dans le football…

Si-rigu contre Ci-ani, ça fait… douze ! Alors comment gagner ce match-là ?
(Rires) Euh… détermination ! Il faut être plus déterminé. J’explique : si j’ai l’opportunité de pouvoir placer un coup de tête, ben là, je mettrai toute ma rage ! Bon, il a un avantage… c’est qu’il touchera beaucoup plus de ballons que moi sur corners. Mais il suffit d’un. Un bon corner tiré, un bon timing et voilà, c’est dedans ! Puis j’ai déjà marqué à Paris. Alors, pourquoi pas le refaire !

Pourquoi cette saison parait difficile pour toi, malgré de bonnes prestations personnelles ?
A titre personnel… Je trouve que j’ai bien redressé la barre. Mais c’est sûr que j’ai eu un gros coup de mou, où forcément j’avais moins de temps de jeu, et où j’étais moins en confiance… Tout commence à revenir ; il y a des victoires et des plus ou moins bonnes prestations. En tous cas, ça commence à se stabiliser, même s’il reste encore deux mois. Mais je veux réussir les mêmes bonnes prestations et essayer d’être régulier car c’est le plus important.

L’Europa League, c’est pour les nazes, si l’on en croit certaines déclarations ; c’est pour ça que Bordeaux ne veut pas la jouer ?
Ouais, c’est vrai, on veut pas la jouer ! (Rires) Mais non, c’est pas pour les nazes… Je pense que les clubs qui se battent pour attraper la 5e ou la 6e place, feront tout pour avoir l’Europa Ligue, même si les gens rêvent de la League des Champions. En fait, je trouve que c’est comme la Coupe de France : au début, ce n’est pas trop attrayant, mais à partir d’un certain niveau, on commence à y attacher de l’importance. Et c’est toujours intéressant pour le club et pour l’équipe, parce que c’est une compétition qui apporte financièrement lorsqu’on passe des paliers. C’est toujours intéressant pour ceux qui ne sont pas sur le podium et qui s’accrochent pour être derrière…

Comment imaginerais-tu le club de Bordeaux s’il était racheté par des Qataris ?
Comme le club de Paris ! C’est-à-dire qu’ils auraient de l’argent, ils augmenteraient tous les salaires et ils amèneraient de grands joueurs, tout simplement. C’est du business… Le football, pour les gens, c’est injuste quand il y a beaucoup d’argent, comme à Paris. Mais en même temps, à chaque fois, les supporters demandent plus d’argent pour qu’il y ait plus de joueurs ! Donc, c’est pas impossible. Après, peut-être qu’on fumerait le narguilé au château…

L’année 2012, pour toi : c’est croire plus au Père Noël ou en Laurent Blanc ?
Le plus crédible, comme j’ai assez grandi, je dirais que c’est Laurent Blanc ! Mais bon, après, il n’y a pas de vie sans espoir, hein ! On se bat pour quelque chose, et on sait qu’en football, ça va très vite. Bon, il ne faut pas se voiler la face, mais être réaliste. Avoir des ambitions, c’est le plus important.

Justement, en vue de l’Euro en juin prochain, quel argument mettrais-tu en avant pour que Laurent Blanc te convoque ?
Ma détermination ! Mon travail… Je ne lâche rien, et je ne lâcherai rien pour arriver où je veux arriver.

Propos recueillis par Laurent Brun, à Bordeaux
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Pour une mec qui ne lache rien, je l'ai déjà vu pas mal de fois lacher son joueur au marquage.
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