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Christopher frime

Dans une étape mouvementée, un temps menée par Thibaut Pinot, c'est finalement Christopher Froome qui s'est imposé en attaquant dans la descente du col de Peyresourde. Le message est clair : Froome ne se laissera pas déloger facilement.

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Dans la région de l'immense François Bayrou, les coureurs ont passé une étape à basculer de gauche à droite, puis de droite à gauche. En danseuse sur les trois cols de ce parcours compliqué, le peloton a dû affronter la chaleur et l'immense Tourmalet. Tout le monde a semblé souffrir. Tout le monde, sauf les coureurs de la Sky et leur leader, Christopher Froome. S'il a déjà prouvé qu'il était un immense grimpeur – il n'y a qu'à voir la facilité avec laquelle il a déposé Majka en haut de Val Louron-Azet –, il vient de prouver qu'il était devenu un bon descendeur. Il aurait même pu devenir un excellent castrat s'il avait croisé un nid de poule.

Pinot plante une mine et l'explose lui-même


Pour ce deuxième jour dans les Pyrénées, les coureurs avaient semble-t-il décidé d'offrir du spectacle aux spectateurs. Dans le défilé, Thomas et Bakelants chutent avant de reprendre leur place sans bobos. Une fois le départ réel donné, aucune échappée ne parvient à partir. Le peloton reste vigilant jusqu'au bas du Tourmalet où le grand perdant de la veille, Thibaut Pinot, plante une mine et s'en va affronter, avec Rafal Majka et Tony Martin, le col le plus myhtique du Tour. La Sky prend alors les choses en main et tente de combler l'écart qui atteint rapidement les deux minutes. Mais Pinot, qui vise le maillot à pois, attaque près du sommet pour aller chercher les points devant Rafal Majka. Dans le col suivant, on prend les mêmes et on recommence. Pinot passe en tête devant Majka et s'empare virtuellement du maillot du meilleur grimpeur.


Seulement, après ses deux gros efforts pour animer la course, Pinot se relève et se fait reprendre par le peloton, toujours sous l'impulsion de la Sky. Près de rencontrer l'homme au marteau, le coureur français est même complètement distancé par le groupe qui se réduit de kilomètre en kilomètre. Dans le col de Val Louron-Azet, Majka parvient à se placer, mais se voit priver des dix points par Poels et Froome, trop faciles pour lui. Qu'importe, Majka prend six points et enlève le maillot à pois des épaules de Pinot, loin, très loin du groupe de tête. Alors qu'on n'en comptait aucun jusqu'alors, le Tour a connu son premier abandon : Michael Morkov, le coureur de la team Katusha qui avait fortement chuté lors de la première journée.

Sky's the limit


Toujours emmené par les agents Smith, le peloton s'égraine et dépose tous les maillots distinctifs avant la dernière difficulté du jour : le col de Peyresourde. Comme souvent depuis quelques années, la performance de la Sky est invraisemblable de sérénité. Le peloton n'en est plus vraiment un et tous les grimpeurs français ou presque se font distancer. Seuls Dan Martin et Nairo Quintana restent au contact pour répondre à l'attaque puissante de Froome à 17 kilomètres de l'arrivée. Tout s'accélère alors et Froome, Quintana et Bardet se jaugent attaque après attaque. Dans ce mini-peloton de 14 coureurs seulement, c'est Froome qui passe en tête au sommet de Peyresourde et qui attaque dans la descente.


S'ensuit une descente hallucinante, dans une position nouvelle et pas vraiment esthétique. À plus de soixante kilomètres par heure, Froome et le peloton se courent après. Coup de génie ou risque inconsidéré, toujours est-il que le tenant du titre s'en va tranquillement vers sa première victoire d'étape et le maillot jaune. Derrière, Pierre Roland racle le mur et déchire son cuissard. Plus de peur que de mal, heureusement, pour le coureur français. Au final, Froome tient son premier exploit du Tour et envoie un message fort à ses quelques adversaires : il est toujours aussi fort. Et maintenant, il attaque même en descente. Par Gabriel Cnudde
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Parker Lewis Niveau : DHR
Je voudrais bien cracher sur les Movistars qui passent leur temps à courir en dépit du bon sens depuis tant d'année avec une régularité qui frise le génie, ou sur les autres leaders encore en état de ne rien tenter, mais ça viré à la supercherie cette équipe Sky. Bientôt il se décideront à former un train pour que Froome dispute aussi les sprint et prenne enfin tout les maillots sur un même tour... Enfin, bravo à lui.
Parker Lewis Niveau : DHR
*encore en état de tenter quelque chose. Mille excuses.
volontaire 82 Niveau : CFA2
Bon, pas mal de choses à dire sur cette étape.
-D'abord, déçu de voir que quasiment tout les cols ont finalement été escamotés, c'était prévisible au vu des forces en présence, reste qu'on s'est pas finalement pas mal ennuyé jusqu'aux 20 derniers kilomètres.

-20 derniers kilos où la par contre c'était un beau foutoir. Alors je vais pas parler des supposées accusations de dopage qui reviennent tout les ans à propos des Sky (que les gens semblent oublier dès que ça concerne plus le TdF d'ailleurs), parce que si on continue de parler de ça, autant arrêter de suivre le cyclisme de suite, puisque la majorité de leurs principaux concurrents sont des ex dopés. Néanmoins, faut bien admettre encore une fois leur écrasante supériorité, malheureusement pour le spectacle. C'est peut-être pas du niveau de l'US Postal, mais leur train me donne l'impression de revoir le train du sprint des HTC de l'époque, mais sur 2h et en pleine montagne. Les mecs sont tellement au dessus qu'ils se permettent d'envoyer leurs larbins larguer tout le monde (Henao, qui fait joujou avec Quintana sans pression). Un peu triste pour le spectacle donc..

-Après on peut toujours parler des Sky, mais quid de la tactique des autres équipes ? Les FDJ, qui roulent depuis une semaine alors que leur leader est à la rue complet ? Les Movistar, censée être une équipe référence en la matière ? Voire même les Tinkoff, qui sont perdus entre leurs deux leaders, et Majka qui mériterait un peu plus de considération, m'enfin vu le niveau actuel de Conta je pense que leur choix sera vite fait pour le coup. Mais quelle déception de voir l'attentisme des Quintana et consorts, face à une attaque de Froome D
volontaire 82 Niveau : CFA2
dans la descente. Drôle de technique d'ailleurs, il se serait pas inspiré de Matej Mohoric ? En tout cas c'est ultra efficace, même Jaja n'en revenait.

Malheureusement, ce Tour semble déjà tué, mais bon, on peut toujours essayer de rester optimiste.. Bardet sans surprise notre meilleur carte, face aux 0 tactiques que sont les autres français, fallait pas s'en étonner. *
Qu'est ce que c'est devenu bidon le Tour bordel...

Putain rendez nous les Beloki,Botero,Ullrich et cie.
Certes ils se dopaient (comme aujd) mais au moins il y avait du spectacle.
andreas mollard Niveau : CFA2
La chose la plus hallucinante reste pour moi la descente du dernier col, froome part tout seul personne pour rouler derrière lui...magnifique, rien a ajouter, les mecs se battent pour une place d'honneur sur le podium, le tour aura duré 8 jours.
Simon_Adebisi Niveau : DHR
J'ai jamais kiffé Froom, mais là le mec a fait très fort! Il a enrhumé tout le monde, et franchement j'
Simon_Adebisi Niveau : DHR
(la suite)... et franchement j'
Simon_Adebisi Niveau : DHR
ok je f
Walter Palmer Niveau : District
Ce Froome c'est un diable.
Franchement bravo mais, Madiot l'a dit en interview après l'arrivée, pourquoi avoir pris autant de risque pour un bénéfice au final aussi mince ?
Certes il y a l'ascendant psychologique sur ses adversaires, mais il l'avait déjà.
Il y a peut-être (pour le suspense c'est un espoir) la crainte au contraire d'avoir peur de ne pas pouvoir lâcher Quintana en montée, et ce manque de confiance l'oblige à tenter ce genre de chose.

Je ne suis pas fan des équipes hégémoniques, donc de la Sky, mais ce Froome... il a quelque chose. Quand il mouline comme un dératé, les bras écartés et sa cadence folle, même sur cette descente avec cette posture improbable, on dirait... un enfant. Un enfant qui pédale tout ce qu'il peut en se dandinant dans tous les sens.
Quand je vois Froome, ça me rappelle ma propre enfance, quand j'étais all-in dans la rue de la mairie de mon village, tellement que j'allais vite que j'avais du vent dans les cheveux !
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